Critique de film

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La Course à la mort

"Death Race"
affiche du film

Une course de voiture ultraviolente en 2020. Dans une Amérique futuriste, les prisonniers sont contraints de participer à de très violentes courses automobiles dans des arènes fermées. C'est dans ce contexte qu'un homme qui doit être libéré dans quelques semaines se voit assigné à participer à l'une de ces courses. Celle-ci est une course à la mort ! Il devient alors l'un des favoris du public qui le connaît sous le nom de Frankenstein.

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Trailer - La course à la mort (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Death Race - Anderson nous envoie au septième ciel !
Par : Quentin Meignant
Tags : Course motorisée, Action

Paul W. S. Anderson, malgré un premier opus respectable de Resident Evil, ne fait pas partie de ces réalisateurs dont les fans du genre attendent la sortie suivante avec impatience. Avec des œuvres mitigées, comme Event Horizon ou Soldier, et un raté monumental (mais commercial), Alien VS Predator, l’Anglais était à la recherche d’un scénario attrayant afin d’enfin montrer son talent aux yeux du monde entier et faire la nique à tous ses détracteurs. A ce titre, le remake de Death Race 2000, production de Roger Corman sortie en 1975, était sans doute le projet qui collait le plus aux desiderata du réal. L’œuvre de Paul Bartel avait en effet marqué les esprits il y a 33 ans et son scénario simpliste privilégiant l’action pure est sans doute plus en rapport avec les qualités intrinsèques d’Anderson, véritable metteur en scène dans l’âme, ne prenant que peu de temps pour les considérations scénaristiques (quelqu’un se souvient de l’histoire de Resident ?). Jouissant d’un budget confortable, Anderson embaucha alors le transporteur Jason Statham pour incarner Jensen Ames, victime d’un complot et incarcéré à tort dans une prison d’état. Le seul moyen pour lui de sortir de ce trou est de gagner La Course de la mort, mais il se rend vite compte que les dés sont pipés et que le mécanisme de ce challenge est bien plus retors et meurtrier qu’il n’y paraît.

Sans détour, Anderson plante le décor de ce monde futuriste, véritable enfer pour les petites gens, où les ouvriers opprimés sont traités de manière dégradante. Insultés, attaqués par la police, ces derniers doivent survivre dans un univers cauchemardesque parfaitement rendu par des décors grisâtres aux connotations populaires. Sans perdre un instant, le réalisateur enchaîne alors avec le meurtre de la femme de Jensen Ames, tourné efficacement, multipliant les ralentis et les apparitions en tous genres. En insinuant directement le doute dans l’esprit du spectateur, Anderson ancre clairement son ensemble dans un complot de grande envergure, complot qui ne tarde pas à prendre des allures de course déjantée. Les premières images de la Course de la mort qui avaient été livrées avant même le générique ne sont rien à côté de ce que le réal offre par la suite. Ces scènes d’action omniprésentes sont virevoltantes et ne laissent aucun temps de répit. Sans jamais décélérer, le métrage consiste en une succession de séquences où la vitesse et la mort sont reines. Du gore, des chocs dans tous les sens, des moments vraiment poignants, le cinéaste n’épargne jamais le spectateur, offrant incessamment un spectacle décomplexé et carrément jouissif.

Ces éléments éprouvants sont parsemés ça et là de quelques bons sentiments de bon aloi qui donnent un véritable sens au film et à la quête de Jensen. Sans se montrer lourd, Anderson parvient donc à donner de l’humanité à son héros, instillant une puissance supplémentaire à l’ensemble. Avec quelques séquences plus drôles (les sculpturales prisonnières débarquent sur fond de RNB bien sexe, à la manière d’un clip de rap), le réal dote aussi son œuvre d’un brin de légèreté indispensable pour éviter la suffocation totale. Tantôt délurée, tantôt sérieuse, la pellicule délivre sur un rythme fou son action virevoltante jusqu’à un final aussi explosif qu’étonnant.

Voilà donc LA plus belle réussite d’un metteur en scène que l’on aimerait voir se cantonner dans pareils projets. L’action lui réussit tellement bien !


Critique de Death Race - Burnout
Par : Samuel Tubez

Paul W.S. Anderson est certainement l’un des réalisateurs les plus foireux de ces dernières années. Quand l’homme ne loupe pas un projet au potentiel pourtant incroyable (Resident Evil), il livre des insanités ridicules et infâmes (Mortal kombat, Alien vs Predator). A la rigueur, seuls Event Horizon et Soldier passent pour de bons films dans sa filmographie. Ce Death Race, qui est comme vous le savez le remake du Death Race 2000 de Paul Bartel produit en 1975 par Roger Corman, fait heureusement partie des « bons » films du tâcheron Anderson. Traduction pour le commun des mortels : Course à la mort version 2008 est un film (très) moyen.

L’Amérique dans un futur proche (2012, pour être plus précis). Dans la plus importante prison de haute sécurité du pays, un jeu de courses automobiles ultra-violent et destructeur a été instauré. Celui qui survit et remporte 5 courses peut gagner sa liberté. Jensen Ames (Jason Statham, fidèle à lui-même), est incarcéré suite au meurtre de son épouse (qu’il n’a pas commis, ça s’appelle donc un putain de complot) et devra reprendre la place de Frankenstein, célèbre coureur et héros du peuple, afin de gagner sa liberté lors de trois épreuves mortelles.

Le scénario original n’était déjà pas des plus copieux mais, malgré sa simplicité, il proposait une bonne dose de délire et de subversion. En effet, assister à cet espèce de « Fous du volant » version gore où des quidams se faisaient écraser sans la moindre pitié (femmes et enfants, personne n’était épargné) s’avérait tout à la fois bouleversant et jouissif. Pour le remake, Paul W.S. Anderson ne s’est lui non plus pas embarrassé d’un scénario complexe mais il en a de surcroît éliminé tout élément réellement subversif. Certes, le film est vulgaire et violent, faisant même parfois gicler de bonnes doses d’hémoglobine sur les pare-brises, mais nous ne sommes pas dupes : comme de nombreux films, Course à la mort se la joue, mais en vérité, il n’en a guère dans le pantalon. Le summum de la frilosité est même atteint lorsque, avant le générique final, quelques phrases nous mettent en garde de ne pas reproduire dans la réalité les cascades auxquelles on vient d’assister ! Un peu comme sur les paquets de cigarettes en somme, Paul W.S. prenant ses spectateurs pour des débiles et/ou croyant que son film puisse nous causer du tort. REGARDER CE FILM TUE, donc.

Néanmoins, le réalisateur ne perd pas un instant et privilégie tout de même les scènes de courses au détriment de tout le reste (de toute façon, l’intrigue secondaire, on s’en tamponne !). Après tout, on s’est déplacé en espérant voir de la tôle froissée, des pneus qui crissent et du tuning barbare (Fast & Furious ? Ben ouais…pas loin). Et là, Anderson semble avoir mis le paquet. J’inscris bien « semble avoir mis le paquet » car sa mise en scène, plus speed et épileptique que jamais (le plan fixe ? connais pas !), ne convient guère à mes yeux sensibles ainsi qu’à mon petit cerveau lent. Dommage, car les caisses ont de la gueule et la première ainsi que la seconde épreuve avaient l’air très bien ! Par contre, la course finale, elle, avait carrément l’air naze avec ses pilotes survivants qui se font la malle en traversant les murs et en passant les miradors comme si c’étaient du beurre (oui je spoile mais bon…vous parlez d’une surprise !). Allons bon, ne soyons au final pas si médisant, Course à la mort, avec son rythme plus qu’effréné a toutefois le mérite de ne pas endormir le chaland, c’est déjà ça.

Ce remake de Death Race 2000 a beau être speed et furieux (davantage que l’autre daube de Rob Cohen, en tous cas), il en oublie pourtant toute la dimension subversive. Paul W.S. Anderson fait toutefois preuve d’une certaine générosité en livrant là son film le plus barbare. Ca pourrait donc plaire à tous ceux qui savent supporter les mouvements de caméra incessants et frénétiques.


Oeuvres liées :

Commentaires sur le film

La fête au geeks !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

En pur geek, je n’ai pu qu’adorer ce film !

Un vrai moment d’action réussi par Anderson ! Loin au dessus de ses films précédents...

18 octobre 2008 à 11:10 | Par Masterman
deaht race

0 etoiles

28 janvier 2009 à 18:01 | Par kaneiso2008
Vroom vroom boum boum

1 etoiles

Grosse déception. Ce remake enterre sous un premier degré caricatural la satyre sociale déjantée de son aïeul, pour nous servir une surenchère de violence gratuite à la sauce télé réalité et jeu vidéo. Le zest de Rollerball, et la grosse pincée de Mad Max, ne suffisent pas à cacher la misère d’une réalisation déroulée dans le mépris total de toute cohérence réaliste quant aux enjeux narratifs. On ne dépasse donc jamais le stade de l’anecdote mécanique survitaminée, là où Rollerball et Mad Max sont parvenus à marquer le genre d’une trace un peu plus remarquable que celle laissée par un pneu.

30 juin 2013 à 18:06 | Par Fred Bau

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