Critique de film

pub

Le Corps et le Fouet

"La Frusta e il corpo"
affiche du film

Le baron Kurt Menliff revient dans sa demeure de la Baltique après un long exil dû à ses exactions. Une atmosphère d'épouvante envahit bientôt le sombre château familial quand Kurt est retrouvé mort.

pub


Trailer - Le corps et le fouet (1963)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Le Corps et le Fouet - Un classique qui n’en est pas un !
Par : Quentin Meignant
Tags : Fantômes, Perversion / sadisme

Mario Bava, réalisateur de La baie sanglante et d’Opération Peur, père de Lamberto, nous offre avec ce film ce que l’on appelle un « classique » du cinéma fantastique. Ce film est aujourd’hui encore considéré comme un chef-d’oeuvre du cinéma bis transalpin.

Hélas, la renommée de ce métrage n’a d’égal que sa médiocrité ! Même les adeptes du grand réalisateur seront affreusement déçus en découvrant cette oeuvre partiulièrement sombre mais surtout très inconsistante et indigeste ! Les seuls qui trouveront un peu de plaisir à visionner cette oeuvre sont sans conteste les fans de Jess Franco tant cette dernière ressemble aux daubes du réalisateur espagnol ! D’ailleurs, Bava préféra signer ce film sous le pseudonyme de John M. Old ! Ce qui peut être considéré comme un aveu de faiblesse...

Mais commençons par le commencement ! Ce qui frappe d’emblée, c’est l’oscurité dans laquelle le film est tourné. Au départ, cela a plutôt un effet bénéfique au métrage qui laisse une impression gothique, encore accrue par la lumière des chandeliers et les décors du château. Malheureusement, très vite, nous nous lassons de cette noirceur qui au fur et à mesure fait de plus en plus penser à un épisode de Maigret ! De plus, certaines scènes sont tout simplement indéchiffrables tant le noir en est la couleur dominante ! On peut appeler ça un flou artistique, nous nous appelons ça un « trou scénique » dans le cas qui nous occupetant il est agaçant de constater ce manque de sérieux dans le travail ! Il eût mieux valu recommencer la scène plutôt que de nous livrer cette suite d’images bâclées !

Le pire reste à venir avec un scénario dont même Franco en personne n’aurait pas voulu ! Au vu du titre,nous nous attendions à un film faisant l’apologie du sadomasochisme. Quel déception de constater que seules deux scènes traitent superficiellement (On ne voit presque rien, obscurité oblige) du sujet ! Le reste du métrage donne lieu à la poursuite d’un spectre venu fouetter son ancienne bonne amie tout en se vengeant des gens qui l’ont haï ! Du moins, nous croyons avoir à faire à cela jusqu’à la dernière scène où Bava choisit de nous montrer une vérité ridicule et qui ne s’articule pas avec certains éléments de l’aventure ! Ce dénouement nous est expliqué par une sorte de voix off alors que nous sommes déjà médusés par nos déductions ! Question : Mario Bava croit-il que nous n’avons qu’un seul neurone en état de marche ?

La mise en scène est, tout comme le reste, particulièrement bâclée. On se croirait face à un film des 30’s (voire plus tôt) tant l’amateurisme en est maître ! On voit que le réalisateur n’a pas songé une seule fois au rythme de son oeuvre. Tout est livré platement et sans que l’angoisse ne monte une seule seconde. Nous attendons de l’action pendant 40 minutes quand nous nous rendons compte que... le plus intéressant (les scènes de flagellation très limites) est déjà passé ! Nous sommes donc bien loin des agréables scènes de fouet à crochets du fiston de Bava dans The Torturer !

Le maquillage est affreux et ne dégage lui non plus aucune émotion : les éraflures dues aux coups de fouets ressemblent à des lignes au marqueur ! D’ailleurs, il y a de fortes chances pour que s’en soient ! Les acteurs font donc de leur mieux pour échapper au naufrage mais, obligés de surjouer vu le manque d’aide, ils coulent eux aussi inlassablement vers les profondeurs qu’a atteint Bava !

Une seule chose vaut notre indulgence et le cadeau d’une étoile : la photographie et les décors ! Les plans du château sont magnifiques, tout comme ceux de la plage ! L’intérieur du château donne une ambiance gothique qui aurait mérité d’être plus travaillée pour le bien de l’oeuvre ! Cette grande question nous taraude d’ailleurs : pourquoi ne pas avoir réalisé un oeuvre gore ? Tous les éléments, même le titre, étaient pourtant réunis ! Même s’il est encore un peu tôt pour parler de véritable gore à l’italienne à l’époque, les prémices du genre auraient pu (auraient dû) être trouvés dans ce film !

Un classique qui n’en est pas un et qui ne vaut absolument pas le détour ! A oublier !

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 28700 photo 28701 photo 28702 photo 28703 photo 28704 photo 28705
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage