Critique de film

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Contracted

"Contracted"
affiche du film

Samantha est une jeune lesbienne, dont la relation avec sa copine bat de l'aile. Un soir de déprime et d'alcool, elle couche avec mec, qui selon l'ouverture du film semble d'habitude préférer les cadavres de la morgue. Dès le lendemain, elle tombe malade et pense avoir contracté une MST.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Contracted - Elle court, la maladie d’amour
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2013

Samantha vit une période trouble. Un travail à peine alimentaire dans un resto, un retour sous le toit familial plus contraint que volontaire et un coming-out tardif que ses proches lui reprochent toujours. Pour s’assurer qu’elle n’a pas emprunté une impasse, Sam, au terme d’une soirée bien arrosée, se permet une partie de jambes en l’air avec un représentant du sexe opposé sur la banquette arrière d’une voiture. L’inconnu, bas exécuteur d’un soir, oublie les civilités et néglige de refiler à la jeune lesbienne son numéro de portable. En revanche, gentleman accompli, il s’est bien assuré de lui transmettre ses affections génitales. Désespérée, seule, Samantha constate dès le lendemain le dérèglement de son anatomie quand, en lieu et place des traditionnelles coulées menstruelles, jaillit un abondant jet de raisiné accompagné de quelques petits morceaux de chair...

"Âmes sensibles, s’abstenir". Refrain mille fois entendu et, souvent à raison. Contracted ne faillit pas, dans ce domaine, à sa réputation. La descente aux enfers de l’héroïne suit la décomposition de son enveloppe charnelle et l’explosion des rapports sociaux qui en découle. Le drame repose sur ce double argument, Samantha devient un martyre de la cause sexuelle pour avoir renié, le temps d’un soir, ses principes et trahi les siens. Voire pire de s’être laissée aller à louer son corps à autrui pour un rapport non-protégé. Le médecin et la mère de la jeune fille se métamorphosent ainsi en prédicateurs de l’abstinence ou de la "normalité" quand la seule relation hétérosexuelle se trouve justement à l’origine du mal qui la gangrène. L’exploit du Rage de David Cronenberg n’est pas réitéré, le discours pro-chasteté nageant à contre-courant de ce que l’œuvre désirerait montrer. Plus handicapant encore : le récit renvoie crédibilité et cohérence au vestiaire (quelle femme ne foncerait pas directement à l’hôpital face à ce déferlement de soucis physiologiques ?) pour que le spectateur assiste jusqu’au bout à la désagrégation physique et mentale de l’héroïne. Un parti-pris qui dénote avec la première bobine dans laquelle England évitait soigneusement le piège du voyeurisme pour un traitement plus dramatique et classique.

Contracted marche ainsi largement en retrait de Thanatomorphose, de Rage, de May à force de négliger le mal-être de son héroïne, de préférer l’accumulation d’éléments craspecs au développement dramatique réaliste, de compiler les personnages secondaires creux.


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