Critique de film

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Comedown

"Comedown"
affiche du film

Six amis s'introduisent par effraction dans l'immeuble désaffecté de leur enfance afin d'y établir leur squat. Mais un psychopathe y a déjà élu domicile et ne laissera aucun d'entre eux lui voler sa place. Traqués, torturés et bloqués au dernier étage de l'immeuble, pour s'en sortir ils n'ont qu'une solution : descendre...

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Trailer - Comedown (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Comedown - Nettoyage sans kärcher
Par : Quentin Meignant
Tags : Serial killer

Depuis quelques années, le cinéma de genre british s’intéresse de plus près à sa jeunesse en difficulté. Si ces efforts ont donné lieu à de véritables réussites comme Eden Lake où les djeunz étaient utilisés tels des bourreaux, les œuvres présentant ces mêmes jeunes, victimes du déclin social des banlieues, en proie à quelque menace n’ont jamais réellement été couronnées de succès. Du pétard mouillé Attack the Block à l’échec Kilduhood, rien ne laissait présager que cette veine parviendrait un jour à convaincre. Comedown, sorti en DTV chez nous dans un relatif anonymat, ne viendra pas changer ce paysage décharné, Menhaj Huda se bornant à reprendre les ingrédients éculés de ses exemples. Comedown met en scène six jeunes qui, histoire de tuer le temps, acceptent une mission : celle-ci est d’aller placer l’émetteur d’une radio pirate tout en haut de leur ancien bloc, voué à la destruction et déserté depuis longtemps de ses habitants. Tous ? Non, un dangereux psychopathe garde les lieux et menace l’intégrité de quiconque s’en approchera. Il est déjà trop tard…

Présenté par ses distributeurs comme le descendant de la saga Hostel, Comedown emprunte d’emblée les chemins balisés du film de djeunz à l’anglaise en présentant de manière maladroite ses personnages. Ceux-ci, tous plus décérébrés les uns que les autres, constituent à eux seuls le premier gros défaut, déjà fatal, de l’œuvre de Menhaj Huda. Victimes d’une caractérisation caricaturale au possible, les différents protagonistes ne peuvent guère susciter l’empathie et sombrent rapidement dans l’inintérêt le plus total. Ces grosses bêtes de cité, caïds au verbe atroce, excèdent même tant leur discours et leurs faits et gestes paraissent prévisibles.

Souffrant déjà de leur présence, l’intrigue est alors pliée en dix minutes une fois les portes du bâtiment franchies : un groupe de rivaux, un psychopathe tout aussi débile que la petite troupe et quelques séquences que l’obscurité rend presque illisible et… le compte est presque bon ! Les références à la saga Hostel sont invisibles et les effets gores peu nombreux, voire absents d’un ensemble qui pèche de surcroît par un mauvais montage tant sonore que visuel. La mise en scène étant elle aussi catastrophique, notamment au niveau cadrage, le « spectacle » offert s’avère particulièrement difficile à regarder de bout en bout.

La seule originalité résidant dans un final que l’on peut approcher de celui de Wolf Creek ne sauve guère un ensemble catastrophique. A force de piocher des idées un peu partout, Menhaj Huda en oublie le principal : son film et le peu d’intérêt qu’il pouvait avoir. Comedown fait partie de ces vrais ratages qui, même avec la meilleure volonté du Monde, ne peuvent même pas être attachants.


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