Critique de film

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La Colline a des yeux 2

"The Hills Have Eyes 2"
affiche du film

Lors d'une mission de routine, une unité de jeunes soldats de la Garde Nationale fait halte dans un avant-poste du Nouveau-Mexique afin de livrer du matériel à des scientifiques. Lorsqu'ils arrivent, le camp est désert. Après avoir repéré un signal de détresse dans la montagne voisine, les soldats partent à la recherche des savants disparus... Ils ignorent que ces collines, autrefois hantées par la terrifiante famille Carter, sont aujourd'hui peuplées par une tribu de mutants cannibales qui attendent leurs proies, pour se nourrir et se reproduire...

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Trailer - La colline a des yeux 2 (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

La colline a des yeux 2 - Très mauvaise suite qui va laisser des séquelles…
Par : Damien Taymans

Reprenant le flambeau laissé par le film d’Alexandre Aja, Martin Weisz tente de redonner du tonus à une franchise à peine entamée. Il faut dire que le film d’Aja a frappé fort. La colline a des yeux, remake du film devenu culte de Wes Craven, compte autant de détracteurs que d’admirateurs. Pour ma part, je considère qu’Aja a su, après la réussite de Haute tension, tirer profit d’une œuvre pourtant handicapée à la base. Améliorant considérablement l’œuvre de base, Aja parvient à créer une ambiance de terreur de bout en bout de son métrage.

C’est précisément à la même tâche que s’est attelé Weisz mais avec beaucoup moins de succès. Reprenant les effets gores et les rebondissements du premier métrage, le réalisateur ne s’est borné qu’à amplifier ces ingrédients sans parvenir à aucun moment à leur donner la moindre consistance.

Pour ce faire, il a, avec l’aide de ses deux scénaristes de seconde zone (à savoir Wes Craven lui-même et son rejeton Jonathan), multiplié les mauvaises idées au point de transformer son film en référence…en la matière ! Les deux scénaristes précités décident de mettre à mal les troupes américaines en les dépeignant en tant que victimes des mutants de la colline. D’abord, les personnages présentés sont loin d’avoir la moindre personnalité. Ensuite, Weisz et ses scénaristes n’ont pas su profiter d’une perche tendue. Ils avaient là la possibilité de créer une œuvre politique comme on en connaît beaucoup et, par ce biais, redonner de la vigueur à un scénar mou comme un caramel mâché durant des heures par un septuagénaire édenté. Mais non, même de ça, ils n’en ont pas été capables ! Introduisant maladroitement quelques phrases soi-disant engagées sur la guerre en Irak, les protagonistes ont rapidement lâché l’affaire pour se concentrer sur leur daube abyssale.

Deuxième mauvaise idée : pourquoi s’escrimer à faire se dérouler tout un pan de l’action dans des galeries truffées de mines et de cannibales en folie ? Nul ne s’y serait risqué mais les empaffés américains, ils y foncent tête baissée. Au moins, les galeries trop étroites constitueront une excuse pour légitimer des prises de vue maladroites et une lumière hasardeuse.

Enfin, Weisz met un point d’orgue à glisser quelques scènes humoristiques dans son métrage à deux euros. Mais ces lourdeurs entachent un peu plus un métrage qui n’en demandait pas tant pour sombrer complètement. Ajoutez à cela des masques en latex censés effrayer les spectateurs et vous aurez la recette complète des choses à éviter.

Franchement, on a beau gratter, on ne trouve rien de positif à ce film. Feraient mieux de réinjecter le budget dans d’autres films qui seront d’une autre qualité…


Critique de La colline a des yeux 2 - Quand les bidasses rencontrent les freaks du désert...
Par : Gore Sliclez

Un fait divers réel survenu aux Etats-Unis : une famille américaine souhaitant aller voir un dessin animé Disney s’est retrouvée par inadvertance dans une mauvaise salle de projection où était diffusé La Colline a des yeux 2. Après quelques minutes terriblement éprouvantes et traumatisantes la gentille petite famille fut plongée en plein cauchemar, obligée d’assister à l’accouchement d’une femme donnant naissance à un monstre avant de se faire éclater la tête à la masse le tout devant les yeux effrayés des enfants. Véridique !

Une scène d’introduction choquante lançant ainsi ce sequel du remake d’Alexandre Aja qui pour l’occasion préféra ne plus relever le défi. C’est au teuton Martin Weisz, auteur du thriller dérangeant Rohtenburg (2006), qu’échoue ce pari jugé difficile en raison de la grande méfiance inhérente à toute suite qui bénéficie toujours de la vague de succès du premier opus.
De fait, les premières réactions à travers le monde semblèrent alimenter, une fois encore, cet adage malgré quelques voix isolées.

La militarisation US de cette suite apporte, à l’instar d’un Aliens, l’assurance que d’emblée nous allons assister à une suite musclée. Ces soldats de la garde nationale, l’équivalent de nos anciens miliciens, envoyés dans ce désert du Nouveau Mexique nous offrent quelques scènes hilarantes grâce à des répliques hautes en couleur et à quelques scènes montrant par exemple leur maladresse sur le terrain. Une bande de troufions qui se retrouve vite en plein cauchemar, harcelée par nos cannibales dégénérés qui cette fois-ci évoluent, non plus à découvert, mais dans un dédale de galeries souterraines. Les héros, aux actes de bravoure émouvants, ne survivent pas très longtemps, au grand malheur des planqués obligés de devenir des machines de guerre pour survivre.

Une sorte de pamphlet, parfois antimilitariste, qui offre son lot de scènes gore et extrêmement impressionnantes, ne laissant que très peu de moments de répits à nos sympathiques bidasses dont certains affichent de jolies formes (Daniella Alonso et Jessica Stroup) qui émoustillent nos sens. Oubliée donc la lumière aveuglante et chaude du désert du film d’Aja qui laisse ici sa place à l’obscurité effrayante des cavernes obscures nous rappelant par moment The Descent du génial Neil Marshall. Le réseau de souterrains abrite cette communauté de consanguins évoluant dans des salles aménagées dont l’une d’entre elles s’avère être un véritable garde-manger de chairs fraîches et également une salle aux trésors morbide.

Un suspens parfois insoutenable où derrière chaque chute de pierre ou cri d’oiseaux se cache peut-être un de ces monstres sanguinaires à la force surhumaine évoluant sur un terrain qu’ils connaissent parfaitement. Attention aux pieds, à la tête, en bas, en haut… mais où donner de la tête dans ce désert dont chaque crevasse est une occasion de se faire happer ou mutilé en un clin d’œil ?

Martin Weisz réussit une suite efficace et respectueuse de la saga initiée en 1977 par un Wes Craven qui, ici en compagnie de son fils, écrit un scénario hardcore qu’il n’avait pas l’habitude de signer depuis très, très longtemps. Inscrit dans cette nouvelle mouvance de films gore, La Colline a des yeux 2 respecte parfaitement un cahier des charges rendu inéluctable par une soif toujours plus grande des fans de genre.

Alliant humour au début du film et explosions de tripailles, ce film doit sa réussite en partie grâce à une galerie de personnages étoffée partant du pacifiste-la-rose-au-fusil en passant par les jolies chiennes de guerre ou encore les Rambo du désert. Face à eux, des mutants assoiffés de sang et respectueux de poursuivre la lignée en violant leurs victimes. Un maquillage remarquable signé par la société KNB EFX Group qui fut déjà à la base de films comme Hostel II, The Mist, Death Proof ou encore le remake du même nom.

La Colline a des yeux 2 n’est donc pas la grosse daube tant décriée à travers les médias. Un film qui repose sur un scénario en béton, des effets spéciaux terriblement soignés et une mise en scène efficace qui ne souffre pas de la comparaison avec l’illustre premier opus d’Alexandre Aja. L’occasion pour ceux qui ne l’ont pas encore vu de réparer cette injustice…


Critique de La colline a des yeux 2 - Pour pleurer...
Par : Chroniqueurs

Par The creeper

Avouant lui-même qu’il s’est tourné vers l’horror-movie par dépit, car c’était le genre (avec le porno), qui dans les années 70 permettait à n’importe qui de faire du cinéma, Wes Craven sera parvenu à marquer le genre. De très belle manière avec des films tels que La dernière maison sur la gauche, The serpent and the rainbow ou A nightmare on Elm street qui ont su apporter un certain renouveau aux genres respectifs qu’ils explorent mais surtout avec des œuvres foncièrement datées et kitsch, La colline a des yeux, L’amie mortelle, Cursed, Red eye…qui bizarrement ne parviendront jamais à remettre en cause son statut de maître de l’horreur conféré par une critique et un public peu connaisseurs.

Remis sur le devant de la scène grâce au remarquable remake de La colline a des yeux par les deux frenchies Aja et Levasseur, mille fois supérieur à son film, il s’attèle donc à reprendre en main la franchise ainsi relancée, confiant la réalisation de cette séquelle à l’allemand Martin Weisz.
Alors que le pitch était plus qu’alléchant (une unité de la garde nationale venu aider une équipe scientifique se retrouve confronté à la meute de mutants dégénérés peuplant ce coin du désert du nouveau Mexique), laissant présager une sorte de Aliens-like, on se retrouve avec un canard boiteux hésitant entre la zèderie assumée (et donc drôle) et la série B décomplexée et jouissive.

Si certaines scènes demeurent efficaces (à défaut d’être marquantes), le tout est gâché par une caractérisation pachydermique, des maquillages parfois indignes et un manque flagrant de direction artistique. Subsiste l’impression continuelle de voir un assemblage hétéroclite de scènes (plus ou moins bien fichues) sans aucun lien narratif.
Pourtant, le père et le fils Craven auraient pu pondre un scénario autrement plus audacieux et ambitieux. Déjà, pour garder un minimum de sérieux, il aurait peut être fallu que l’unité qui va se faire décimer nous soit présentée comme une élite (genre escadron de la mort de Starship Troopers) et pas comme une équipe de bleu-bites !
Surtout, la mise en scène ne les met jamais en valeur. Ce qui aurait pu compenser les piètres dialogues, jamais marrants ou même ironiques en regard de leur situation. A la limite, ils auraient mieux fait de confier la réalisation à Lloyd Kaufman (le papa du Toxic avenger) qui parvient, lui, à rester humble et n’essaie pas de transformer une zèderie en nouveau parangon du survival !

Absence de dialogues savoureux, peu de péripéties, bref on s’ennuie ferme. Jusqu’au moment où la bombasse latino se fait enlever par un mutant qui l’emmène dans un réseau de tunnels se faire engrosser par le papa du clan. Et là on se prend à espérer qu’il se passe enfin quelque chose. L’espoir fait vivre paraît-il.
Si elle se fait effectivement engrosser, cela reste hors-champ, la caméra exclusivement pointée sur son visage sans aucun plan large nous montrant la bête s’échiner sur la belle (sans faire une scène à la Irréversible non plus). Nous avons bien droit à quelques débordements gore, mais qui parviennent à peine à sortir le spectateur de sa torpeur.
Et que dire du potentiel jamais exploité de ces galeries souterraines où les soldats se perdent sans pratiquement jamais croiser de menaces potentielles. Cela aurait pu être carrément jouissif de faire un vibrant hommage à The descent à défaut d’être original, puisque c’était loin d’être le mot d’ordre.

Cruelle déception après le premier opus d’Aja et Levasseur donc. On ne leur demandait pas de faire une suite supérieure mais au moins conforme à l’esprit qui avait animé les deux Français.
Malheureusement, La colline a des yeux 2 s’avère bien plus conforme à la vision du genre de papy Craven, essayant de séduire le plus grand nombre sans jamais assumer son statut d’œuvre horrifique.


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