Critique de film

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The Collector

"The collector"
affiche du film

Un homme de main décide de payer une dette qu'il a envers son ex femme en volant dans la maison de campagne de son nouveau patron. Malheureusement pour lui il n'est pas seul à s'être introduit dans la demeure et la famille de son patron se trouve déjà dans une terrible situation. Un homme masqué a mis en place un dispositif mortel (l'inquisition espagnole) dans la maison. L'homme va devoir tenter de sauver la faille qu'était venu voler.

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Trailer - The collector (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The collector - Home alone trash
Par : Damien Taymans

Arkin en a dans le froc. Pour éponger les dettes de la mère de son enfant, il s’introduit de nuit dans une villa du voisinage dans laquelle il trime depuis quelques semaines dans le but de dérober une pierre précieuse placée dans un coffre-fort. Sur place, il découvre qu’il n’est pas la plus mauvaise graine des lieux. La maisonnée, censée être en vacances, est ligotée à la cave, à la merci d’un tueur sadique qui leur inflige d’abominables sévices. Farceur comme pas deux, « le collectionneur », pour pimenter le jeu, a truffé le domicile de pièges mortels. La promenade de santé d’Arkin devient un véritable parcours du combattant dont il risque de ne pas sortir vivant…

Insatisfait de sa position de scénariste pour la franchise Saw (il a composé les scripts, avec son comparse Patrick Melton, des quatrième, cinquième, sixième et septième volets), Marcus Dunstan passe pour la première fois derrière la caméra, histoire de prouver en mode one shot qu’une mise en scène inspirée, un scénar’ fignolé et une louchée de sadisme suffisent pour créer le contre-exemple parfait du torture-porn décérébré dont Twisted pictures est devenu la principale manufacture. En l’occurrence, The collector s’affranchit de la dynamique rébarbative du twist final, de la mise en scène convulsive et de la subordination de l’ambiance à l’effet brut et facile qui prédominent dans la saga Saw, brillamment initiée par James Wan. Pas complètement détachée du torture porn, la bande de Dunstan capitalise sur les nombreuses mises à mort inventives qui jalonnent ce Home alone pour adultes : viscères répandues, cisailles qui effleurent une langue, épingles écorchant la peau. Le tandem Melton-Dunstan met le paquet et libère une nouvelle vague d’exécutions perverses, sacrifiant au demeurant tous les êtres animés s’aventurant dans l’antre du collectionneur, qu’ils soient bipèdes ou quadrupèdes (fans de 30 millions d’amis s’abstenir). Une dose certaine de sadisme porté à maturation dont les conséquences sont le plus souvent reléguées hors-champ et rendues par une bande-son travaillée avec rigueur.

Dans un silence assourdissant, Arkin écume chacune des pièces de cette labyrinthique construction à la recherche de sa propre rédemption, celle-ci s’avérant plus métaphorique que les vulgaires parcours initiatiques des cobayes de Jigsaw et de ses acolytes. La bande-son, agrémentée de mélodies électroniques signées Jerome Dillon (Vacancy 2), entrecoupe de temps à autre le silence vertigineux pour battre la mesure et définir la cadence de cette péloche au rythme trépidant. Ca swingue et ça balance passé la première demi-heure, la tension instaurée ne s’essoufflant plus jamais jusqu’au final. Ainsi, The collector répond à la conception rythmique de son créateur qui gave son œuvre de rebondissements fracassants et d’exécutions sanglantes afin de maintenir l’attention du spectateur en éveil. A contrario de la majorité des films d’horreur actuels qui ne s’attachent souvent qu’aux scènes introductives et conclusives, prétendument étonnantes, au mépris du développement de l’intrigue et de l’ambiance.

Thriller pur et dur, plutôt burné qui tourne au slasher brut sur la fin, The collector n’a pas failli à sa réputation et propose de bout en bout un spectacle haletant. Tout juste au niveau de la cohérence reprochera-t-on quelques facilités scénaristiques (faut avouer (à moitié pardonnée ?) que ça tient pas debout parfois).


Critique de The collector - Une collection de tortures et ... rien d’autre
Par : Fred Pizzoferrato

Quoiqu’il signe avec The collector sa première réalisation, Marcus Dunstan n’est pas un inconnu des amateurs d’horreur sanglante puisqu’on lui doit les scénarios des trois Feast et ceux de Saw IV, V, VI et bientôt VII. Bref, Dunstan s’y connaît en barbaque, massacres et démembrements, ce que prouve copieusement un The collector brutal à souhait. Peut-on pour autant considérer cette première mise en scène comme une réussite ? Pas vraiment tant ce croisement entre le torture porn à la Saw et une version adulte de Maman j’ai raté l’avion épuise rapidement son potentiel de départ et échoue à maintenir l’intérêt au-delà de ses séquences de violences sadiques.

L’intrigue concerne un ancien cambrioleur, nommé Arkin, reconverti comme entrepreneur et devant assurer la subsistance de son ex épouse et de leur jeune fille. Pour rembourser une dette contractée auprès de créanciers plutôt expéditifs dans leurs méthodes de persuasion, Arkin accepte un contrat consistant à dérober une pierre précieuse planquée dans le coffre d’un de ses employeurs, Michael Chase. Hélas pour lui, un tueur sadique a transformé la propriété en un terrain de jeu mortel, y disposant de redoutables pièges qui n’attendent qu’un imprudent pour se refermer.

The collector va suivre, durant la majeure partie de son temps de projection, les traces de cet Arkin (joué par Josh Stewart, vu essentiellement dans diverses séries télévisées) tentant de délivrer la famille Chase de leur maison devenue un piège mortel. Malheureusement, rien ne viendra vraiment varier la donne au fil de la projection, le film se refusant à expliciter les actes de ce « collectionneur » dépourvu du moindre background. Très gratuit, The collector se limite à proposer une suite de mutilations souvent très gore, n’hésitant pas à convier à point nommé des personnages secondaires (la fille de la famille et son petit ami) pour relancer la machine et offrir de nouvelles victimes au sadique. Cette séquence permet en outre au cinéaste de proposer un peu de nudité et de jouer la carte du suspense, les deux amoureux, en plein ébats, ne se rendant pas compte qu’ils évoluent dans un environnement redoutable. Un bon moment même si l’introduction de ses nouveaux personnages très schématiquement écrits relève davantage de l’artifice de scénario que du désir de briser la linéarité de l’intrigue.

Le manque de motivation et de caractérisation de ce collectionneur mystérieux sera en partie compensée par une multitude de pièges particulièrement vicieux allant d’un lustre garni de couteaux menaçant de s’abattre sur un imprudent à une pièce dont le sol est couvert de pièges à loups. Pourquoi le collectionneur a-t-il passé son temps à préparer de tels traquenards et comment y est il parvenu aussi rapidement, nous ne le saurons jamais, la vraisemblance n’étant pas la qualité première de ce métrage plutôt stupide.

Comme la plupart des « torture porn » récents, The collector se contente d’un scénario sans surprise, prétexte à de nombreuses scènes de sadisme dont, heureusement, les plus barbares se parent d’un côté surréaliste les rendant finalement supportables. Voir une victime pulvérisée par une douzaine de pièges à loup dont les mâchoires claquent successivement renvoie davantage aux délires de Bib Bip et Coyote qu’à un quelconque réalisme. Seul le personnage d’Arkin bénéficiera d’un minimum de développement, les scénaristes lui accordant une certaine épaisseur, insistant sur les motivations de ses actes et ses bons côtés afin d’absoudre le cambriolage qu’il s’apprête à commettre. Le reste du casting sera seulement hâtivement brossé et n’aura d’autre utilité que de servir de victimes désignées au collectionneur qui, on le devine, pourrait devenir le prochain anti-héros récurent d’une nouvelle franchise.

Techniquement soigné, The collector donne donc au public une bonne dose d’horreur graphique mais ne s’élève jamais au dessus du simple divertissement horrifique rapidement répétitif, dont le seul intérêt reste, au final, l’inventivité de ses nombreuses scènes gore. On devra donc s’en contenter…


Critique de The Collector - Mais pourquoi est-il si méchant ?
Par : Quentin Meignant

Véritable passionné de cinéma, Marcus Dunstan a connu une trajectoire pour le moins spéciale pour accéder au gratin de l’horreur made in Hollywood. C’est en effet en remportant un concours de scénarii que l’homme, accompagné de son fidèle compère Patrick Melton, fit ses premiers pas dans l’industrie du cinéma avec l’excellent Feast. Fort de cette expérience et travailleur acharné, Dunstan ne tarde pas à livrer bon nombre de scripts à quelques metteurs en scène et se retrouve rapidement aux commandes des méfaits de Jigsaw pour la piteuse franchise Saw. Excellant dans l’art de la justification des errements scéniques de la saga, le scénariste ne tarda pas à voir plus grand et à revêtir la costume de metteur en scène avec The Collector. Véritable événement de 2009 aux Etats-Unis, le film fut diffusé en 2010 à l’occasion du 28ème BIFFF et met en scène un ancien cambrioleur désormais rangé retomber dans ses vices pour aider son ex-femme. Endettée, cette dernière le pousse à cambrioler la maison d’une riche famille partie en vacances. Malheureusement pour le voleur, un homme masqué a investi les lieux et compte bien lui rendre la (fin) de vie assez difficile.

Passionnant sur le papier, ce pitch l’est aussi dès les premiers instants à l’écran, Dunstan s’attachant à la description minutieuse des lieux et des personnages de l’intrigue. Dotée d’un style particulièrement fluide, l’introduction s’avère donc être parfaite, la plume du célèbre scénariste excellant une nouvelle fois et sa manière de filmer s’approchant fortement de la virtuosité. Bénéficiant d’une mise en forme généreuse, The Collector surprend avant tout dans sa première partie plutôt calme par son exceptionnelle photographie.

Jouant avec la luminosité et accentuant passablement les couleurs de ce qui se rapproche d’une véritable « toile de maître », Dunstan prouve qu’il est fait pour passer plus qu’à son tour derrière la caméra. Ces très bonnes impressions sont hélas rapidement démenties par le scénario du métrage en lui-même, qui s’apparente à un simple torture-porn proposé sous forme de jeu du chat et de la souris. La présence de l’homme masqué et son habileté à poser des pièges à la vitesse de l’éclair, la seconde partie de l’œuvre ne vaut que pour les quelques effusions sanguinolentes mises en place çà et là avec une certaine maestria. Se rapprochant dans l’esprit bien trop des gaudrioles maintes fois vues dans Saw, ces scènes auront le mérite de tenir le spectateur en éveil, toujours à la recherche d’une quelconque justification.

La gratuité du scénario en lui-même coûte donc excessivement cher à The Collector qui, s’il n’a rien à se reprocher sur la forme, reste totalement inutile sur le fond. Dunstan ayant néanmoins prouvé qu’il était habile derrière une caméra, il reste à espérer que ce metteur en scène de génie ne tombera pas trop souvent dans le piège de la thématique torture porn déjà bien trop usitée.

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