Critique de film

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La Colère des Titans

"Wrath of the Titans"
affiche du film

Dix ans après avoir vaincu le monstre Kraken, au terme d'une bataille héroïque, Persée, demi-dieu et fils de Zeus, tente de mener une vie paisible dans un village où il est pêcheur et s'occupe, seul, de son fils de dix ans, Hélius. Mais Persée ne se doute pas que les dieux se sont engagés dans une lutte de pouvoir qui menace son existence tranquille. Affaiblis par le manque de dévotion des hommes, les dieux risquent bien de perdre leur immortalité et de ne plus pouvoir garder le contrôle sur leurs redoutables prisonniers, les Titans, et leur chef cruel, Kronos, père de Zeus, de Hadès et de Poséidon : les trois frères ont détrôné leur père depuis longtemps et l'ont envoyé croupir au plus profond du Tartare, donjon situé dans les entrailles des Enfers. Désormais, Persée n'a d'autre choix que d'accepter son destin lorsque Hadès et Arès, fils de Zeus, changent de camp et passent un accord avec Kronos pour capturer le roi des dieux. Tandis que les pouvoirs divins de Zeus diminuent, la puissance des Titans, elle, s'accroît, et les forces des ténèbres se déchaînent sur Terre. Persée fait appel à la reine guerrière Andromède, au fils de Poséidon, le demi-dieu Agénor, et au dieu déchu Héphaïstos pour s'enfoncer dans les Enfers dans le but de libérer Zeus, de vaincre les Titans et de sauver l'humanité…

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Trailer - La colère des Titans (2012)
Par : Damien Taymans


Wrath of the Titans (La Colère des Titans) -... par Lyricis

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Colère des Titans - Le catch des Titans
Par : Samuel Tubez
Tags : Aventure

Voici donc la vaine suite du remake (déjà bien inutile) du Choc des Titans, sorti en 2010 et déjà proposé à l’époque en 3D. Dans cette suite, on retrouve ce bon vieux Persée (Sam Worthington, toujours monolithique), fils de Zeus et demi-dieu, qui, dix ans après être devenu un héros suite à sa victoire contre le Kraken mène désormais une vie paisible de pêcheur. Très vite, il va bien sûr devoir reprendre les armes pour sauver son père Zeus enlevé par Arès et Hadès qui comptent réveiller Kronos, le chef de tous les Titans.

On reprend les mêmes personnages principaux et on recommence ! Nanti d’un scénario mince comme un anorexique sur le point de crever, La Colère des Titans ressemble à peu de chose près à son prédécesseur. Persée se bat contre de nouvelles créatures, Persée doit chercher une nouvelle arme, Persée doit affronter le boss de fin qu’il extermine en deux coups de cuillère à pot…nan mais de qui se moque-t-on ?! Affichant des scènes d’action prévisibles et ratées qui ne feraient pas pâle figure dans un direct to dvd (voir le duel final contre Arès, digne d’un mauvais combat de catch !), le film n’est nullement sauvé par la présence de grands acteurs tels que Liam Neeson et Ralph Fiennes, une fois de plus présents pour le cachet. Il y a quand même bien l’une ou l’autre scène à sauver in-extremis (seulement deux, en réalité) : un combat pas trop mal torché contre une chimère et une séquence cauchemardesque mettant en scène Kronos (seulement sa main, en fait). Deux scènes présentes en début de métrage qui, malheureusement, ne trouveront pas d’écho favorable par la suite. Jonathan Liebesman (World Invasion : Battle Los Angeles, Massacre à la tronçonneuse : Au commencement – ah ben on comprend mieux maintenant !) ne trouve aucun souffle, aucun angle d’attaque original et plonge même le film dans un humour moisi qui enterre définitivement le film dans les entrailles de l’Enfer (on remercie au passage Toby Kebbell qui joue le sidekick horripilant). La Colère des Titans fait bien de la peine à voir et ce ne sont certainement pas ses effets 3D présents en plus grand nombre (et parfois recadré, nan mais on rêve !) qui sauvent l’affaire.

Inutile d’en rajouter, La Colère des Titans ne vaut pas le coup d’œil et est bien pire que le premier opus, qui parvenait péniblement à être tout juste divertissant. Pour ceux qui voudraient toutefois leur dose d’action et de créatures titanesques, reprenez plutôt les manettes et replongez-vous dans God of War 3 ou Shadow of the Colossus qui, eux, sont bien plus efficaces et impressionnants que ce navet sans intérêt.


Critique de La colère des Titans
Par : Chroniqueurs

Après un premier volet bourrin mais qui battait sérieusement des tentacules, on pouvait attendre un scénario plus travaillé, une meilleure finition ou encore une mythologie moins bafouée…

FAAAAAAUUUUUX !!! Jonathan Liebesman succède à Louis Leterrier et réalise l’exploit de rendre ce peplum encore plus improbable que son aîné (si, c’est possible).

Démonstration :

Les hommes perdant foi, les dieux s’affaiblissent, et avec eux la protection contre les calamités venant des Enfers (surtout les Titans). Bref, Fisherminator (habile mélange des grands rôles de compositions du Sam) est rappelé pour :

a) empêcher les vils oncle-Hadès et frère-Arès de libérer Grand-Père-Cronos du Tartare (pur bœuf)

b) Sauver Papa-Zeus retenu par son vil-frère Hadès dans le susdit Tartare

c) Sauver l’humanité, la Terre et l’Univers (rien que ça !)

Bref, une paille, la routine, quoi…

Seulement entretemps, l’humble pécheur a eu son lot d’aventures : un fils-prodigue de 10 ans, une femme décédée (Io, hum...comment ? mystère...) et l’aspiration ô combien noble de vivre comme un humain : à la dure, quoi ! Et avec les drames, viennent les questions existentielles, le rejet d’un père absent, quête d’identité. Le pauvre, c’est tellement émouvant qu’on en verserait une larme (passez-moi un oignon ou un piment, please !). Pourtant, il se décide malgré tout à se mettre en marche (quel sens des responsabilités !), chevauchant fièrement son noir Pégase battant des pattes dans le vide et part retrouver son couard-cousin Agénor (un beau boulet en puissance, ce Navigateur, surtout carte en main), mais surtout sa tendre Andromède (devenue chef de guerre... Rosamund Pike en Général, c’est plutôt incongru).

A partir de là commencent les montagnes russes, ascension vers le refuge d’Héphaïstos (Bill Nighy, hilarant) et descente dans les labyrinthes du Tartare où Persée nous fait son numéro de Super-Mario. Couteaux et fourchettes à la main, les ennemis sont partout et n’utilisent pas le dos de la cuillère pour tenter de hacher menu cette fine équipe. L’entièreté du film repose d’ailleurs sur cette succession de monstres colériques et dégueus à découper/assommer/brûler (chien-dragons bicéphales, Cyclopes très cons, Minotaure... Minotaure ? qu’est-ce qu’il fait là, lui ?). A la manière d’un jeu vidéo, les niveaux se succèdent, chaque fois plus impressionnants jusqu’au boss final : Cronos. Sorte de volcan sur pattes, Balrog de son état (ou de Clayface « on fire »), se manifestant à la terre entière par un rot « vésuvien », bavant laves et cendres.

Fisherminator y réalisera sans grand suspense une percée décisive (désolé…), jouant les McGyver antiques en transformant un trident, une fourche et une lance un super-sabre-laser-suisse capable de mettre son turbulent Grand-Père au pas (ce que Zeus et Hadès réunis n’ont pu faire…ah oui, Hadès a retrouvé le sens de la famille, au passage). Remarquez, les gros trucs très moches, ça le connaît, Persée. Après le Kraken, Cronos, c’est du petit bois, il en baillerait presque. Comble, Frangin-Arès lui donnera plus de fil à retordre, lui filant une grosse dérouillée (et vas-y que je fracasse le marbre à coup de tête, que je te fais voler dans le mur, bien que "même pas mal, d’abord"). Ce qui nous vaut une fin aussi bâclée que le premier : une monstre pété, un baiser à Andromède (il lui aura fallu 2 films, pas rapide ni futé le Persée), un passage de témoin à Helios et…Générique !

Et à part ça ? Bah, pas grand-chose. Des effets spectaculaires, des monstres, des combats et encore plus d’effets spectaculaires. Le spectateur lambda se fait anesthésier le cerveau par un numérique titanesque et souvent plutôt sympa (le Tartare est super bien fait) et rigole plus qu’à son tour du ridicule des situations dont certaines parodient allègrement la filmographie contemporaine (un Balrog, Frodon et Gollum se jetant dans le Mount Doom, transplaner d’un lieu à un autre,…). La réalisation semble inégale, entre pataude et surexcitée tandis que les ellipses, faux-raccords et incohérences parsèment à nouveau le récit (Cronos et Zeus ne semblent avoir aucun problème à s’évader de l’inviolable prison...). Dommage car aucun des environnements n’est parfaitement décrit et les séquences dans le labyrinthe du Tartare sont plutôt décevantes (faux-raccord avec les positions des personnages, aucun compte avec la géographie du lieu et fort déjà-vu, cfr l’antre de Méduse).

Quant aux dialogues, il forment un régal symphonique de cris, onomatopées, borborygmes et...de descriptions quasi-encyclopédiques de la généalogie des personnages divins (père, fils, oncle, neveu, frère, Persééeee, frère, neveu, oncle, fils, père…cousin ?) assortie de temps à autres de questions/remarques hautement philosophiques et intelligentes sur les environs (la Grèce Antique est terre de philosophe, c’est bien connu !). On citera les "Mais qu’est-ce que c’est que ça ?" prononcé devant une forêt (euh…des arbres, non ?) ou un douteux, « Soigne mon corps, je m’occupe de mon âme », un "Je sais que tu es là" ainsi que "Je t’aime, mon fils !". Autant dire qu’ils sont aussi inspirés que le porc-épic décoiffé par Insidious réveillé dès potron-minet un dimanche matin après une soirée bien arrosée. De fait, personne n’en voudra aux acteurs pour leur jeu aussi plat qu’une sole, tellement peu aidés par les dialogues et une VF à pleurer (de rire). L’ensemble est bercé par une musique tonitruante mais plutôt agréable en fait !

Bref, pas de scénario, des gros combats et des gros effets, voilà à quoi pourrait se résumer ce Wrath of Titans. Un film popcorn, décomplexé, jouissivement fun et bourrin, qui creuse cependant un peu plus la tombe de la crédibilité d’une franchise, qui s’accorde la faveur de faire durer le plaisir avec un 3e volet prévu. Histoire que Persée s’asseye définitivement à la droite d’un certain Chuck Norris au Panthéon des Dieux…


Commentaires sur le film

Vaut pour les jours de très grosse fatigue.

1 etoiles

Il y avait bien sur le papier toute une épopée en perspective... oui mais... et bien l’ensemble est un fourre-tout sans ton ni timbre propres, ni unité narrative digne de ce nom, qui agonise tout de long sous le souffle aphasique d’une asphyxie épique, dont le glas sonne lors d’un sermon chrétien fait par Zeus à Hadès.. oh my god.. bref, cette chute de l’Olympe dans les mains de Liebesman est un ratage en bonne et due forme.

6 décembre 2013 à 22:12 | Par Fred Bau

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