Critique de film

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Cold Prey

"Fritt vilt"
affiche du film

Jannicke, Morten, Eirik, Mikael et Ingunn, sont 5 jeunes Norvégiens qui décident de partir en vacances dans les montagnes de Jotunheimen, afin de pouvoir faire du snowboard. Alors qu'il sont isolés de tout Morten se casse la jambe. Les 5 amis vont alors se réfugier dans un hôtel abandonné, mais se rendent rapidement compte que l'endroit n'est pas aussi désert qu'il n'y paraît...

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Trailer - Cold Prey (2006)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cold Prey - Le meilleur du slasher nordique
Par : Chroniqueurs
Tags : Slasher

Par Nicore

Nous venant de Norvège, Cold prey prouve une fois de plus que le "slasher" peut encore nous délivrer d’excellents films, tendus, violents sans pour autant verser dans le gore outrancier, préférant jouer sur une ambiance et un climat propices au suspense. Le script envoie cinq amis dans les montagnes norvégiennes pour un week-end de ski et de snowboard, mais, suite à un accident qui blesse l’un d’eux, ils vont devoir trouver refuge dans un vieil hôtel désaffecté qui semble en apparence abandonné... En apparence seulement !

Après une séquence d’introduction suivant un jeune garçon poursuivi dans la neige par quelqu’un qui essaie de l’ensevelir et un générique mettant en avant de nombreuses disparitions de skieurs dans les montagnes, le métrage nous présente ses cinq personnages principaux en route dans leur véhicule pour une sortie de ski en hors piste puisqu’ils détestent se conformer à la masse des skieurs qu’ils raillent verbalement au cours de leur conversation. Une conversation destinée à tuer le temps du trajet qui permet de faire connaissance avec ces protagonistes résolument réalistes et loin de tout stéréotype, ce qui a pour effet de les rendre attachants au fur et à mesure des développements de l’intrigue. Arrivés à leur destination, ils se lancent à l’assaut de la montagne en skis pour, une fois au sommet, pouvoir contempler l’autre versant qu’ils dévaleront en snow-board. Cette mise en situation est également l’opportunité de mettre en avant la beauté immaculée de la montagne norvégienne avec ses décors splendides et grandioses qui démontrent formidablement l’isolement dans lequel les personnages vont se retrouver. Un isolement périlleux puisque l’un d’eux fait une mauvaise chute et se casse la jambe par une fracture ouverte, blessure rendue douloureuse par le biais d’un montage convaincant du réalisateur. Les téléphones portables ne captant aucun réseau, c’est avec une certaine délivrance que les protagonistes découvrent au loin un ensemble de bâtiments qu’ils s’empressent de rejoindre, pour y découvrir un hôtel abandonné dans lequel ils pénètrent par effraction, sans que cela ne puisse gêner personne à la vue de leur éloignement de toute civilisation.

L’exploration de cet endroit sinistre donne lieu à un climat de tension palpable (même si les fausses alertes décrétées par l’intrigue demeurent facilement anticipables et peuvent paraître bien faciles dans leur exécution), grâce à des décors froids et presque sordides qui évitent les clichés du genre (pas de rats ou autres bestioles répugnantes ici) pour devenir parfois malsains (la chambre brûlée). Au bout d’un moment, l’ambiance se détend, avec la mise en marche du générateur qui délivre de l’électricité qui permet au petit groupe de prendre un peu de bon temps au coin du feu autour d’un verre d’alcool avant d’aller se coucher. A l’instar de l’australien Wolf Creek, le métrage prend le temps de bien présenter les personnages et la situation dans laquelle ils se retrouvent avant de commencer le jeu de massacre, laissant ainsi largement le temps au spectateur de se familiariser avec chacun des protagonistes sans qu’aucun d’eux ne prenne de l’ampleur par rapport aux autres, laissant de la sorte planer le danger sur chacun d’eux.

Il faut donc attendre qu’une dispute éclate dans l’un des deux couples pour que le premier meurtre survienne, brutal, imprévisible et saisissant dans son agencement porteur d’une ironie sadique (lorsque la victime aperçoit son compagnon qui ne la voit pas juste avant d’être achevée et entraînée par l’assassin), sans pour autant déclencher la moindre panique chez les autres personnages qui ne se rendent compte de rien jusqu’au matin et laissent l’un des hommes valides partir chercher du secours dans la vallée. Les trois jeunes restés à l’hôtel continuent à s’affairer comme si de rien n’était, mais la découverte dans la cave, proche du générateur qui faisait des siennes, d’un local crasseux et sordide, que l’on devine être l’antre de l’assassin, contenant des tas d’objets récents "empruntés" à ses victimes (clés, bagues, lunettes...) et contrastant amplement dans cet endroit fermé depuis des années. La découverte de flaques de sang dans la chambre de la première victime achève de les convaincre et lance la traditionnelle partie de cache-cache au cours de laquelle ils vont être confronté au tueur.

Cette partie du métrage est efficace aussi bien via ses effets de surprise réussis et inattendus qu’avec ses accumulations de rebondissements sur un rythme vif mais empreint d’un suspense et d’une tension conséquente, tout en laissant les protagonistes agir avec une logique tout à fait crédible dans leur quête de survie, bien loin de l’imbécillité habituelle stéréotypée répandue dans les films du genre. Mais malgré les apparitions sporadiques du meurtrier, le métrage continue de se focaliser sur les victimes qui occupent largement le terrain et reléguent l’assassin au second plan. Un serial killer qui offre pourtant un look réussi mais assez neutre dont l’histoire, rapidement expédiée à l’issue du métrage, reste secondaire.

Alors, même s’il respecte certains codes du genre (meurtrier insaisissable et monolithique, découverte des corps par les derniers survivants, traque dans les couloirs de l’hôtel, par exemples), Cold prey arrive à garder une autonomie propre grâce à ses personnages placés au centre de l’intrigue agissant de manière cohérente, apportant de la sorte son lot d’émotions parfois contradictoires au spectateur, en plus de l’atmosphère froide et sinistre parfaitement retranscrite et de la tension omniprésente, rarement troublée par un humour de situation discret et efficient, et ce même si l’assassin tarde à faire son apparition. Et s’il n’est pas très sanglant, le métrage avance tout de même quelques scènes brutales qui montrent la détermination sans faille et l’inhumanité du tueur qui sait aussi se montrer vicieux quand il le faut pour mieux piéger ses adversaires. L’interprétation est convaincante, sans surjouage néfaste dans un souci de crédibilité qui fonctionne amplement, tandis que la mise en scène du réalisateur est efficace, vive et parvient à reproduire l’isolement, le froid (grâce à une photographie adéquate parfaitement maîtrisée), mais aussi l’étendue de l’hôtel sans pour autant sombrer dans le "film de couloirs". Les quelques effets spéciaux sanglants sont probants, mais on voit bien que l’auteur n’a pas voulu verser dans le gore franc pour préférer une violence sèche et brutale.

Cold prey est une vraie réussite du genre "slasher". Efficace, tendu et impliquant largement son spectateur, le métrage ne finit pas de surprendre.


Critique de Cold Prey - Le slasher qui venait du froid...
Par : Gore Sliclez

Un slasher nordique c’est trop rare que pour passer véritablement inaperçu qui plus est quand celui-ci est plutôt de bonne facture comme ce Cold Prey. Nanti d’une réputation plutôt flatteuse, celui-ci mérite-t-il pour autant de s’y attarder ? La réponse est assurément un grand oui !

Certes le film montre dès le début son souhait de ne pas trop s’écarter des stéréotypes inhérents au slasher commun, soit des jolies pépées, du rock, de l’alcool, du snowboard (ah ben oui nous sommes en Norvège) et du sexe ...ou du moins des teenages en rut prêts à l’action. On nous montre des descentes hors-piste de toute beauté dans un paysage à couper le souffle et sur un rythme nerveux jusqu’à l’accident évitable. Résultat implacable, une jolie fracture ouverte qui a son petit effet gore et qui oblige nos beaux gosses inconscients, Jannicke, Morten, Eirik, Mikal et Ingunn (Legolas, Galadriel, Aragorn, Isildur, Arwen...) à s’abriter le temps d’une nuit dans un ancien hôtel abandonné et relativement bien conservé depuis trente ans.

Quelques traces du passé indiquent un drame survenu dans l’établissement dans les années 70 et qui a figé l’établissement dans ses souvenirs. Mais pensez-donc, tout cela ne semble en aucun cas perturber notre bande des cinq qui préfèrent se balancer des vannes, se faire du frotti frotta (c’est pour se donner chaud...) et picoler les bonnes bouteilles oubliées par les proprios. Même le blessé, rafistolé à la colle (ça ne vous rappelle rien ça ?), est à deux doigts de danser la java à moitié bourré.
Mais chattes échaudées craignent la neige c’est bien connu et voilà qu’enfin (faut le temps quand même) un gigantesque Hibernatus se met au travail en piochant avec son pic à glace nos ados un brin refroidis ! La scène où une jolie valkyrie tente d’échapper au fou sanguinaire n’a rien à envier à certains films cultes biens connus dont un certain Chainsaw de 74 et son Leatherface rattrapant de justesse sa victime avant qu’elle ne trouve la sortie. S’ensuit ensuite une succession de scènes flippantes que le réal maîtrise à chaque fois dans le rythme comme dans le rendu visuel avec une efficacité redoutable qui nous plonge dans un stress aussi étonnant qu’épuisant. Roar Uthaug, puisque c’est de lui qu’il s’agit, connaît ses classiques dont il s’inspire allègrement pour transposer à merveille son histoire là-bas dans son pays (là-haut dans la montagne...) malgré quelques faiblesses scénaristiques, du déjà-vu un peu naïf et quelques longueurs heureusement non préjudiciables dans son ensemble.

Cold Prey est un slasher haletant qui évite intelligemment le gore craspeque et facile pour nous offrir une œuvre parfaitement maîtrisée, agréable mais sans surprise non plus. Certains se perdront dans le Grand Blanc quand d’autres se noieront dans les beaux yeux de la très jolie et talentueuse Ingrid Bolso Berdal qui en vraie nana gore des années 2000 fait preuve de plus de jugeote et de courage que les musclés de la bande. Si ce film nordique ne révolutionne en rien le genre, il y contribue efficacement et nous prouve que les geeks scandinaves ont eux aussi de l’imagination et autre chose que des saunas à nous vendre...


Critique de Cold Prey - L’Enfer Blanc
Par : Quentin Meignant

La Scandinavie, ses montagnes, sa neige, ses personnages sympathiques,… Il y a quelques années, le Grand Nord se résumait à cela avant l’arrivée de… Cold Prey. Depuis, en véritable Eden du cinéma de genre, la Norvège et ses contrées avoisinantes font autant parler d’elles auprès des fans de bandes horrifiques qu’auprès des amateurs de skis. Avec des productions toujours plus ambitieuses et un cinéma relativement inventif, ces pays ont désormais acquis leurs lettres de noblesse. Et dire que cet eldorado n’aurait peut-être jamais vu le jour sans ce Cold Prey, slasher qui ne doit rien à personne et qui jouit d’une glorieuse réputation internationale. Pourtant, le métrage de Roar Uthaug est doté d’un pitch assez classique : cinq jeunes adultes partent faire du snowboard dans les montagnes de Jontunheimen. Hélas pour eux, Morten se brise rapidement le tibia en deux et les vacanciers trouvent alors refuge dans un hôtel qui a l’air abandonné. Ils se rendent très vite compte que les apparences sont trompeuses…

Alors que drogue, sexe et alcool sont les ingrédients habituels des slashers mettant en scène des teenagers (le genre reste gravé du lobby américain jusque dans les relectures étrangères), Uthaug se démarque d’emblée de cette mouvance pour apporter un grain d’originalité à son œuvre. Bien entendu, les jeunes gens qu’il met en scène veulent savourer une bonne bière, bien sûr l’acte sexuel leur fait travailler (pas rien que) les méninges, mais en aucun cas le réalisateur norvégien ne verse dans la facilité. Au contraire, il tente même de mettre en avant la beauté des décors par le biais de séquences qui raviront les amateurs de sports extrêmes et les esthètes émerveillés par la moindre fiente de Dame Nature. Différents travellings et plans fixes laissent à ce titre entrevoir les superbes efforts consentis au niveau de la photographie, dont l’aspect paisible tranche véritablement avec le score rock qui verra l’arrivée de l’élément perturbateur : la fracture (bien) ouverte de Morten.

A partir de cet instant, le style du cinéaste change du tout au tout et ce dernier emmène ses protagonistes dans un décor diamétralement opposé. Sombre et oppressant, le lieu paraît parfait pour le développement d’un huis-clos haletant qui… a pourtant du mal à démarrer. Certes, en ambianceur qu’il est, Uthaug parvient à instiller une atmosphère spéciale mais, hormis l’un ou l’autre sursaut, l’ensemble demeure d’un calme souverain. Il faut dès lors attendre la seconde partie pour que les choses s’animent enfin grâce à une première mise à mort qui, sans verser dans le gore, profite des décors craspeques pour renforcer le caractère sombre du récit. Vive et hargneuse, l’action prend alors tout son sens et, à gros coups d’adrénaline, Uthaug mène son récit de main de maître. Certes bien trop classique que pour vraiment étonner, la seconde partie de Cold Prey se veut particulièrement haletante grâce, notamment, à quelques séquences parfaitement réussies tournées caméra au poing.

D’un classicisme parfois énervant, Cold Prey demeure un excellent slasher old school qui a tout pour séduire : une mise en forme magnifique, un score sympathique et un rythme jamais décevant font de ce premier « vrai » film de genre norvégien une curiosité à découvrir au plus vite. Si Uthaug parvient à rectifier les quelques défauts de Cold Prey avec son deuxième volet, il y a de fortes chances que ce dernier soit une véritable bombe.

Commentaires sur le film

question

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

voila jé 2 question a vous pausé ou je pouré voir cold prey 2 ou quand va t-il sortir en france ??
et ma 2eme question ses... " je cherche la musique celle ou qand quelque chose d’angoissant ce passe ??

merci de me répondre sur "kieferdu51@hotmail.fr merci =)

17 février 2009 à 18:02 | Par kiefer

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