Critique de film

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Cloverfield

"Cloverfield"
affiche du film

Alors que cinq jeunes New-Yorkais organisent une soirée pour le départ d'un de leurs amis, un monstre de la taille d'un gratte-ciel envahit Manhattan... Caméra au poing, ils nous livrent l'unique témoignage de la lutte sans merci qu'ils vont mener pour leur survie.

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Trailer - Cloverfield (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Cloverfield - It’s apocalypse now...
Par : Damien Taymans
Tags : Monstres, Type documentaire, Found footage

Malgré un matraquage publicitaire omniprésent depuis quelques semaines à coups de trailers et d’informations incomplètes, on savait assez peu de choses sur le très attendu Cloverfield. A part le style de caméra à l’épaule choisi par le réalisateur pour donner un aspect documentaire au métrage et la présence d’un monstre géant qui débarque dans New York, les autres informations n’avaient pas filtré et, après l’avoir visionné, on comprend aisément pourquoi : le style documentaire et le thème traité sont les deux seuls pôles d’attraction du métrage.

On ne peut donner tort à ceux qui imaginent un mix entre Le projet Blair witch et Godzilla puisque le film se résumerait assez facilement de cette manière. Seulement, ce serait passer sous silence d’excellentes scènes du film et tapir dans des armoires scellées l’incroyable atmosphère qui s’en dégage. Car Cloverfield, s’il n’est pas un très grand film, a au moins le mérite de livrer quelque chose de plus ou moins novateur (nombreux sont ceux qui critiqueront le pompage patent du réalisateur sur les deux œuvres mentionnées avant) en n’omettant pas le côté formel de l’œuvre.

Une innovation par le mélange des idées et des initiatives. Un film de monstre sans monstre. Ou un monstre livré de manière fragmentaire. De même, le reportage amateur livré par l’un des protagonistes est lacunaire et est entaché de nombreuses ellipses et se caractérise par le mauvais cadrage des propos. C’est d’ailleurs l’une des raisons des critiques de certaines personnes avisées. Que je sache, il est évident que le côté documentaire du métrage, pour peu qu’il soit livré de bout en bout, impose un amateurisme dans le cadrage que l’on retrouvait lors des scènes de poursuite du Projet Blair witch. Sauf que, au lieu d’errer gaiement dans la forêt de la sorcière de Blair, les protagonistes s’égarent dans un Manhattan poussiéreux et angoissant. Le pouvoir de métrage réside dans son absence de monstration et dans son côté (parfois trop) suggéré : des cris, des tremblements, des gens affolés qui courent et nous nous situons du même côté de la barrière que les héros. Nous ignorons tout de ce monstre qui ravage New York et ne sommes confinés qu’aux seules informations que détiennent les protagonistes. Un traitement interne parfaitement réussi qui plonge le spectateur dans cet univers apocalyptique ressemblant étrangement au 11 septembre 2001 et lui laisse imaginer à l’envi toute une série de possibilités plus improbables les unes que les autres.

Cependant, comme je l’ai dit précédemment, Cloverfield n’est pas à considérer non plus comme un chef-d’œuvre incontournable du fait qu’il accuse de cruels manques de lucidité de la part de Matt Reeves, davantage habitué aux séries commandées par le producteur J. J. Abrams (comme c’est le cas ici). Une vision fragmentaire beaucoup trop elliptique et qui manque parfois de cohérence. Des dialogues réduits à leur plus simple appareil et des louvoiements interminables qui viennent miner un métrage pourtant déjà sujet aux bombardements.

Cloverfield est un film à voir, n’en déplaise aux sempiternels amoureux du cadrage conventionnel, ne serait-ce que par son côté documentaire et par le traitement narratif interne cohérent de bout en bout. Seul petit conseil : si dans la salle de cinéma, vous ressentez des vibrations, prenez la fuite vite fait et évitez les couloirs de métros…


Critique de Cloverfield - Circulez, y a rien à voir...
Par : Seb Lecocq

Cloverfield est un pur chef-d ‘œuvre orchestré de main de maître par J.J Abrahms et son équipe créative. Cloverfield ou comment un trailer sur lequel on ne voit rien et une date précise, on fait buzzer toute la communauté cinéphilico-fantastique. Du très très grand art, on n’avait plus vu cela depuis Le projet Blair Witch. Niveau marketing c’est impeccable, j’applaudis des deux mains et tire mon chapeau. Niveau cinéma c’est tout autre chose malheureusement…

Le concept est simple, tout ce que vous allez voir, c’est-à-dire au final pas grand-chose, sera filmé par les protagonistes même du film. Un concept de départ qui pouvait exciter mais à la vision du film on se rend vite compte que cela tourne à la fausse bonne idée tant Abrahms et Reeves n’ont absolument pas pensé leur mise en scène et leur scénario, mais j’y reviendrai plus tard. Pour nous présenter les fameux héros du film, des gens censés être comme vous et moi, le réalisateur Matt Reves nous balance vingt minutes totalement inintéressantes mettant en scène une bande de jeunes yuppies New Yorkais déjà totalement imbuvables. Le genre de fils de riches qui possèdent un appart au 39ème étage avec vue sur Central Park. Bref le décor est posé et les fondations ne sont pas terribles.

Enfin le monstre arrive, du moins ce que l’on en voit, une espèce de vague tentacule entr’aperçue entre deux plans de pieds fuyants et deux plans de choses indistinctes…un mélange de fumée, de choses floues et le fameux plan sur la tête de la statue de la liberté qui avait tant fait jasé des mois plut tôt. Inutile de dire qu’à partir de là, j’avais déjà décroché, usé par les historiettes amoureuses des protagonistes filmés en camera vidéo subjective du plus vilain effet. Cloverfield c’est ça de bout en bout, une fausse bonne idée gâchée par le manque d’implication et de connaissance du genre abordé, le kaiju eiga ou « film de monstre géant » en français, un genre totalement japonais auquel les Occidentaux n’ont rien compris, la preuve en est faite une fois de plus.

Le plus dérangeant dans toute cette histoire, outre le buzz, la campagne marketing et le secret d’état entourant le film, est qu’à certains moments on peut apercevoir ce qu’aurait pu être Cloverfield s’il avait été correctement mis en scène. Comme lors de cette scène fugace où la bande de jeunes est coincée au beau milieu d’un assaut militaire, la seule scène où la tension et le sentiment d’urgence sont présents. Dommage elle ne dure qu’une petite minute. Ensuite survient le point de non retour du film. L’instant où le spectateur médusé comprend qu’il s’est vraiment fait berner. Un monstre géant, mais affreux et totalement raté, sans le quart du charisme évocateur d’un Godzilla ou un Gamera, ravage New York et l’histoire se concentre sur quatre péquenauds se réfugiant dans les sous terrains et ressassant leurs histoires amoureuses gâchées. Bref, le monstre ne sert strictement à rien, ne symbolise rien, si ce n’est cette symbolique lourdingue post 11 septembre, surgit d’on ne sait où et ne va nulle part. Il est juste le prétexte trouvé par Abrahms, décidément docteur ès concept fumeux, pour créer des scènes de panique et faire fuir des millions de personnes.

Le concept totalement éventé au bout de dix minutes est encore gâché par l’utilisation abusive de la caméra, véritable personnage central du film qui filme absolument tout, n’éclipsant aucun événement, procédé qui aurait pu faire monter la tension de deux à trois crans mais ne se contente souvent que de bêtement filmer l’inintéressant. Les bonnes idées sont donc noyées par le manque de réflexion, et le concept tourne vite à vide.

Cloverfield, un film de monstre ? J’ai vraiment beaucoup de mal à le qualifier comme tel... C’est juste l’histoire d’un jeune cadre New Yorkais égoïste qui se moque bien de voir son frangin et ses potes mourir sous ses yeux (d’ailleurs la scène très drôle du coup de téléphone de la mère...). Tout ce qui l’intéresse c’est de retrouver la femme de sa vie et le bonhomme se fout totalement du reste. Le tout en restant bien frais et propre sur lui, car oui c’est aussi ça la JJ’s touch… En fin de compte ils s’aiment certes c’est beau tout ça mais moi quand je paie pour voir un film de gloumoutes je veux voir des gloumoutes !


Critique de Cloverfield - Tu filmes ou tu crèves ?
Par : Samuel Tubez

Le voici, le voilà le fameux Cloverfield. Finalement, c’est bien plus qu’un buzz : c’est un film. Perso, je trouvais que leur campagne de pub était géniale (la preuve, j’ai été le voir un jour avant sa sortie) mais je ne m’attendais pas à une révolution. Loin de là. Je m’attendais même à voir un Godzilla bis (version Emmerich). Et bien pour une fois, j’ai été agréablement surpris.

Tout le monde le sait maintenant, Cloverfield est une sorte de Blair Witch du film de monstre. Toute l’action est ici dévoilée au travers d’une caméra numérique que l’un des protagonistes ne semble jamais vouloir lâcher et ce, même au péril de sa vie ou de celle des autres. Un peu « too much » quand le gars doit par exemple passer d’un immeuble à un autre en passant par les toits ! N’empêche, ce parti pris offre des séquences très immersives et nous dévoile parcimonieusement une créature colossale plutôt originale. On scrute sans cesse l’écran pour en voir l’un ou l’autre bout et on écarquille les yeux devant chacune de ses apparitions. Du grand art !

Aucune explication quant à son origine, aucune hypothèse scientifique, on a juste affaire à une saleté de bestiole qui détruit tout sur son passage. Ca change des productions américaines habituelles ! Le film n’est pas exempt de défauts et son côté hyper réaliste est parfois décrédibilisé par certains faux raccords, la qualité exceptionnelle de certaines images (pour de la DV amateur, elle est puissante !) ainsi que par l’acharnement du vidéaste qui pourtant, semble tenir une caméra pour la première fois de sa vie. Ses commentaires peuvent également énerver, mais on mettra ça sur le compte de la panique et que chacun réagit à sa façon pour « éviter de se chier dessus » dans de pareilles circonstances. Comme à la vision du Projet Blair Witch, on peut être amené à avoir la gerbe et à ressortir de la salle avec un gros mal de crâne. Mais pour ceux qui survivront, le spectacle est haletant et promet quelques moments réellement saisissants.

Cloverfield est donc une bonne surprise et ce, grâce à toute la discrétion qui a eu lieu autour. Le fait de ne pas tout dévoiler dans les bandes-annonces y est pour beaucoup. Chaque apparition du monstre fait son petit effet et c’est bien là l’essentiel. De bout en bout, on est pris dans cette extermination sans nom et on se prend au jeu. Mais il est aussi tout à fait compréhensible de ne pas adhérer et d’être écoeuré par le parti pris osé de cette entreprise. A vous de voir, en tous cas, l’expérience vaut la peine d’être vécue je pense.


Critique de Cloverfield - Copperfield !!
Par : Gore Sliclez

Cloverfield ou le grand buzz 2008 du réalisateur Matt Reeves s’annonçait à coups de trailers et de rumeurs insistantes comme un des évènements fantastiques de l’année le tout sous la houlette d’un J. J. Abrams toujours aussi bien inspiré.

Serons-nous un jour obligés d’admettre que le Projet Blairwitch est un chef d’œuvre au point d’influencer moins de dix ans après des réalisateurs aussi doués que Balaguero (REC) ou Romero (Diary of the Dead) ? C’est pourtant la question que l’on pourrait se poser quand on voit l’utilisation faite ces derniers temps de la caméra à l’épaule pour filmer façon documentaire les courses effrénées d’héros dépassés par un évènement extraordinaire.

Car qu’y a-t-il de plus extraordinaire qu’une énorme bébête reptilienne haute comme un skyscrapper new-yorkais ravageant tout sur son passage et envoyant en reconnaissance une armée d’araignées étranges chassant les yuppies. Parmi eux (les yuppies hein pas les rampantes), une bande d’amis, dérangée dans une fête d’adieu, tente de survivre et d’échapper au monstre le tout suivi par un cameraman amateur bien décidé à tout filmer pour qui ? Pour l’humanité pardi ! Ben voyons…

Les travaux remarquables de montage et de mise en scène permettent en quelques plans astucieusement montés à nous offrir le minimum d’infos nécessaires pour nous plonger dans l’histoire. Le réalisateur prend le temps de nous présenter ces héros plutôt communs (via des acteurs également peu connus) poussant ainsi l’ultraréalisme d’un scénario pourtant tout sauf réaliste justement créant le paradoxe et l’intérêt du film par la même occasion. Nous sommes ainsi plongés soudainement dans une histoire qui nous dépasse mais qui s’affirme pourtant inexorablement au fil des heures et réussit le pari d’investir totalement le spectateur dans cette vision apocalyptique et cauchemardesque.

Le Godzilla version Reeves, même si peu dévoilé dans son entièreté, est de toute beauté (un beau gros bébé pas content du tout…) et forcément les effets spéciaux sont époustouflants un peu à l’instar d’un The Host où là aussi le monstre bousculait la réalité paisible du quotidien.

Malgré quelques incohérences, Cloverfield impose donc brillamment l’invraisemblable et captive son public 1h30 durant sans utiliser de détours faciles ou des subterfuges scénaristiques naïfs malgré pourtant un classement frileux PG-13 (sans doute en raison également d’un manque flagrant de scènes gore), présentant même une fin peu hollywoodienne et très en vogue ces derniers temps.


Critique de Cloverfield - Clovershit !
Par : Quentin Meignant

Cloverfield a sans aucun doute été le plus gros buzz de ce début d’année 2008. A côté de lui, Iron Man et consort ont fait bien pâle figure au point de vue marketing. La recette était pourtant simple : un trailer incompréhensible, de faux blogs, une date de sortie et l’affaire était dans le sac ! Cinéphiles, amateurs de frissons, d’action, curieux, tous se rendirent dans les salles pour découvrir le film le plus attendu de l’année.

Votre dévoué Mae-Nak, lui, a préféré attendre, tapi dans l’ombre, afin de ne pas se faire influencer par l’enthousiasme ambiant, par la puissance de cette machine commerciale aussi bien rodée que dérangeante.

La première constatation que l’on peut faire à l’entame du film est que le principe de celui-ci est aussi simple que celui de son marketing : une caméra au poing, tenue par l’un des protagonistes, sans autre artifice ! Ce charmant concept est d’une incroyable efficacité puisqu’on prend place dans la peau du caméraman et qu’on prend donc une part active aux événements. Un peu à la manière de Blair Witch, Matt Reeves (mais surtout la production) a donc décidé de frapper un grand coup, de nous faire frémir en nous englobant dans l’action.

Hélas, il n’est nullement question de frémissements durant les premières 20 minutes. Evoluant dans le contexte d’une fête de jeunes adultes cadres à New York, le film se perd bien vite en conjectures totalement inutiles. Histoires de cul et gamineries entre jeunes décérébrés sont au menu et tout ceci prend vite des proportions désastreuses. L’ennui fait son entrée malgré une ambiance qui se veut de plus en plus oppressante.

Arrive alors le choc du film : l’arrivée d’un monstre visiblement sorti d’une faille océanique (c’est la seule raison à peine énoncée en guise de supposition) dans un immense fracas. Sans montrer le monstre tout de suite, Matt Reeves joue habilement avec sa caméra au poing. Le choc de la première explosion et les scènes de panique qui s’ensuivent sont de bonne qualité. Sans non plus égaler les vrais maîtres du genre, on ne peut que louer la technique mise en place par Reeves qui donne un réel sentiment d’authenticité.

Le film aurait alors pu devenir haletant et proposer des scènes d’une intensité incroyable. Malheureusement, malgré les efforts de Reeves, le rythme ne parvient pas à décoller. Le manque d’angoisse, le manque de réalisme des dialogues sont loin de coller avec ce qui nous avait été promis.

Autant Diary of the dead paraît réaliste, autant ce Cloverfield multiplie les moments d’inaction et les erreurs qui coûtent cher. Ainsi, comment expliquer la bande originale parfois entendue ? Dans le cas du film de Romero, cela se justifie par le fait que le documentaire a été monté, mais ici, il n’est nullement question de cela.

En plus de ce gros défaut, l’ensemble ressemble plus à un jeu de plate-forme, du style Wario, car les protagonistes ont comme plus grosse difficulté de passer de bâtiment en bâtiment, sans pour autant rencontrer beaucoup de monstres. Ceci est assez dommageable d’autant que les petits monstres possèdent véritablement un grand potentiel horrifique. A l’inverse, la grande bête paraît un peu ridicule car, dans l’exagération, Reeves a créé une abomination démesurée.

Avec un final fort en vogue dans les productions à l’heure actuelle, Matt Reeves en termine avec un film extrêmement plat. Malgré une superbe idée de départ et des effets spéciaux de qualité supérieure (ils avaient plutôt intérêt avec un budget de 30 millions de dollars), Cloverfield ne captive pas ! La Paramount nous aura en tout cas fait la démonstration qu’un bon buzz n’engendre pas forcément un bon film.

Commentaires sur le film

Bubuzz illétriste

1 etoiles

Le found footage, nouvelle mode, où comment déterrer un élément du cinéma expérimental des années 50, et s’ingénier à mal filmer le mieux possible. Bon, on veut bien saluer la performance. Le problème, c’est que ce procédé avait pour vocation initiale de pulvériser le récit. Avec Cloverfield, comme avec bon nombre de moutures du même acabit, on passe du lettrisme à la maîtrise de maladie de parkinson pour récit indigent. Ouch.. A quand le chef d’oeuvre d’Alzheimer ?

1er octobre 2012 à 09:10 | Par Fred Bau

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