Critique de film

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Clones

"Surrogates"
affiche du film

2054. Les humains vivent isolés les uns des autres et interagissent uniquement par le biais de robots de substitution, versions améliorées d’eux-mêmes. L’Agent Greer est un policier qui, à travers son robot, enquête sur les meurtres d’autres substituts. Ses investigations le forcent à s’aventurer hors de son domicile, ce qu’il n’avait pas fait depuis des années, pour mettre à jour une vaste conspiration.

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Trailer - Clones (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Clones - Dolly s’en va-t’en guerre
Par : Gilles Penso

Jonathan Mostow est un solide technicien qui n’a certes jamais fait preuve d’une grande personnalité mais s’est toujours montré efficace dans le domaine de l’action et du suspense. En s’attaquant à « The Surrogates », un comics en cinq tomes créée par Robert Venditti et Brett Veldele, le cinéaste suit quelque peu la trace d’I Robot d’Alex Proyas. Le titre français Clones est d’ailleurs hors sujet, car si le scénario aborde le motif du double, il ne s’agit nullement de duplication génétique mais d’alias robotiques. Nous sommes dans le futur. Désormais, les citoyens restent cloîtrés chez eux, télécommandant à distance des androïdes humanoïdes qui travaillent, se divertissent ou arpentent les rues à leur place. Cette mécanique parfaitement huilée s’enraye le jour où le meurtre d’un étudiant semble impliquer l’homme qui a contribué à mettre au point les doubles robotiques. Chargés de l’enquête, deux agents du FBI (Bruce Willis et Radha Mitchell) découvrent que dans le monde d’apparences qui est devenu le leur, on ne peut faire confiance à personne.

Accommodés à toutes les sauces au fil de leur longue carrière littéraire et cinématographique, les robots apparaissent ici sous un jour totalement neuf, puisqu’ils opèrent comme des métaphores de la vie par procuration symptomatique de notre vingt-et-unième siècle. Le renfermement des hommes dans leur confort personnel et leurs escapades répétées sur Internet servirent en effet de base d’inspiration aux créateurs du comics original. L’idée est géniale, car elle permet une charge cynique délectable à l’encontre de nos sociétés modernes tant axées sur l’apparence extérieure et sur les canons de beauté que dictent la mode et la publicité. Jonathan Mostow s’amuse ainsi à créer un décalage souvent comique entre l’aspect des humains (hirsutes, hagards, potelés) et celui des robots censés leur ressembler (tous élégants, athlétiques et bronzés). Bruce Willis, dans sa version robotique, arbore du coup une moumoute blonde du plus curieux effet, comme si le nec plus ultra, pour les hommes et les femmes du futur, consistait à ressembler à Ken et Barbie !

La satire sociale est donc l’un des moteurs de Clones, ce qui n’empêche pas Mostow de s’adonner à l’une de ses figures préférées : la séquence d’action échevelée. Il suffit de se remémorer les batailles répétées d’U-571 ou les monstrueuses poursuites en camion de Breakdown et Terminator 3 pour s’en convaincre. Ici, le morceau de bravoure est une chasse à l’homme – ou plutôt au robot – en plein trafic routier, le fugitif voltigeant et bondissant de voiture en voiture avec une agilité et une nervosité qui n’ont rien à envier aux protagonistes de la trilogie Matrix.

En matière de divertissement pur, Clones remplit donc son contrat haut la main. Mais pour que le film passe à la postérité, il eut fallu que le scénario ne se contente pas d’effleurer un thème aussi captivant, que le récit n’accumule pas autant d’incohérences et que Mostow fasse preuve de plus de finesse. Clones est certes un spectacle sans failles ni temps morts, mais il est sans doute trop lisse pour convaincre totalement. A ce titre, il ressemble aux robots qu’il met en scène. Un peu plus d’humanité et de profondeur n’auraient pas fait de mal.

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici


Critique de Clones - Mon avatar et moi
Par : Samuel Tubez

Réalisateur prometteur à l’époque de Breakdown (1997 déjà), Jonathan Mostow nous a quelque peu fait déchanter depuis avec Terminator 3 le soulèvement des machines. Malheureusement avec Clones, le réalisateur ne s’imposera pas davantage en tant que grand cinéaste mais reste en tout cas un bon faiseur. Ce n’est peut être pas reluisant, mais ça pourrait être pire !

Dans un futur proche, la population est désormais presque entièrement constituée de substituts d’êtres humains qui, commandés à distance par leur propriétaire, effectuent les tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile. Cette invention révolutionnaire a d’ailleurs presque éradiqué la criminalité de la société. Mais, bien sûr, un meurtre mystérieux va tout de même se produire et, devinez qui va mener l’enquête et rétablir l’ordre normal des choses ?

Tadâam ! Bruce Willis bien sûr, que l’on retrouve ici dans le rôle d’un agent du FBI aux côtés de la belle Radha Mitchell (Silent Hill, Rogue). En pilotage automatique dans un rôle qu’il a déjà tenu des dizaines et des dizaines de fois auparavant, notre John McClane déambule dans un récit au sujet intéressant mais qui aurait mérité un traitement bien plus approfondis. En substance, le film de Mostow nous dit que le virtuel c’est mal et ne creuse guère plus loin. On a déjà vu ça ailleurs et Clones ne révolutionne rien, aussi bien en terme de contenu que de contenant. Même s’il n’est pas trop mal fichu visuellement (quelques scènes d’action restent efficaces et les clones possèdent une belle artificialité), le déroulement reste totalement convenu et sans véritables coups d’éclats. Reste que l’ensemble conserve une certaine efficacité et se laisse regarder de bout en bout sans effort. Parfait pour se déconnecter les neurones, donc.

Clones ne rivalise guère avec les autres grosses sorties S-F de l’année (Terminator Renaissance, District 9 et bientôt, sur un sujet similaire, Avatar) mais garde la tête haute grâce à des scènes d’action lisibles et une mise en scène efficace. Rien d’honteux donc, mais on aimerait tout de même que Bruce Willis reviennent à des choses bien plus sérieuses (et sans perruque ridicule parce que là, il rivaliserait presque avec Nicolas Cage le bougre !)


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