Critique de film

The Dyatlov Pass Incident

"The Dyatlov Pass Incident"
affiche du film
  • Genre : Thriller, Survival
  • Année de production : 2013
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h40
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  • Bande annonce
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  • Récompenses :

En 1959, neuf randonneurs succombèrent d’une mort mystérieuse lors d’une expédition au mont Kholat Syakhl (« montagne des morts »). Base militaire secrète, présence extra-terrestre, monstre des neiges ? En l’absence de témoins, toutes les spéculations s’avérèrent possibles. Aujourd’hui, on dénomme cet événement le « Dyatlov Pass Incident ». Curieux de résoudre l’un des plus grands mystères contemporains, des étudiants décident d’investiguer sur place, caméra à l’appui. Ce film raconte leur enquête sur les traces dangereuses de ces gens disparus.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Dyatlov Pass Incident - Renny patine
Par : Quentin Meignant




Artiste adulé par tous les amateurs de cinéma de genre, Renny Harlin fait partie des meilleurs faiseurs américains en la matière. Fort d’une filmographie qui parle pour lui, le metteur en scène, qui s’apprête à livrer le très attendu Hercule, cède néanmoins parfois aux films de commande et se laisse forcément aller aux conventions qui ne sont pourtant pas son apanage. Voir Harlin réaliser un found footage a donc quelque chose de particulièrement choquant mais c’est pourtant ce qui attend ses fans au moment de découvrir son Dyatlov Pass Incident, rebaptisé Devil’s Pass pour les besoins de son exploitation américaine. Le métrage suit cinq étudiants américains qui se lancent à la recherche d’une explication concernant l’énigmatique disparition de neuf explorateurs russes dans les montagnes de l’Oural.

Reprenant donc à son compte toutes les ficelles ultra-usées du found footage, Renny Harlin livre Dyatlov Pass Incident, qui peut d’ores et déjà être considéré comme le pire ratage de sa très longue carrière. Très balisé, le genre auquel il s’attarde le temps d’un film ne permet en effet que fort peu d’innovations et c’est donc pieds et poings liés que le metteur en scène met en images le script convenu de Vikram Weet, engagé par les producteurs pour lui aussi faire office de pantin.

Car, après tout, il y a de réelles raisons d’être fâché à la vue de Dyatlov Pass Incident : son scénario émane sans aucun doute de personnes n’ayant aucun amour pour le cinéma et le tout a été mis en branle à moindres frais pour que quelques financiers puissent s’en mettre plein les poches. En cela, Dyatlov excelle puisqu’il retrace en gros l’histoire même de la genèse du found footage, sous-genre des plus détestables dont les réussites se compte sur les doigts d’une main. Le métrage s’approche même du nullissime Chernobyl Diaries, ersatz de found footage voulu par Oren Peli l’an dernier. Jamais palpitante et toujours extrêmement bavarde, l’œuvre ne laisse donc aucune place à la surprise et donne même naissance à des créatures ridicules au sein d’un final visuellement incompréhensible.

Si le but d’un tel ensemble était de rendre plus détestable encore un sous-genre déjà mal aimé, la production est alors arrivée à ses fins, mais le simple fait que Renny Harlin puisse se commettre dans un tel cirque est profondément dérangeant pour tout amateur de genre qui se respecte.


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