Critique de film

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Les Chroniques mutantes

"The mutant chronicles"
affiche du film

Constantine est à la tête d'une organisation du type des Nations-Unies, gérée par quatre pays régis par d'énormes corporations qui ont pillé les ressources naturelles de la Terre. Lorsqu'une armée extra-terrestre, les NecroMutants, organise une guerre contre les humains pour s'approprier le peu qu'il reste à prendre sur Terre, Constantine envisage de quitter la planète avec quelques proches et de la faire exploser pour qu'elle ne tombe jamais aux mains de l'ennemi. Mais le Marine Major Mitch Hunter qui mène la rébellion humaine s'avère être aux antipodes de Constantine.

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Trailer - Les chroniques mutantes (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les chroniques mutantes - Hunter aurait dû rester dans son phare !
Par : Quentin Meignant
Tags : Monstres, Action

Mutant Chronicles, ce titre provoque des frissons de jouissance à la plupart des gamers les plus anciens. Il s’agit en effet d’un jeu remontant à l’époque de la Super Nintendo où il fallait shooter un maximum de mutants afin de sauver le monde. On croyait le jeu définitivement oublié jusqu’à ce que ce que les sociétés de production Edward R. Pressman Film et Grosvenor Park Productions, sous l’impulsion du scénariste Philip Eisner (Event Horizon, Firestarter 2), ne le déterrent afin d’en faire un film. Un choix étonnant fut alors posé : plutôt que d’engager un réalisateur chevronné pour mener à bien le projet, les producteurs se contentèrent de prendre Simon Hunter, réalisateur du seul (et très moyen) Phare de l’angoisse.

Le réal jouit d’un budget confortable et surtout d’un scénario établi depuis une quinzaine d’années qui compte une pléthore de fans déjà conquis. On attend donc qu’il offre le meilleur de lui-même dans ce mélange de guerre, de science-fiction aux relents mystiques. Voie choisie dès les premières séquences, une fois passé la longue et ennuyeuse introduction purement narrative. Des tripes, des boyaux vomis, des énucléations, à grands coups d’effets spéciaux bien sentis, l’entame de l’action est spectaculaire et, à défaut d’être parfaitement claire,, elle apporte son lot d’hémoglobine et de crimes crapuleux.

Passé ce cap important, on sent malheureusement que le métrage s’enlise à la vitesse grand V. Les mutants attaquent les humains dans une scène réellement dantesque qui… ne mène à rien, Hunter se bornant à nous montrer les gens fuir et à énumérer les vices et les vertus de la race humaine : racket, foi en Dieu, lâcheté, bienveillance, courage, tout est passé en revue dans des séquences d’une longueur aberrante aux dialogues souvent lourds et sans aucun intérêt. En multipliant les personnages principaux, le cinéaste s’égare et n’arrive à créer aucun attachement entre le spectateur et les protagonistes. Totalement préjudiciable, cette carence identificatrice se ressent tout au long d’une action où les héros meurent les un après les autres dans l’indifférence totale. Allant même jusqu’à transformer le fabuleux Ron Perlman, habitué aux rôles plutôt irrévérencieux, en curé mystique prêt à tout pour sauver l’humanité (rappelant au passage 5 girls), Hunter pousse le bouchon trop loin et dilapide le peu de crédit qu’avait encore le film. Doté d’une mise en scène particulièrement hachée dans sa dernière demi-heure, ce dernier n’arrive ni à faire vibrer ni à émouvoir. Tanguant entre un manque de repères spatiaux (étonnant vu l’unité de lieu de la deuxième partie) et une aventure trop proche du simple jeu de plate-forme, le final devient réellement pénible à suivre. Les dialogues de plus en plus risibles et les combats trop courts (un comble pour un film de ce genre !) de la dernière séquence entérinent la médiocrité générale de l’ensemble.

Simon Hunter n’était peut-être pas l’homme de la situation et cela se ressent. Malgré des effets spéciaux et (parfois) pyrotechniques à la pointe, Mutant Chronicles n’a en aucun moment eu les capacités de devenir le bon film d’action science-fictionnelle qu’il était censé être. 1h51 d’ennui, c’est long et, surtout, ça ne sert à rien !


Critique de Chroniques mutantes - The fun machine took a shit and died !
Par : Maureen Lepers

En son temps sérieux concurrent de Warhammer 40,000, Mutant Chronicles se devait d’être la réalisation d’un fantasme geek des plus jouissif et grandiose. RPG, jeu à figurines, comics, toutes les branches nerds ont parié sur cette histoire et l’annonce d’un film en a fait fantasmer plus d’un. Le projet est passé entre les mains de plusieurs réalisateurs (Stephen Norrington, Roger Christian et même John Carpenter) pour finalement échouer sur le bureau de Simon Hunter, à qui l’on doit Le Phare de L’angoisse qui ne restera pas dans les annales du genre. Cela risque malheureusement d’être aussi le destin de son deuxième long métrage.

Fort d’une production design tout à fait convenable, Mutant Chronicles met en scène un monde à l’aube de l’apocalypse au sein duquel une machine révèle les penchants les plus obscurs de l’homme et le transforme en un cruel mutant avec une grosse griffe à la place du bras droit. Pour endiguer la malédiction, un moine déguisé en Chaperon Rouge décide de recruter un commando de mercenaires pour une mission suicide censée sauver l’humanité. Outre un univers graphique déjà vu mais assez appréciable, Mutant Chronicles souffre de faiblesses scénaristiques certaines et de dialogues complètement dépassés qui font s’embourber le film, au point de le rendre mortellement chiant. Malgré les talents conjugués de Ron Perlman et John Malkovich (qui parviennent quand même à donner un poil de souffle au film), le reste du casting est pompeux et très peu crédible - Devon Aoki est bien meilleure en tueuse muette dans Sin City, Anna Walton a bien plus de corps en Nuala dans Hellboy II et Thomas Jane campe (très mal) un héros-malgré-lui qui ne sert à rien. Il faut en plus ajouter que Malkovich meurt très (trop) vite, et que si la présence du fabuleux Ron Perlman est toujours un atout, Simon Hunter n’a pas manqué de massacrer son charisme et son apparent machisme en le transformant en curé. On est loin, très loin du vampire arrogant de Blade II, du mercenaire fou d’Alien IV ou du fragile et poétique géant de La Cité des Enfants Perdus.

Cela dit, si le film ne souffrait que de personnages creux et inutiles, tout ne serait pas complètement perdu. Le problème, c’est que Mutant Chronicles n’a pas non plus de rythme. La narration est lente et laborieuse et oscille entre dialogues explicatifs et démonstrations par l’image. Rien n’a véritablement de sens ni de profondeur ici, et au bout d’une demi-heure, il n’y a plus que l’ennui qui rode. Les protagonistes, aucunement sympathiques, mais pas non plus antipathiques, meurent tous les uns après les autres ; tout le monde s’en fout et apparemment, c’est très normal, comble pour un film de ce genre où les relations humaines et la profondeur des personnages sont censés contraster avec l’apocalypse et le chaos pour devenir acte de résistance. A noter cependant que Mutant Chronicles s’impose par sa cohérence : à scène d’ouverture débile et longuette, final débil et longuet. En s’appliquant à doter son film de tous les codes du jeu de plateforme et du Beat Them All, Simon Hunter ne parvient qu’à le rendre plus ridicule encore, et ce qui devait être l’ultime combat dantesque (les mutants luttant contre une poignée de survivants pour protéger la machine) s’avère être la séquence la plus ratée du film.

Enième fantasme geek déçu donc que ce Mutant Chronicles facile et bâclé. Un croisement de genre qui n’a rien d’un chef d’œuvre et qui, s’il réserve quelques scènes plutôt rigolotes, ne peut même pas prétendre être un bon divertissement tant la narration est laborieuse et pénible. Simon Hunter livre un film sans émotions, sans personnalité, éprouvant à défaut d’être épouvantable, et qui finalement, laisse indifférent.


Commentaires sur le film

Film nul

0 etoiles

Tout à fait d’accord avec la critique, ce film est d’une nullité abyssale.
Il y avait pourtant de quoi faire un super grand film à la "pitch black" ou "chroniques de Riddick" mais tout les mauvais choix qu’aurait pu être fait ont malheureusement été fait.

Bref vous allez vous ennuyé devant ce film comme je l’ai été moi-même.

Je vais me remater pitch black d’ailleurs

28 novembre 2009 à 23:11 | Par sphinx
Pas mal et une bonne découverte au contraire

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Vachement pas mal ! Le casting est bien foutu (même Thomas Jane est crédible pour une fois) mais celui que j’aime bien, ce Sean Pertwee qui était déjà dans "Event Horizon"... Malkovitch et Perlman au casting c’est du lourd bien entendu. Mais bon le métrage s’enlise à un moment donné d’où je ne peux pas mettre totalement un 5. Mais un quatre étoiles car il est vraiment bien foutu ! Un très bon film que je prends encore plaisir à visionner encore et encore. Je recommande ne lisez pas les commentaires précédents ils sont archi nuls ceux là...

25 mai 2012 à 03:05 | Par Bunkuzkavasillilovitchgregorianmaximilianrobespierrusdanton

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