Critique de film

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Les Chroniques de Spiderwick

"The Spiderwick Chronicles"
affiche du film

Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l'ancienne résidence de son grand-oncle, l'éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d'étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d'un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick et orné d'illustrations d'animaux fantastiques de toutes espèces : Le Guide Arthur Spiderwick du monde merveilleux qui vous entoure. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d'oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu'il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s'emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l'assaut de la Résidence...

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Trailer - Les chroniques de Spiderwick (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Les Chroniques de Spiderwick - Chroniques d’un monde merveilleux
Par : Chroniqueurs
Tags : Conte fantastique

Par Carrie

Le nombre d’oeuvres fantasy a décuplé lors de ces dernières années. Il faut dire que, bien aidés par des succès tels que Le seigneur des anneaux, Narnia ou encore Harry Potter, les producteurs se remplissent les poches au passage d’oeuvres pourtant pas toujours réussies. Les chroniques de Spiderwick sonne donc comme une véritable réponse aux Harry Potter de la Warner et, surtout, à la superproduction de la New Line Cinema, A la croisée des mondes : La boussole d’Or. Budgétisé à hauteur de 90 millions de dollars (seulement la moitié de ce dont a joui La boussole d’Or), tiré d’une série de roman à succès rédigés par Tony DiTerlizzi et Holly Black, le projet a tout pour surprendre et s’imposer comme l’une des valeurs sûres du cinéma fantastique contemporain. L’étrange choix de Mark Waters (Lolita malgré moi, Et si c’était vrai) renforçait encore le côté blockbuster de l’aventure au pitch assez tentant. Alors que le divorce de ses parents est consommé et qu’il part vivre avec sa mère dans une vieille demeure familiale, Jared se rend de suite compte que quelque chose ne va pas. Son nouveau lieu d’habitation est lugubre et peuplé de bruits bizarres qui engendrent immédiatement sa curiosité. Lorsqu’il découvre un livre écrit par l’un de ses aïeuls traitant d’être merveilleux, sa vie bascule et une lutte terrible s’engage contre le méchant ogre Mulgarath.

Le film commence tout naturellement par la présentation de cette petite famille totalement bouleversée par le divorce des parents et par l’emménagement dans une gigantesque demeure aussi vieillotte que lugubre. Cette entame ayant pour but la simple présentation des personnages (procédé récurrent), il est regrettable de constater d’emblée la mise en place d’un fond pseudo-dramatique destiné à émouvoir les personnes les plus sensibles. La mollesse des dialogues et le jeu horripilant du petit garçon (Freddie Highmore) au centre de l’intrigue viennent saper d’emblée les efforts constatés au point de vue des décors. Après quelques rebondissements familiaux aussi ridicules qu’inutiles, Waters décide de rentrer dans le vif du sujet avec la découverte du livre magique.

C’est donc après une quinzaine de minutes particulièrement pénibles que l’aventure commence... sous les meilleurs auspices ! En effet, dès l’apparition de la première créature, au design certes enfantin mais particulièrement réussi, les choses prennent une autre tournure, allant même jusqu’à rendre le piètre acteur qu’est Highmore agréable à regarder. Dans des décors toujours plus recherchés, le héros, bientôt rejoint par le reste de sa famille, évolue au milieu de créatures toutes plus originales les unes que les autres. Gobbelins, Ogres, Fées, ... tous sont parfaitement stylisés et entraînent l’intrigue à vitesse grand V dans un monde imaginaire aussi poétique que féérique. Hormis quelques détails scénaristiques exaspérants ayant toujours trait à la famille meurtrie, l’ensemble bénéficie donc d’une hausse de rythme de qualité. L’aventure est menée tambour battant jusqu’à un final à la fois palpitant et émouvant.

Après une entame des plus maladroites, Mark Waters parvient donc à donner à son premier film fantastique une touche féérique particulièrement exquise. Cela ne vaut certes pas les canons du genre, mais force est d’avouer que Les chroniques de Spiderwick constitue un superbe moment à passer en famille. Une seule question taraude à la fin du métrage : à quand un deuxième opus ?

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