Festival Fantasia (Canada)

Chronique du FanTasia 4 juillet 2008

De notre envoyée spéciale à Montréal

Par Beatroce

Ça y est, je suis en route pour FanTasia. On est à Montréal, il y a grand soleil et 23 degrés Celsius. Probabilité de pluie selon MétéoMédia : 0%. Voilà qui présage une fort belle journée en perspective.

Je sors du métro à la station Guy Concordia, ligne verte, en plein centre des affaires. Très peu d’indications ou de décorations, à part deux jolies banderoles en rue qui annoncent timidement la présence du festival. Je demande une info au stand de chips et je finis par trouver l’endroit pour obtenir mon merveilleux Passe Presse.

Munie de ce précieux outil, j’entre dans la salle S, une des trois salles du Festival : salle J.A. De Sève, super sympa, toute petite, environ 180 sièges vieillots en velours rouge, avec très peu d’espace - mais une dénivellation - entre les rangées.

Quelques minutes avant le début de la séance, prévue pour 15h, un monsieur entre et dit avec bonhomie :
" Il y en a qui sont ici pour Machine Girl ? c’est pas à 15h icitte (« ici » en québécois). C’est à 17h en face. Le film à 15h c’est… (il sort, va se renseigner) …le film à 15h c’est Atena (sic). Ceux qui ont des billets pour Machine Girl, ils doivent sortir."

A part ça, une ambiance de calme total, mais il faut dire qu’on est vendredi après-midi et qu’on attend le tout Montréal pour la projo de Rec ce soir, film annoncé comme l’un des plus gros chocs de cette année horrifique.

En attendant, il faut se coltiner La Antena, film argentin que Damien m’a recommandé étant donné le succès rencontré au BIFFF grâce à l’obtention de son prix du 7ème Parallèle.

Quelle patience ! Quand Amélie Poulain rencontre La Vita E Bella... le charme, la simplicité et l’émotion en moins. Le film ouvre sur une ville dominée par la télévision. Les personnages mangent des céréales portant le nom de la chaîne de télé et le message est donc qu’ils se nourrissent complètement d’elle. Réussira-t-on à sauver la ville et ses habitants de cette domination ? L’enfant aveugle retrouvera-t-il la vue ?
Je ne sais pas parce que j’ai quitté la salle.

La Antena est un film en noir et blanc partiellement muet, moyennement bien joué, saupoudré de clichés tant au niveau du genre visuel (on essaie de faire ‘vieux film muet’) qu’au niveau émotionnel (petit garçon aveugle, papa au chômage, petite fille qui admire des origamis etc). Ampoulé et sans la moindre originalité, bercé par une musique lancinante, le métrage ne semble tirer sa gloire que par son affiliation au cinéma transcendant de Fritz Lang et son appartenance à un cinéma oublié, celui émanant de l’Amérique latine. Hormis la métaphore destructrice à l’égard de l’omnipotence télévisuelle, La Antena ne propose qu’un bien triste spectacle trop convenu pour retenir réellement l’attention...

Dommage, parce que ce film a visiblement été fait avec soin. En attendant, je languis d’impatience devant les magnifiques affiches de Midnight Meat Train en attendant de reprendre mes séances avec Tunnel Rats, Tokyo Gore Police et autres Let The Right One In...

A bientôt...

Béatroce, envoyée spéciale à Montréal

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