Critique de film

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Christine

"Christine"
affiche du film

La première fois qu'Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beauté aux formes éblouissantes. C'était dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle Plymouth, modèle 57, n'aime pas trop les rivales. Gare à celles qui voudront approcher Arnie!

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Trailer - Christine (1983)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Christine - Une voiture de rêve !
Par : Quentin Meignant
Tags : Stephen King, Objets tueurs

Christine est la rencontre entre deux des plus grands mythes de l’épouvante : John Carpenter (Halloween, La chose, L’antre de la folie,...) et Stephen King. Une telle rencontre reste, encore à l’heure actuelle, quelque chose de spécial, un film qu’il faut savourer comme une œuvre bien ancrée dans son temps.

En effet, commençant habilement par un bon vieux Rock’n Roll, Carpenter nous plonge directement dans une ambiance très fin des 70’s, avec de vieux ados un peu débilos sur les bords, moitié fils à papa, moitié voyous déjantés.

Bref, dès le départ, on a envie que les baffes se perdent et que ces petits vauriens s’en prennent plein la tronche, juste pour notre plaisir personnel ! Et c’est le cas quelques secondes à peine après ces vilaines pensées….

Le héros, Arnie, fils à papa devant l’éternel, se fait agresser par le chef d’une bande armé d’un couteau. Certes cela n’a pas grande importance dans l’intrigue mais cela permet de lancer le tout très vite et de dépeindre le caractère à la base très mou (nous y reviendrons plus tard) d’Arnie.

Mais voilà, là où le bât blesse fameusement, c’est dans la représentation des adolescents de Carpenter. L’ami John aurait sans doute mieux fait d’engager de vrais ados plutôt que ces acteurs ayant déjà tous presque la trentaine et qui ne sont pas crédibles une seconde en jeunots.

Mais, directement, Carpenter récupère les rennes de l’histoire et l’on n’a pas trop le temps de s’ennuyer puisque Arnie découvre Christine. Et de quelle manière ! Le réalisateur nous abreuve d’une musique totalement angoissante comme il sait si bien le faire (il est aussi l’un des meilleurs compositeurs au Monde) et multiplie les plans fixes d’une voiture, véritable ruine, nommée Christine.

C’est alors qu’intervient la touche fantastique tant attendue ! Au fur et à mesure de la réparation (miraculeuse) de Christine, Arnie change de caractère : il est en guerre avec ses parents, tombe des filles sur qui tout le monde fantasme et entretient une relation pour le moins particulière avec sa bagnole.

Bref, un phénomène étrange se passe et nous procurera quelques frissons d’une étrange intensité ! Au contraire de Trucks et Maximum Overdrive (aussi tirés de Stephen King) qui sont plutôt plats, Carpenter parvient ici à nous livrer un film rythmé et vibrant, alternant émotions et épouvante plutôt intense.

Ainsi, des scènes comme la découverte du saccage de Christine sont à mettre sur le tableau des réussites tant l’intensité dramatique est immense et l’interprétation de Keith Gordon (Arnie) est puissante.

Ces scènes sont donc alternées avec d’autres séquences bien plus jouissives encore puisqu’elles mettent en scène le massacre méthodique de tous ceux qui entravent la relation qu’entretient Christine avec sa « proie », Arnie.

Bref, tout ceci donne lieu à des scènes d’un grand brio comme celle de l’explosion de la station-service, grand moment d’action en puissance. Ajoutons encore à cela des dialogues incroyablement agréables et vulgaires et un final on ne peut plus rythmé et inattendu et l’on obtient….

…Un film sublime à la qualité graphique et sonore incroyable ! Le croisement des deux titans de l’épouvante est donc sans aucun doute à classer au rang des pures réussites ! Comme quoi le génie de deux personnes vaut mieux que celui d’une seule ! Film à se procurer au plus vite !


Critique de Christine - Mécanique infernale
Par : Samuel Tubez

A peine le bouquin sorti, Stephen King et le producteur Richard Kobritz pensaient déjà à John Carpenter pour adapter à l’écran Christine. De son côté, le réalisateur qui venait de se ramasser un bide avec The Thing (rappelons que ce dernier n’a acquis le statut de film culte que bien des années plus tard), saute sur l’occasion pour renouer avec le succès en signant ce projet vendu comme un teen-movie doublé d’un slasher où le tueur est une voiture. Big John décide donc de s’y coller avant tout par intérêt mais, comme à son habitude, il ne va pas faire les choses comme n’importe quel quidam œuvrant pour un gros studio.

Exit l’aspect véritablement horrifique du bouquin de Stephen King (le cadavre zombifié de l’ancien propriétaire revenant hanter le héros), le Christine version cinéma sera avant tout un film basé sur l’obsession et la sexualité. Vu comme ça (des ados + une bagnole rutilante + des tensions sexuelles), le film aurait pu ressembler à n’importe quelle comédie pour ados attardés. Heureusement, on est tout de même dans une adaptation du King, qui plus est, mise en scène par un des plus grands maîtres de l’épouvante pelliculée, s’il vous plaît. Ca commence tranquillement par la présentation de personnages relativement caricaturaux : Arnie, le looser binoclard, son meilleur pote Dennis, le tombeur de filles, Leigh, le joli brin de fille qui provoque la jalousie et la poignée de voyous menée par un tas de muscle répondant au nom de Buddy. Au milieu de l’existence de ce gentil petit groupe va surgir Christine, une Plymouth Fury modèle 1957 qui va directement taper dans l’œil d’Arnie. Pourtant délabré, le véhicule va vite retrouver toute sa jeunesse grâce au jeune homme, qu’elle vampirise littéralement en lui suçant toute son énergie, le transformant presque en zombie (il faut voir l’horrible teint blafard d’Arnie lors du final pour s’en convaincre une fois pour toutes). La bagnole tue à petit feu son propriétaire tandis qu’elle devient de plus en plus…humaine. Ses phares (ses yeux) vous aveuglent dans la nuit tandis que sa radio (sa bouche) crache des vieux tubes d’époque avant de vous rouler dessus. C’est que cette bagnole est une vraie garce, et susceptible en plus !

Arnie, le frustré sexuel écrasé par des parents ultra conservateurs, va de son côté se déniaiser au volant de Christine. L’obsession bien connue des hommes pour leur voiture est ici poussée à son paroxysme. Le fait qu’Arnie aime sa voiture est une chose mais le problème est dans le fait que ce soit réciproque ! Carpenter s’amuse alors à multiplier les sous-entendus sexuels tout le long du film (et ce, dès l’apparition du titre où le sigle Plymouth, véritable triangle vaginal, apparaît à l’écran), allant même jusqu’à nous montrer certains jeux sexuels cocasses entre l’homme et la mécanique (la voiture qui se reconstruit sous les yeux du jeune homme comme si elle lui faisait un strip-tease). Une relation brûlante et destructrice qui se finira de la plus horrible des façons pour les deux amants : Arnie pénétré par un bris de verre et Christine littéralement violée par un Caterpillar qui va et vient sur sa belle carrosserie.

Tout film de commande qu’il est, Christine n’en est pas moins un film captivant. Malgré son monstre mécanique omniprésent, l’œuvre de Carpenter s’attarde davantage sur la relation entre la voiture et son propriétaire, en jouant à fond sur l’ambiguïté sexuelle plutôt que sur l’aspect horrifique du récit d’origine. A une époque où l’artiste faisait un break avec l’horreur pure et dure pour obtenir un peu plus de faveurs de la part des studios (une année après l’adaptation de King, c’est au tour du romantique et optimiste Starman de sortir), Christine fait office de belle transition. Un film peut être mineur dans la filmographie du maître mais des œuvres secondaires de cette classe, on est en droit d’en redemander !

Commentaires sur le film

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

La réalisation de John Carpenter est une nouvelle fois d’excellente qualité. Le film est bien cadencé et l’histoire n’est jamais précipitée. Les effets spéciaux rendent le film extraordinaire. Christine demeure toujours une des meilleures adaptations d’un roman de Stephen King.

22 septembre 2008 à 16:09 | Par Haddonfield
CHRISTINE

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

" EXCELLENT " pour un film des annees 80 !!!!!!

13 mai 2010 à 06:05 | Par Tony62

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

j’aime beaucoup !!!

24 mai 2016 à 14:05 | Par moi

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