Critique de film

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The Children

"The children"
affiche du film

Deux soeurs se retrouvent avec leurs maris et leurs enfants pour passer le réveillon du Nouvel An dans un cottage isolé. Mais la fête dégénère lorsque l’un des enfants commence à présenter des signes de maladie. Il ne tarde pas à contaminer les autres gamins qui se mettent à sauvagement attaquer leurs parents…

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Trailer - The children (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The children - Attention, enfants !
Par : Damien Taymans
Tags : Enfants tueurs

Afin de célébrer en famille le réveillon, deux sœurs se rendent, avec maris, enfants et bagages, dans un petit cottage isolé. Sorties en luge, édification de bonshommes de neige, repas conviviaux, tout est en place pour passer des fêtes de la meilleure manière qui soit. Malheureusement, cette situation idyllique dégénère : l’un des moutards présente des signes de maladie et contamine ses congénères hauts comme trois pommes…

Réalisé par Tom Shankland, auteur de l’intéressant polar noir Waz, et adapté d’une nouvelle de Paul Andrew Williams, The children semble s’inscrire dans la continuité d’Eden Lake, survival britannique dans lequel des ados en déroute menaient la vie dure à un couple d’étrangers venus passer un week-end paradisiaque sur les rives d’un splendide lac. Parallèle d’autant plus aisé que les deux produits émanent de la même patrie et possèdent, sur le papier du moins, un pitch quasiment similaire. Pourtant, les écarts entre l’œuvre de Watkins et celle de Shankland sont nombreux. The children s’enfonce plus profondément dans le politiquement incorrect en optant pour de plus jeunes enfants, censés symboliser l’innocence et en recourant à un resserrement du cadre puisque la violence se manifeste à l’encontre des membres du noyau familial direct (et plus vis-à-vis d’étrangers, émanant de la grande ville de surcroît). A cet égard, la péloche de Shankland renvoie davantage aux Révoltés de l’an 2000 (dont le problème substantiel était formulé plus précisément dans le titre original, ¿Quién puede matar a un niño ?) qu’aux nombreuses autres créations se centrant sur les exactions d’enfants maléfiques prétendument guidés par la volonté de Satan ou par une force extraterrestre.

Lentement, insidieusement, le réalisateur installe son cadre et prend du coup le contrepied des productions actuelles qui enquillent dès les premières minutes une série de meurtres et négligent la tension pure et simple au profit de l’hyper-tension. Chaque séquence est ponctuée de faits en apparence anodins qui contribuent à l’instauration une atmosphère dense, malsaine. Un climax encore renforcé par les vomissements des enfants et par leurs airs aussi troublants qu’ingénus. Puis survient l’apothéose suite au premier accident. La tension devient hystérique, le brouhaha des gamins qui pleurent de concert ruinent les tympans et mènent à un chaos sonore qui mène à la démence. A partir de cette scène charnière extrêmement graphique, le rythme accélère considérablement jusqu’à provoquer l’essoufflement du spectateur qui ne dispose d’aucun temps mort pour reprendre sa respiration. Ereintant et flippant, The children se dote en outre d’une véritable caractérisation de ses personnages qui ne se résument pas à de vagues clichés mais possèdent une aura résolument réaliste. Les adultes, à mille lieues des modèles d’autorité et d’éducation, luttent pour le maintien de l’ordre et laissent éclater au grand jour leurs failles face à une situation dont ils n’ont plus la maîtrise. Bloquée entre des parents déboussolés et une troupe d’enfants maléfique, la jeune Casey, sous ses allures d’ado rebelle, paraît pourtant être la plus saine d’esprit et la plus à même d’enrayer le carnage.

The children ne se contente nullement de reprendre une trame élimée mais réinvente relativement la thématique. En plus d’être irrévérencieuse et de mettre une bonne mandale à la bienséance (les gamins meurent sous l’œil de la caméra notamment), la péloche de Shankland s’avère être l’une des plus flippantes de ces dernières années. Une efficacité telle qu’on pardonnera les quelques approximations qui surviennent ponctuellement çà et là.


Critique de The children - Jeux d’enfants
Par : Geoffrey Marmonier

Décidément, il semblerait que cette année les réalisateurs britanniques ont des problèmes avec la jeunesse. Car après le très dérangeant Eden Lake, voici que débarque The Children, au sujet très proche du célèbre Les Révoltés de l’An 2000. Et si le film du presque débutant (ce n’est que son second long métrage) Tom Shankland n’atteint pas les cimes de son illustre aîné, il s’avère être une bonne surprise, renfermant quelques instants de pure terreur.

L’histoire débute lorsque Elaine, une jeune mère de famille accompagnée de son mari Jonah et de ses trois enfants, se rend dans la maison de sa sœur Chloe (Rachel Shelley, vue entre autres dans The L Word) pour fêter le réveillon. Seule l’ainée, Casey, fait la tête parce qu’elle ne pourra pas aller à la soirée organisée par ses amis. Les retrouvailles se passent bien, les enfants sont heureux de retrouver leurs deux cousins et tous se préparent à passer un bon réveillon. Mais déjà, quelques tensions surgissent. Le benjamin de la famille tousse et crache un liquide visqueux, ce qui effraie sa cousine, mais bien entendu les parents sont trop occupés à discuter pour s’apercevoir de cela et du changement progressif qui s’opère au sein de leur progéniture.

La première bonne idée du film, c’est d’ailleurs de prendre son temps pour installer une ambiance malsaine. On ne sait pas exactement ce qui arrive aux enfants, ni d’où vient cette menace, mais la progression lente et insidieuse du mal ne cesse d’inquiéter. Et puis le réalisateur/scénariste a la bonne idée de proposer pour une fois des personnages pas trop stéréotypés. Les enfants sont d’un naturel hallucinant et ressemblent pour une fois à de vrais enfants (c’est-à-dire qu’ils sont bruyants, capricieux et deviennent ronchons lorsqu’ils sont fatigués) et les adultes sont loin d’être des modèles pour leur progéniture. Entre le père qui rejette à moitié sa fille ainée parce qu’elle est le fruit d’une grossesse non désirée et qui préfère se tourner vers son autre fille, les autres parents prônant le refus de toute violence sur les enfants mais jouant la compétition entre eux pour les faire obéir (avec l’attribution d’étoiles dorées pour les plus méritants), ou encore l’oncle cool mais qui a certainement des idées libidineuses concernant sa nièce et qui n’hésite pas à remballer méchamment son beau-frère, on se retrouve devant un panel assez représentatif de la classe moyenne moderne. Et évidemment, toutes ces petites lâchetés, ces perversions seront amplifiées par la suite des événements.

Shankland prend donc son temps pour poser les bases de son intrigue, présenter ses personnages et préparer le terrain pour l’horreur à venir. Et lorsque celle-ci survient, le réalisateur fait preuve d’un impressionnant sens du montage et de la réalisation. La montée de la tension est graduelle et s’accélère petit à petit jusqu’à culminer dans une scène de mort empreinte d’une terrifiante hystérie et au cours de laquelle les nerfs du spectateur sont mis à très rude épreuve grâce à une musique grinçante et à un sens du rythme parfait. Cette première moitié de film impériale est malheureusement aussi son principal défaut, puisque par la suite le réalisateur peine un peu à retrouver le même niveau. La construction des scènes suivantes est peu ou prou la même, et bien qu’elles soient toujours très efficaces, une fois la surprise du choc initial passée, la mayonnaise prend un peu moins. De plus, la courte durée du film (84 minutes), si elle garantit son efficacité (il faut avouer qu’on ne s’ennuie pas une seconde), empêche d’explorer certaines pistes intéressantes (comme le fait que Casey se retrouve à moitié accusée des crimes de ses cousins) et entraîne parfois quelques raccourcis hasardeux (Casey se met très vite à massacrer ses cousins et Elaine sacrifie sa fille sans trop d’états d’âmes à la fin du film).

Mais malgré ces légers défauts et quelques maladresses imputables certainement à la jeunesse du réalisateur, The Children est une bonne surprise et fait montre d’une grande rigueur de réalisation, sans avoir à verser dans le gore facile. Sachant que le précédent film de Shankland, WΔZ, a déjà fait son petit effet, nul doute qu’il va rapidement devenir un réalisateur à suivre.


Critique de The children - La cité des enfants tordus
Par : Ursula Von Trash

Une maison tapie aux fonds des bois, sous la neige, pour un nouvel An familial, voilà le pitch du nouveau film de Tom Shankland (réalisateur de WAZ). La famille, ce sont deux sœurs, leurs maris respectifs et surtout leurs enfants, quatre bambins et une ado. Le brouhaha intempestif des marmots plonge d’emblée le spectateur dans le cauchemar quotidien de l’élevage infantile. Séquences bruyantes, à la limite du supportable, inefficacité parentale à gérer l’excitation desdits bambins, on n’a alors qu’une seule envie, secouer les gosses pour qu’ils se taisent. Mais suite à un virus qui ne semble toucher que les moins de dix ans, le comportement des enfants se modifie, leurs regards se pervertissent d’une ombre malsaine, leurs bouilles adorables commencent à sérieusement faire flipper, bref ils deviennent des meurtriers en puissance.

Sur la thématique des enfants assassins, déjà brillamment mise en scène par Narciso Ibanez Serrador dans Les Révoltés de l’an 2000 (1976), Shankland donne sa version. L’explication scientifique (des images de globules sanguins infectés, pas très subtile), évite la gratuité des actes et leur enlève ainsi leur puissance. On ne regarde plus les enfants comme des coupables, ce qui était précisément le cas chez Serrador, mais comme des victimes. L’enjeu n’est plus de savoir si un adulte peut tuer un enfant (crime tabou dans les sociétés modernes soumises à l’idéologie de l’enfant roi), mais uniquement la manifestation des actes de violence et de cruauté des mioches.

Alors soyons clair, ils sont vraiment tordus les gamins. Lancer de luge pour exploser le crâne de leur père, vivisection sur le corps d’un adulte, poursuite aux ciseaux, rien n’est épargné aux pauvres parents. Les séquences de meurtres sont toutefois peu crédibles. Sorte de crescendo (visuel et sonore) où plusieurs actions se déroulent en simultané, la lisibilité des scènes en devient compliquée. Scénaristiquement, ce n’est guère mieux. On assiste à la panique des parents face à leurs chérubins, alors même que rien ne permet d’affirmer qu’ils sont dangereux. Lors d’un passage, alors que les enfants ont disparu, et les parents rongés d’inquiétude, on assiste à une mise en scène digne d’un slasher. Une mère, apeurée, se dirige vers une tente dans le jardin enneigé, elle cherche ses enfants donc naturellement elle devrait courir vers la tente où des bruits étranges retentissent. Pourtant elle s’y dirige doucement, et entrouvre la tente comme si elle s’attendait à trouver une scène de crime, et…bingo. Un adulte torturé à mort.

Alors qu’on attend un traitement réaliste (peur puis progressivement compréhension de la situation jusqu’au climax), les signes du slasher sont partout (rythme, musique, cadrage) mais la montée en puissance de la terreur qui permet d’adhérer au genre ne fonctionne pas. Si les jeunes acteurs sont crédibles, ils ont malheureusement perdu leur innocence. La transgression que représentent des enfants criminels est amoindrie par cette perte d’innocence. La scène de la pignata chez Serrador est glaçante car sous couvert d’être encore des enfants (ils rient et jouent) ils massacrent un homme. Rien de tel chez Shankland, qui impose d’emblée ses petits acteurs comme des monstres malades mais jamais comme des enfants.

Il est difficile de filmer la violence enfantine, et Tom Shankland a préféré le versant politiquement correct : ne montrer que le monstre et ses agissements plutôt que regarder un gosse sourire en poignardant un adulte. Problème donc de mise à distance du tabou. Reste un film où des gens (des adultes) se font trucider par d’autres gens (des gamins qui ont perdu leur âme d’enfant). Circulez, il n’y a pas grand-chose à voir.

Commentaires sur le film

Les puritains aussi ont le droit aux films d’horreur.

0 etoiles

Si le film parvient parfois a faire sursauter, certe avec des effets faciles (musique crescendo, personnages surgissant hors cadre ...), il distille pourtant un message douteux typiquement anglo-saxon anti-IVG pour marquer les esprits. Les indices : le tatouage de l’adolescente en hommage a son IVG raté, la symbolique de la poupée placée dans l’abdomen du père. Les enfants eux même sont déresponsabilisés avec l’histoire des bactéries qui rappellent des foetus vengeurs. Les sévices des parents représentent ce que les pauvres foetus ressentent lors de l’IVG. Le message reac est clair et aucune critique ne le mentionne. Arrêtons alors de comparer ce film au bien meilleur Eden Lake. Tom Shankland est un cas intéressant, peut être le nouveau Joel Schumacher, chantre d’une idéologie nauséabonde...

15 mars 2010 à 15:03 | Par bishop
caroline.passon

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

c’est super le film d’orreur av des enfants qui voient des visonts c’est trop bien. Sa serait bien en 3d. GROS-BIZOUS CAROLINE

*
*

21 janvier 2012 à 16:01 | Par passon / carotte
M-i-n-a-b-l-e

0 etoiles

daube Daube !

Extraordinairement nul.
Mise en scène maladroite : mouvements de camera hésitants, montage imprécis, suspense artificiel.
Psychologie des personnages invraisemblable : les parents ont peur de leur enfants sans que rien dans le déroulement des évènements tels qu’ils les perçoivent eux-même ne les autorisent à s’en méfier. La mort spectaculaire et traumatisante de l’un des hommes donne lieu a un ballet incompréhensible des personnages qui vont et qui viennent mollement de l’extérieur à la cuisine et inversement. Les réactions psychologiques sont systématiquement grotesques et on cherche un brin de vraisemblance pour tenir l’ensemble.

7 octobre 2013 à 18:10 | Par Aguirre
M-i-n-a-b-l-e (suite-bis)

0 etoiles

daube Daube !

La direction d’acteurs est catastrophique : les enfants sont des blocs d’inexpression vaguement "Jack-Nicholsonesques" quand ils ne hurlent pas comme des malades mentaux semi-épileptiques. Les adultes quand à eux sont vides. Rien pour provoquer l’identification. La brune joue extrêmement mal. On espère qu’une chose, c’est qu’ils crèvent tous, adultes et gosses, et vite – c’est un vœux que tout spectateur sensé doit formuler des les premières minutes du film et les embrassades proprement hystériques de tout ce joli monde à l’arrivée au chalet.

7 octobre 2013 à 18:10 | Par Aguirre
M-i-n-a-b-l-e (suite-ter)

0 etoiles

daube Daube !

Mille exemples viennent en tête pour illuster l’absence de vérité psychologique dans ce film : la mère qui, après avoir vu le cadavre dans la tente ,se rue pour faire descendre son fils qui joue à 1 mètre du sol sur une échelle (what the fucking fuck ???) ; le femme qui tient son mari trépassé dans les bras et ne pense qu’à aller chercher ses enfants, le rôle exact de l’adolescente, l’évolution psychologique absolument peu claire de la petite fille blonde (elle est aussi très mal dirigée) etc, etc, etc…

Minablilissime

7 octobre 2013 à 18:10 | Par Aguirre

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