Critique de film

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The Child's eye

"The child's eye"
affiche du film

Une série d'événements surnaturels surviennent à un groupe de voyageurs dans un aéroport de Bangkok

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Trailer - The child’s eye (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The child’s eye - Le chien jaune
Par : Damien Taymans
Tags : Asiatique, 3D, BIFFF 2011

Il y a de cela une dizaine d’années, les Bang brothers ont contribué à remettre sur les rails une production de genre hong-kongaise à la dérive. Bangkok dangerous, Abnormal beauty (du seul Oxide) et The eye, record au box-office national, prouvaient que le cinéma HK n’était pas mort et que l’esthétique et la mécanique de l’effet de trouille pouvaient s’allier pour au sein d’oeuvres littéralement effrayantes. Mieux, les frangins avaient restitué au cinéma un langage propre en choisissant pour une grammaire adaptée en fonction de la situation (technique intuitive pour Bangkok dangerous et son héros sourd-muet, voyeurisme affiché pour Ab-normal beauty et son héroïne fascinée par la mort, accentuation sonore pour soutenir l’appréhension de l’ex-aveugle qui recouvre la vue dans The eye). Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et les Pang, partis outre-Pacifique tenter l’aventure à Hollywood y ont sans doute laissé leur créativité. Pour preuve, les récents The messengers ou Bangkok dangerous avec le plus branché des démonstrateurs capillaires.

Leur dernier projet en date, The child’s eye, débarquait d’ailleurs au BIFFF dans l’indifférence la plus totale. L’annonce du premier film d’horreur made in HK à utiliser la 3D stéréoscopique ne faisait même plus ciller les amateurs de genre, gavés par les plus récentes prospections horrifiques tridimensionnelles du type Meurtres à la St Valentin 3D, Scar 3D ou Saw 7. A peine en auraient-ils oublié les envolées de quelques piranhas en plein Spring (ou String ? J’hésite maintenant !) Break offertes par le tandem Aja-Levasseur...

Après un tournage fastidieux, les frérots présentent leur dernier rejeton donc, censé transporter, par l’entremise de la 3D, le spectateur au sein du film et le mettre en contact avec les spectres et monstres qui peuplent la pellicule. En matière de stéréoscopie, The child’s eye ne se montre guère plus entreprenant que les spectacles enfantins du plus désertique des parcs d’attraction. Conjuguée à une mise en scène entièrement tournée vers les jump scares jalonnant un scénario incroyablement prévisible, la technologie s’avère simplement inoffensive. Autant que le monstre, un enfant à tête de chien, gros spoiler de derrière les fagots, visuellement aussi ridicule que les morphings foireux des Visiteurs de Poiré.

Involontairement drôle, aussi effrayant qu’un épisode de Dora l’exploratrice (qui n’a toujours pas su effectuer un choix entre le pont des crocodiles et la montagne magique), The child’s eye constitue le point de non-retour pour les frères Pang qui, en cours d’inspiration depuis quelques années (et le fumeux The eye 10), démontrent qu’ils n’ont plus aucune empreinte visuelle.


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