Critique de film

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Child Eater

"Child Eater"
affiche du film

Le baby-sitting peut s’avérer un véritable cauchemar, surtout pour Helen qui s’occupe de Lucas, un garçon effrayé disant qu'il entend des bruits venant du placard de sa chambre. Peu de temps après avoir fait ces allégations Lucas disparaît, peut-être entre les mains d'un infâme tueur en série surnaturel qui, selon la légende, dévore les yeux des enfants afin de garder sa propre vision. Seule option pour Helen, pénétrer dans le bois sombre et profond où vit le mythique «Mangeur d’enfants» afin de tenter de sauver Lucas...

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Trailer - Child Eater (2016)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Child Eater - Oculus
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2017

En matière de légendes urbaines, chaque patelin est servi, regorgeant d’histoires à faire frémir ressassées par les grands frères aux petits mioches pour les impressionner. Du dentiste sadique arracheur de dents aux malfrats qui explosent un cabot dans le four à micro-ondes, tout le monde a reçu son comptant de terreurs locales qui perdurent de génération en génération. Evidemment, il est certaines histoires plus flippantes que d’autres. Comme cette bicoque anciennement habitée par un gars frappé de dégénérescence maculaire qui voit sa vue disparaître petit à petit. Et qui, frappé de folie, se persuade qu’en dévorant les globes oculaires de ses congénères, il peut peut-être recouvrer le sens qui lui manque. Surtout lorsque les yeux sont frais et qu’ils appartiennent à des gosses. Et ça tombe plutôt à point nommé vu que ladite maison est habitée par un marmot et que ses parents sont de sortie...

A l’instar du suédois David F. Sandberg et de son Lights Out (un court flippant apparu sur la toile courant 2013), Erlingur Thoroddsen a su convaincre l’industrie du genre avec Child Eater, son court-métrage de 2012 qui s’offre les honneurs du format long. Armé d’un budget limité, l’Islandais capitalise essentiellement sur le design de son croque-mitaine, plutôt bien foutu, et sur une pléiade d’effets gore multipliant à raison les énucléations. Hélas, malgré un format ramassé (82 minutes à peine), le métrage s’enlise dans ces sous-bois où le boogeyman et ses victimes se livrent un combat sans merci. Le background du tueur est à peine développé (quelques lignes de dialogue assénées par la flicaille) que déjà la partie de chasse est lancée avec son lot de raisiné et de globes extraits. Les seuls temps morts concerneront la situation de la jeune héroïne Helen (Cait Bliss), fraîchement enceinte et prête à assumer seule cet enfant non-désiré. De là à ce que ce petit être se transforme en héroïne résolue à sa survie, il n’y a qu’un pas que le réalisateur/scénariste opère sans le moindre problème mais au détriment d’autres enjeux tout aussi significatifs (le gamin, on s’en soucie peu en définitive, alors que c’est le point nodal de l’intrigue...).

Il est de ces œuvres dont on se dit qu’elles sont intéressantes mais auraient mérité un format plus court. Child Eater aurait pu conserver son format court tout simplement. Le croque-mitaine au look très Jeepers Creepers se montre inefficient dans un récit lacunaire et trop convenu.


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