Critique de film

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Le Chaperon Rouge

"Red Riding Hood"
affiche du film

Dans une histoire inspirée d’un célèbre conte de fées, une adolescente se retrouve en grand danger quand son village décide de chasser les loups-garous qui terrorisent la population à chaque pleine lune. Dans un endroit où tout le monde a un secret et est suspect, notre héroïne doit apprendre à suivre son coeur et trouver en qui elle peut avoir confiance.

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Trailer - Le Chaperon rouge (2011)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le chaperon rouge - Qui a peur du grand méchant loup ? C’est pas nous !
Par : Damien Taymans
Tags : Loups-garous

Les parents de Valerie ont pour projet de l’offrir en épousailles à Henry mais celle-ci est déjà amoureuse de Peter, son ami d’enfance avec lequel elle batifole à l’abri des regards. Pendant que ces intrigues amoureuses se lacent et se délassent, un vilain loup-garou persécute les habitants du village et courtise également Valérie qu’il désire emmener avec lui. Les villageois ne supportant plus que la donzelle draine toutes les bêtes à poils durs des environs, ils décident de la châtier et de se débarrasser une bonne fois pour toutes de l’encombrante...

Un casting alléchant (Amanda Seyfried en ersatz sensuel du Petit Chaperon rouge, Gary Oldman en missionnaire anti-lycanthrope, auxquels il convient d’ajouter Julie Christie et Michael Hogan), David Leslie Johnson, scénariste d’Orphan, à l’écriture d’une variation d’un des plus célèbres contes des frères Grimm au sous-texte érotique prégnant et une réalisatrice familière des hurleurs de la pleine lune, autant d’atouts qui sonnaient, sur papier, comme une promesse. A l’écran, la réalité est tout autre. Beaucoup trop proche, au niveau de sa mise en scène et du traitement des personnages, de Twilight, Le chaperon rouge tue dans l’oeuf tout potentiel d’irrévérence pour se fondre dans le moule du sentimentalisme doucereux à destination du public adolescent.

Enrobée de guimauve, nappée d’eau de rose, l’intrigue à l’origine (pseudo-)fantastique se métamorphose en une histoire d’amour pour pré-pubères totalement aseptisée. Dans cette confiserie sucrée à l’excès, même les contre-emplois (Oldman meurtri revêtant la cape de l’archidiacre pour pourfendre les loups-garous) contraignent à l’écœurement, les dialogues mielleux et insipides aboutissant enfin au spasme oesophagique ultime, inévitable prélude à l’indigestion cinéphilique.

Pourtant à l’aise sur le terrain des amourettes adolescentes sacrosaintes dans lesquelles les jeunes vierges barricadent leur intimité aussi férocement que les vigiles entravent l’accès aux grottes de Lascaux les jours d’averses, Catherine Hardwicke sert ici une œuvrette de peu d’intérêt, à peine capable d’émoustiller les acnéiques encore vierges aux logorrhées éthérées de Bella et Edward. Pour ceux et celles qui ont déjà vu le loup ailleurs, à la scène comme à la ville, Le chaperon rouge s’avère bien pudibond...


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