Scream queen

Caroline Munro

13 mai 2012 | Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)

Toujours aussi rayonnante, malgré le poids des années (62 ans tout de même), la sublime Caroline Munro était présente il y a peu à la 2ème Convention d’Anvers, qu’elle illumina de sa prestance et sa sympathie. L’occasion était trop belle de lui rendre hommage via notre habituelle rubrique “Scream Queen of the Week”.

Caroline Munro est née le 16 janvier 1950 à Windsor, au Royaume-Uni. En 1966, sa mère (photographe) décida d’envoyer des portraits de sa fille au concours “Face of the Year” du journal The Evening News. Par ce biais, après des études infructueuses dans une école d’Art, elle fut remarquée par le grand photographe David Bailey et un de ses clichés remporta le premier prix. A 17 ans, elle posa pour le magazine Vogue, avant d’enchaîner avec une imposante série de portfolios mode, couvertures de magazines et publicités, dont une collaboration de 10 ans avec la marque de spiritueux “Lamb’s Navy Rum”, placardant son image aux quatre coins du pays.

A l’écran, après avoir expérimenté dès 1966 l’anonymat de la figuration dans la comédie Fumo di Londra (Alberto Sordi) et le court-métrage G.G. Passion (David Bailey), on l’aperçoit subrepticement en 1967 parmi le casting pléthorique de Casino Royale (Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath, Robert Parrish et Richard Talmadge !), avant de la retrouver aux côtés de Richard Widmark dans la “western comedy” Gun Crazy (Richard Quine, 1969), pour un rôle enfin conséquent, qui marque le véritable point de départ de sa carrière.

Sa relation passionnelle avec le genre fantastique - qui le lui rend bien - naît en 1971 avec L’abominable Dr. Phibes (The Abominable Dr. Phibes, Robert Fuest), dont elle partage l’affiche avec le grand Vincent Price. Elle reprendra d’ailleurs le rôle de Victoria Regina Phibes dans Le retour de l’abominable Dr. Phibes (Dr. Phibes Rises Again, Robert Fuest, 1972).

Par la suite, les spectateurs pourront admirer son physique de rêve dans Dracula ’73 (Dracula A.D. 1972, Alan Gibson, 1972) - qui marque sa première collaboration avec la mythique Hammer Film, le film d’aventure Le voyage fantastique de Sinbad (The Golden Voyage of Sinbad, Gordon Hessler, 1973), Capitaine Kronos : Tueur de vampires (Captain Kronos - Vampire Hunter, Brian Clemens, 1974), Evil Baby (alias I Don’t Want To Be Born, Peter Sasdy, 1975), ou encore Centre terre, septième continent (At the Earth’s Core, Kevin Connor, 1976), soit autant d’œuvres où son tempérament de feu fait des merveilles.

1977 restera comme l’année de sa découverte par le grand public, au travers du Bondien L’espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me, Lewis Gilbert) - où Roger Moore n’a que l’embarras du choix entre la non-moins sculpturale Barbara Bach et elle - mais aussi la série “so british” Chapeau melon et bottes de cuir (The New Avengers). Néanmoins, les fanboys aux poils drus se souviennent forcément de la belle pour ses rôles dans le cultissime space opera kitsch Starcrash (aka Le choc des étoiles, Luigi Cozzi, 1978) et l’éprouvant Maniac (William Lustig, 1980), sondant les tréfonds de l’âme torturée d’un serial killer campé par le regretté Joe Spinell.

Les plus pointus se remémoreront sans doute ses prestations dans le slasher Slaughter High (Le jour des fous, George Dugdale, Mark Ezra & Peter Litten, 1986), le très bis Les prédateurs de la nuit (Faceless, Jesus Franco, 1987), l’horrifique Il gatto nero (Luigi Cozzi, 1989) - énième adaptation des écrits d’Edgar Allan Poe, et le drame To Die For (Peter Litten, 1994).

Présente dans quelques “horror B movies” qui ne la méritent pas (Flesh for the Beast, 2003, The Absence of Light, 2006) et capitalisent sur sa notoriété auprès des fans du genre, Caroline Munro fera son grand retour dans le musical décalé Eldorado (Richard Driscoll, 2012), au casting trois étoiles (Daryl Hannah, Peter O’Toole, David Carradine, Jeff Fahey, Michael Madsen, …) et toujours inédit dans nos contrées grisâtres. En 2013, on devrait pareillement la recroiser dans l’obscur Crying Wolf du “newbie” Tony Jopia (DeadTime).

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