Critique de film

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Captivity

"Captivity"
affiche du film

Jennifer Tree est la nouvelle top que s'arrachent les photographes et couturiers new-yorkais. La fille qui fait rêver le grand public... pour le meilleur et pour le pire. Un soir, Jennifer est suivie dans la rue par un homme, qui parvient à la droguer. Elle se réveille dans une cellule, préparée à son intention et remplie d'objets personnels volés dans son appartement. Son ravisseur l'oblige à regarder des vidéos de femmes torturées dans cette cellule, avant de la soumettre elle-même jour après jour à d'horribles sévices. Durant son calvaire, Jennifer découvre qu'elle n'est pas seule. Un jeune homme, Gary, est également retenu en captivité dans la pièce voisine. Elle entre en contact avec lui, dans l'espoir de trouver une issue à son cauchemar.

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Trailer - Captivity (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Captivity - Saw 5 ?
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Quand on parle de Roland Joffé, on pense à de grandes œuvres telle que La Déchirure ou encore le sublime Mission, et même le fun Super Mario Bros. Mais on est loin d’imaginer que le réalisateur peut se retrouver aux commandes d’un film d’horreur de commande.

C’est bien connu, Saw a fait office de révolution dans le monde du cinéma d’horreur, ouvrant les portes à un nouveau genre, plus violent et sadique que jamais. Fleurant la bonne odeur des dollars, les producteurs se sont empressés d’en faire tout un tas de suites qui a épuisé complètement le filon. Il était tout aussi naturel que d’autres producteurs s’y intéressent et nous en livrant des ersatz. C’est exactement ce qu’est Captivity, un copier/coller des Saw et de leurs idées. On commence par une suite d’images flashs, montrant de façon très peu explicative les méfaits du tueur. Au menu : torture sadique, victime suppliante et tout le tremblement. On enchaîne par un enlèvement tout aussi lisible, de la lumière, des ombres, on ne comprend rien. Le tout pour arriver au but du film. Enfermer Elisha Cuthbert dans une cage de verre sous les yeux d’un pervers méchamment inventif. On assiste donc à toute une suite de tortures physiques, mais qui tendent plus à rester dans le psychologique (Oh mon dieu, ne tuez pas mon chien, je vous en prie !). Le tueur est censé jouer avec les nerfs de l’héroïne et les nôtres, mais c’est raté. Les rebondissements sont gros comme une maison, Elisha Cuthbert est aussi expressive que son chien. Et l’arrivée du second personnage finit d’enfoncer le film dans la médiocrité. On a même le droit alors à une petite love story à travers un mur de verre. Bref vous l’aurez compris, on frise le ridicule, le film n’est pas relevé par des scènes gores ou de torture. Technique qui marche, puisqu’elle a fait le succès des Saw : quand on n’a plus de scénario, montrez des tripes et des cerveaux, ça suffit à combler nos envies de sadisme et à faire parler du film.

Captivity ne serait pas ce qu’il est si on avait pas eu le droit au fameux twist final, très en vogue depuis le succès de vous savez qui. Bref, ici, ça tombe à plat comme tout le reste du film, et les scènes finales, censées être l’apothéose du film, ne sont qu’une succession de plans inintéressants et de meurtres plats. Le comble de la connerie doit provenir d’une scène hilarante : l’héroïne apeurée entre dans une pièce, ferme la porte et la bloque avec un tas d’objet, le méchant tueur à ses trousses, ouvre la porte de l’extérieur et entre sans problème ! Le comble du ridicule.

En un mot, rien à retenir de cette série B, ni fun, ni gore, ni sexy. Une très pâle copie de son modèle, porté par des acteurs non dirigés et un réalisateur visiblement en manque d’argent et d’inspiration, à éviter.


Critique de Captivity - Catastrophy !
Par : Gore Sliclez

Nanti d’une réputation sulfureuse suite à une campagne d’affichage publicitaire jugée trop violente, ce grand buzz avait de quoi attirer de nombreuses attentions et pas seulement du côté des amateurs de films de genre. Un nom comme celui de Roland Joffé derrière la réalisation forcément ça accroche mais on ne peut néanmoins se demander quand même ce qu’il pouvait bien faire dans une telle production dont le sujet est aux antipodes de sa filmographie élogieuse. C’était osé voire culotté mais cela ne devait en rien créer une polémique quant à sa volonté de tourner pour une fois un film de genre traitant de la torture sous prétexte que Joffé avait réalisé des chefs-d’œuvre comme The Mission (1986) ou The Killing Fields (1984) soit des films engagés traitant de la condition humaine très en vogue dans des années 80.

Se basant sur le travail scénaristique de Larry Cohen (Cellular, Maniac Cop ou encore Body Snatchers) on pouvait raisonnablement s’attendre à tout mais… mais hélas pas à ça !
Roland Joffé a beaucoup misé sur ce film et se retrouve un peu Gros Jean comme devant au final et donc forcément dépecé gaiement par une critique qui n’attendait que cela.

Dans un jeu terrifiant du chat et de la souris, un homme séquestre dans une habitation totalement adaptée à ses sombres desseins une starlette dans le seul but d’en faire ce qu’il veut.
Certes, si au départ le scénario n’est pas original (mais existe-t-il encore des scénarios originaux ?), le sujet, s’il est bien adapté, peut faire l’objet d’un bon thriller psychologique voire d’un film d’horreur gore. Mais voilà le problème avec Captivity c’est qu’à aucun moment on ne sait dans quel genre on navigue et ce non dans un but de twist scénaristique renversant mais tout simplement parce que le réalisateur lui-même ne semble pas savoir vers quoi il se dirige. Passons l’interprétation très Paris Hilton et donc très horripilante d’Elisha Cuthbert pour se focaliser sur cette mise en scène laborieuse du réalisateur anglais qui tente de cacher par des gadgets high-tech son incapacité à faire monter une tension ce qui pour un film d’horreur est plutôt un comble vous en conviendrez.

On tente bien ici et là d’y voir une once d’originalité, d’innovation dans un genre pourtant éculé mais non, on reste constamment sur sa fin à l’instar du pseudo tortionnaire dont on connaît l’identité trop vite manquant là une nouvelle fois la possibilité d’un certain suspens. Rien n’est mené à terme dans les différentes scènes d’actions toutes relatives et donc tout semble désespérément mou, profondément ennuyeux. On ne vous parlera même pas de ces nombreuses invraisemblances grotesques dont notamment cette scène d’amour complètement déplacée compte tenu de la situation dans laquelle se trouvent plongés nos victimes du rapt. L’adrénaline ça booste c’est bien connu !!
Les scènes de tortures étonnamment supprimées dans une version Director’s cut plaident justement pour cette incapacité de la production à nous dire à quel genre de film nous avons droit offrant ainsi un cafouillage invraisemblable tuant irrémédiablement le film. David Slade dans Hard Candy (2006) nous avait, quant à lui, offert un film de torture psychologique de toute grande beauté sans l’utilisation du moindre artifice et grâce à une mise en scène sobre mais terriblement efficace.

Rien de tout cela ici donc pour ce pétard mouillé, grand navet de l’année 2007 qui ne relancera donc pas la carrière d’un bon réalisateur et ne lancera pas Cuthbert comme nouvelle Scream Queen. Grosse déception donc…


Critique de Captivity - Tu sais ce que joffé moi de ce film ?
Par : Damien Taymans

Roland Joffé n’est pas un amateur. Que du contraire ! Nominé aux Oscars pour The Mission et The Killing Fields, couronné de la Palme d’or à deux reprises pour The Mission, le réalisateur anglais a assez de bagages derrière lui que pour surprendre à nouveau. Aussi lorsqu’il s’accompagne de Larry Cohen (Le monstre est vivant, Meurtres sous contrôles) au scénario, on se dit que Captivity sera un grand moment… Pourtant, le film ne reçoit que de très rares critiques positives et est largement descendu par la majorité des critiques. Sans vouloir rentrer dans le clan des moutons qui ne font que suivre l’avis des autres, je me dois pourtant de signaler que je n’ai pas non plus apprécié le film. Mais, histoire d’exciter certains marginaux, je vais commencer par en énumérer les points positifs.

Captivity est un thriller portant sur l’état de captive d’une jeune femme au faîte de la célébrité. La prisonnière se voit confinée entre quatre murs très serrés et ne possède dans sa geôle qu’une télévision pour oublier son statut de prisonnière ainsi que quelques rencontres rapides avec son ravisseur beaucoup moins alléchantes. Joffé a l’excellente idée de rendre le huis clos réellement éreintant afin de nous induire dans cette manipulation infernale. Tout est alors mis en œuvre de manière assez brillante pour nous faire étouffer dans ce lieu exigu. Décors ternes, obscurité omniprésente, insalubrité criante, le tout amplifié par l’utilisation continuelle de close-up destinés à resserrer davantage la cage déjà claustrophobique.

De même, on saluera les multiples expériences (qu’on nous promettait gore mais bon !) du ravisseur qui s’amuse à rendre la captive totalement folle en jouant avec elle, en la torturant et en lui assénant des dérives psychologiques importantes. Cette pratique contraste avec les apports sanglants des Saw et Hostel destinés aux amateurs d’hémoglobine et de membres arrachés. La torture ici revêt une apparence plus insidieuse grâce aux perturbations psychologiques qu’elle entraîne. Les sens de Jennifer sont mis à rude épreuve comme l’illustre parfaitement cette vision paradisiaque projetée sur le mur et rapidement enlevée pour ramener la prisonnière à son lugubre fardeau.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et celle de Captivity est toute proche. Le métrage sonne le glas dès le début de sa deuxième partie centrée sur sa rencontre avec le prisonnier de la cellule d’à côté. L’action se fait alors moins rythmée, la mise en scène moins suffocante et l’intrigue se banalise à la vitesse de l’éclair. Voilà que du thriller psychologique nous glissons vers le drame romantique. Joffé ne fait plus que dépeindre les amourettes des deux détenus, relation d’un ennui profond surtout au vu du peu d’alchimie mis en avant par les deux acteurs bouleversant de vacuité. Les dialogues nauséabonds viennent agrémenter les effets indigestes. On ressent plus d’émotions devant le clip d’Axel Bauer et de Zazie, c’est tout dire !

Vient enfin la cerise sur le gâteau avec cette dernière partie d’un niveau pitoyable. No man’s land des émotions, cette dernière partie tombe dans la niaiserie la plus confondante. Chargé d’un twist gerbant et dont on avait senti l’odeur depuis quelques minutes, le film perd toute crédibilité lorsque l’héroïne se met à faire les choses les plus absurdes pour échapper à son ravisseur. Et vas-y que je cours partout. Et vas-y que je retourne dans ma cage pour me protéger… Joffé termine donc de se foutre de notre gueule après une bonne heure de louvoiements inutiles.

Malgré un excellent commencement, Captivity n’en mène pas large très longtemps et n’offre au final qu’une bonne vingtaine de minutes intéressantes. C’est trop peu pour un réal de cette trempe…

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