Critique de film

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La Cabane dans les bois

"The cabin in the woods"
affiche du film

Une version singulière de la traditionnelle cabane perdue dans les bois

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Trailer - The cabin in the woods (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de La Cabane dans les bois - Horror All-stars
Par : Samuel Tubez
Tags : Zombies, Slasher, Monstres, BIFFF 2012

Après avoir parfaitement rempli son cahier de charges super héroïque avec les Avengers, Joss Whedon reste plus que jamais d’actualité avec La Cabane dans les bois (où il officie en tant que scénariste et producteur), ce fameux film d’horreur « méta » qui compte bien nous la jouer petit malin pour nous laisser bouche-bée à la sortie de la salle.

Tout commence dans une bonne vieille casserole : une blonde un peu coconne (Anna Underbelly Hutchinson), un sportif pas très fute-fute non plus (Chris Thor Hemsworth), un intello (Jesse Grey’s Anatomy Williams), une vierge effarouchée (Kristen As the World Turns Connolly) et un fumeur de joints (Fran Dollhouse Kranz) vont passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois où ils seront les victimes d’une menace surnaturelle les décimant un à un.

Ça vous dit quelque chose ? Normal, La Cabane dans les bois contient tous les stéréotypes du film d’horreur et empile les références (Evil Dead en tête) pour mieux les contourner lors d’un twist final aussi jouissif que prévisible. En effet, si la surprise dont il est question est perçue très tôt (les savoureux dialogues entre les deux scientifiques qui tirent les ficelles nous vendent rapidement la mèche), elle n’en gâche pas pour autant le plaisir perçu lors des évènements survenant dans cette démentielle cabane finalement pas comme les autres. En nous plongeant dans une ambiance de grand complot et de manipulation médiatisée, son réalisateur et co-scénariste Drew Goddard (responsable des scripts de Lost, Alias et Cloverfield, un malin, donc), pousse la réflexion sur le genre horrifique mais, loin de vouloir se la jouer trop sérieux, n’en oublie pas d’adopter un ton humoristique, parsemant de bout en bout le film d’une bonne dose de cynisme. Du coup, La Cabane dans les bois est au final bien plus drôle et fun que véritablement effrayant, n’hésitant cependant pas une seconde à verser dans le gore assumé. Intelligent et respectueux à 200 %, le métrage est ainsi un incroyable hommage aux films d’horreur des années 80-90 qui assume pleinement son concept improbable, allant jusqu’au bout de celui-ci pour le plus grand plaisir des amoureux du genre qui devraient particulièrement se régaler lors d’un final dantesque dont on reparlera encore dans plusieurs années. On ne voudrait évidemment pas gâcher le plaisir en dévoilant trop de choses, mais pour être tout à fait honnête, il est de notre tâche de vous prévenir que le film n’est pas exempt de défauts (attention ici commencent de sérieux SPOILERS). En effet, le divertissement proposé est très inégal (la première partie souffre parfois de son trop plein de stéréotypes, les sfx sont parfois grossiers lors de la monstrueuse débauche finale) et n’est en définitive pas si original que cela, puisqu’il ne fait que recycler, voire tout simplement regrouper, dans une espèce de mix entre le Cube de Vincenzo Natali et le Waxwork d’Anthony Hickox, un bestiaire que les initiés connaissent sur le bout des doigts. Rien de littéralement innovant en somme, mais l’utilisation qui en est fait est suffisamment maîtrisée et assumée pour emporter l’adhésion des fantasticophiles avertis qui devraient prendre leur pied devant ce spectacle total, sorte de film de monstres ultime.

Inégal, fun, malin, jusqu’au-boutiste, saignant, généreux et ultra-référentiel (parfois même jusqu’à en perdre sa propre identité), Cabin in the Woods débouche sur une formidable orgie horrifique. Une excellente série B aux succulents relents 80/90’s qui n’est pas sans nous rappeler la saveur d’un Waxwork et de sa suite, Perdu dans le temps, encore plus déjantée.


Critique de La Cabane dans les bois
Par : Geoffrey Marmonier

ATTENTION SPOILERS

La Cabane dans les Bois est un film qui revient de loin. Produit par la MGM, le film n’a initialement pas pu être diffusé suite aux gros soucis financiers de la major. Deux ans plus tard, c’est finalement Lionsgate qui permet au long métrage de gagner les écrans du monde entier. Rédiger une critique de ce film relève de la gageure. Il est en effet très fortement conseillé de découvrir le film avec un esprit vierge et en en connaissant le moins possible sur l’intrigue, pour pouvoir pleinement l’apprécier (fort heureusement, la bande-annonce disponible depuis plusieurs mois sur le net ne spoile finalement quasiment rien du film, la plupart des images de celle-ci étant tirées des vingt premières minutes). Votre serviteur va néanmoins tenter de relever le défi, en s’efforçant de ne dévoiler aucun moment clé de l’intrigue au-delà du premier quart d’heure.

Pourquoi les personnages de films d’horreur agissent-ils de façon aussi stupide et stéréotypée ? Pourquoi se séparent-ils au lieu de rester groupés ? Pourquoi la vierge est-elle toujours celle qui survit à la fin, et son amie qui couche est-elle la première à se faire tuer ? Autant de questions existentielles que tout fan d’horreur (ou simple spectateur occasionnel du genre) s’est un jour posées… Et autant de questions auxquelles Drew Goddard et Joss Whedon (créateur de Buffy, Angel et Dollhouse), tous deux co-scénaristes de La Cabane dans les Bois, vont tenter de répondre à leur manière.

Pour ce faire, ils vont se baser sur un pitch des plus simple : cinq étudiants, un chalet isolé dans les bois, une terrible malédiction… Une trame classique, banale, déjà vue des centaines de fois, dans de plus ou moins bons films, que Goddard et Whedon vont s’amuser à pervertir dès les premières secondes. Ils ajoutent un protagoniste supplémentaire, une mystérieuse organisation aux installations à la pointe de la technologie, et semblant contrôler tous les événements arrivant au petit groupe, de la découverte des objets lançant la malédiction jusqu’au comportement des héros. On retrouve là tout particulièrement la patte de Whedon, le créateur de Buffy étant friand du mélange surnaturel-hi tech (Dollhouse, Buffy et Angel comportent toutes leurs organisations clandestines jouant avec les forces occultes). Cette astuce scénaristique permet au film de dérouler une intrigue ultra-classique (on retrouve toutes les grandes étapes de n’importe quel slasher, ordre des morts et sursaut final compris) tout en se moquant des limites et clichés uses jusqu’à la corde par les mauvais films de genre (l’hilarant détournement de la classique scène de la station service, avec son pompiste peu accueillant). Les nombreux détournements font la plupart du temps mouche, et on rit de bon cœur, mais jamais au dépend des personnages, le film ayant le bon gout de ne jamais tomber dans le cynisme. On se moque ici plutôt du manque d’imagination des scénaristes ou de la frilosité des studios hésitant à investir dans des idées novatrices. On sent du début à la fin du film que celui-ci a été écrit par des gens aimant énormément le cinéma d’horreur, comme en témoignent les très nombreux clins d’œil destinés aux fans attentifs (on navigue de classiques comme Evil Dead et Hellraiser à de grosses séries Z avec serpents géants, en passant par La Main qui tue, House et Ghosts of Mars).

L’autre force de La Cabane dans les Bois, c’est que malgré son côté parodique, il n’oublie pas d’être aussi un vrai film d’horreur. On sursaute souvent (même si on n’est pas agrippé à son siège), et, chose rare pour un slasher/survival, on se prend très rapidement d’affection pour les héros. Grâce à cette idée de l’organisation mettant en scène le massacre (dans un but que l’on ne dévoilera pas ici), Whedon et Goddard s’interrogent sur les idées de destinée et sur la prédétermination imposée par les clichés appliqués par les mauvais films d’horreur. Du coup, chaque mort, aussi téléphonée soit elle, fait vraiment mal, de par l’injustice de celle-ci, et on se prend souvent à espérer que les survivants vont s’en sortir, malgré la toile d’araignée dans laquelle ils sont englués. Malin, le scénario du tandem évite de griller rapidement toutes ses cartouches, et le spectateur va de surprise en surprise, jusqu’à une dernière demi-heure de folie, virant au bain de sang tout simplement jouissif (les amateurs de belles créatures devraient être ravis) et se concluant sur un final des plus culottés.

Difficile aussi de passer sous silence la maîtrise de Drew Goddard en termes de réalisation, le jeune metteur en scène mettant en boite pour son coup d’essai de nombreuses séquences de suspense très réussies, ainsi qu’un certain nombres d’images marquantes et plutôt inédites (voir la scène de l’ascenseur, à la fois magnifique, terrifiante et tragique). Le casting est aussi pour beaucoup dans la réussite du film, les jeunes acteurs étant tous très convaincants et attachants, notamment Chris Hemsworth (Thor), et surtout Fran Kranz, échappé de Dollhouse, qui incarne le rigolo de service sans tomber dans la lourdeur. On sent que Whedon, en tant que producteur, a dû émettre quelques idées niveau casting, puisqu’on retrouve plusieurs acteurs récurrents de ses séries, comme Amy Acker.

Vous l’aurez compris, La Cabane dans les Bois est un vrai coup de cœur. Un film marchant sur les traces du Scream de Wes Craven, en mixant avec intelligence horreur, humour et analyse du genre dans un tour de train fantôme virtuose, tout en ne prenant jamais le genre de haut. A découvrir de toute urgence, en espérant que Drew Godard continue sur cette lancée et ne connaisse pas les mêmes déboires pour son prochain film…


Commentaires sur le film

Une première réalisation plutôt réussie pour Drew Godard

3 etoiles

Drew Goddard a décidément des idées de scénario vraiment originales et ça fait plaisir. Tout débute pourtant avec des clichés vu un million de fois : la bande de teenagers (avec le fumeur d’herbe, la jolie poupée, le sportif, le type zarbi à qui on demande le chemin etc..), heureusement ce n’est qu’un clin d’oeil aux milliers de séries B du genre, et les hommages (réussis) ne manquent pas dans cette réalisation. La suite nous plonge dans un délire total, un véritable exercice de style !
Il y a toutefois des points négatifs : Le nombre de scènes qui se déroulent dans un noir... Trop noir, et puis si le but premier d’un tel film reste de "faire peur" de ce côté là ce n’est pas vraiment une réussite. Sinon ça vaut vraiment la peine de faire un détour par cette cabane dans les boi</

25 janvier 2013 à 12:01 | Par Marc taton

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