CYCLES

CYCLE CHASSEURS DE FANTOMES - SOS Fantômes (1984)

15 août 2013 | Par : Nicolas Zinque

L’année 1984 voit débarquer SOS Fantômes, premier film d’une franchise qui allait marquer les quinze années suivantes. Cette comédie fantastique avait tout pour s’imposer : un concept original, des personnages attachants et une bande-son inoubliable. Servi par un marketing diaboliquement travaillé, SOS Fantômes est parvenu à créer une identité qui perdure encore aujourd’hui...

Après une séquence introductive, qui ne manque pas de déjà faire résonner les premières notes du hit de Ray Parker Jr. et de présenter le titre stylisé du film, le spectateur fait la rencontre de trois professeurs travaillant pour le département psychologie, section « études paranormales » de la Colombia University. Deux minutes suffisent pour nous faire comprendre que non seulement le docteur Peter Venkman (Bill Murray) n’est qu’un tocard, mais qu’il se sert en plus de ses fausses expériences pour amadouer ses étudiantes. Et les deux autres ne sont pas en reste. Outre ce monsieur-je-drague-tout-ce-qui-passe, nous faisons connaissance avec le Dr. Ray(mond) Stantz (Dan Aykroyd) dont l’attirance presque charnelle pour les fantômes a de quoi faire frémir et le Dr. Egon Spengler (Harold Ramis), plus sérieux et coincé qu’une encyclopédie. Alors qu’une première apparition fantomatique semble enfin justifier leurs travaux, les trois explorateurs du paranormal se font mettre à la porte de l’université. Qu’à cela ne tienne, ils créent leur entreprise de chasseurs de fantômes, spot télé à l’appui. Merci Ray, le naïf de la bande, d’avoir hypothéqué la maison de tes parents.

Le film suit la montée en puissance des Ghostbusters (auxquels s’ajoute Winston Zeddemore, interprété par Ernie Hudson), de leur première rencontre avec ce spectre glouton (qui deviendra par la suite l’icône d’une des séries animées) à leur affrontement final avec Gozer, dieu sumérien porteur de l’apocalypse. Le récit fait également intervenir Dana Barett (Sigourney Weaver), toute première cliente et étroitement mêlée à l’avènement de Gozer. Tout semble couler de source et aller le plus facilement du monde, dans ce New York des années 80. Les Ghostbusters n’ont nulle peine à s’armer avec du matériel nucléaire expérimental !
Bien sûr, le film possède ses défauts, comme cette fin longuette et manquant de réelle bravoure. Bien sûr, l’intrigue un peu lente, est symptomatique de beaucoup de films des années 80. Bien sûr, Gozer et ses éclairs (l’arme préférée des méchants démoniaques de l’époque) reflète des effets spéciaux qui ont évidemment pris un coup de vieux. Pourtant, SOS Fantômes est toujours aussi drôle à regarder. Les bons mots de Venkman, la frigidité de Spengler et les phantasmes de Ray (la séquence hilarante du rêve avec le spectre !) n’ont rien perdu de leur efficacité ! Chaque scène, ou presque, possède sa phrase culte !

If it’s somethin’ weird an’ it don’t look good, who ya gonna call ? Ghostbusters !

SOS Fantômes, c’est une identité visuelle et un design qui pourraient presque faire penser que les Ghostbusters sont des supers héros issus d’un comics, avec leur costume et leur équipement (le proton pack), ainsi que leur mythique véhicule Ecto-1, sagement parquée dans leur Q.G. ! Les effets spéciaux du flux de protons ne manquent d’ailleurs pas d’y faire penser. Plus qu’un film, c’est un univers qui s’étend au-delà même du métrage et qui possède sa propre mythologie avec ses divinités maléfiques (Gozer, Zuul).

SOS Fantômes avait frappé un grand coup marketing à sa sortie, avec, par exemple, cette bande-annonce qui vous conviait à appeler un numéro de téléphone, bien réel, et qui débouchait sur un message pré-enregistré de Bill Murray et Dan Aykroyd. Il a surtout donné naissance à une licence lucrative et populaire, qui s’est imposée jusqu’à la fin de la décennie suivante grâce à une suite sur grand écran (1989) et grâce à ses deux séries animées. La première, SOS Fantômes (The Real Ghostbusters en v.o.), produite de 1986 à 1991, prolonge le premier film et fait intervenir le glouton vert, Bouffe-Tout (Slimer), en tant qu’allié. Il devient en quelque sorte la mascotte de la compagnie. Extrêmes Ghostbusters (Extremes Ghostbusters) propose de son côté 40 épisodes en 1997 (1998 pour la France). La bonne cohérence de l’univers est assurée par Dan Aykroyd et Harold Ramis, déjà scénaristes du film.

SOS Fantômes a eu un impact culturel énorme pour les spectateurs, mais il a également apporté une renommée importante à la plupart de ses acteurs, leur ouvrant incontestablement des portes. Bill Murray, Dan Aykroyd, Harold Ramis, Sigourney Weaver, autant de noms associés à des films à succès. Le réalisateur, Ivan Reitman, connaitra, lui, une carrière prolifique (mais de qualité variable) dans le registre de la comédie. Enfin, Ray Parker Jr., compositeur de la chanson Ghotbusters, n’est pas le dernier à avoir profité du succès du film !

Sans conteste les chasseurs de fantômes les plus réputés de la culture populaire, les Ghostbusters n’ont pas perdu de leur superbe. Revoir ce classique, 30 ans après sa sortie, reste toujours un régal. Les novices auront peut-être plus de mal avec ses effets spéciaux et son rythme indéniablement eighties, mais son humour fait toujours mouche ! Un hypothétique 3e opus pourrait relancer la franchise prochainement. Régulièrement annoncé depuis des années, il est à présent attendu pour 2014 !


SOS Fantômes - Bande annonce FR par _Caprice_

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