Critique de film

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Burning Bright

"Burning Bright"
affiche du film

Après la mort de sa mère, Kelly a pris en charge son petit frère de 12 ans, Tom, qui est atteint d’autisme. Des hauts et des bas rythment sa vie, jusqu’au jour où son beau-père décide de dilapider les économies de la famille afin d’acheter un tigre pour son parc animalier. L’impensable se produit alors que Kelly et Tom se retrouvent enfermés dans leur maison, entièrement barricadée en prévision de l’approche d’un ouragan d’une rare puissance : le tigre est volontairement enfermé avec eux… Pris au piège, ils vont devoir échapper aux griffes du félin affamé.

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Trailer - Burning bright (2010)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Burning bright - L’oeil du tigre
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs

Kelly a la charge de son petit frère autiste depuis le décès de leur mère. Décidée à remettre le pied à l’étrier et à reprendre ses études mises momentanément entre parenthèses, la jeune femme désire confier Tom à un institut spécialisé. Mais c’était sans compter sur leur enflure de beau-père qui a dilapidé toutes ses économies pour acheter un tigre féroce, principale attraction du safari qu’il entreprend de monter. Evidemment, quand Kelly se réveille au coeur de la nuit et qu’elle découvre que dans la maison hermétiquement fermée se balade ledit tigre, elle constate que le safari intra-muros est effectivement une attraction à sensations fortes....

Passé son pitch forcément jubilatoire, Burning bright conserve son statut de bonne surprise. Simplement parce que tous les arguments préalablement énoncés bénéficient d’un traitement tout particulier et que ce second long métrage de Carlos Brooks (le drame Quid Pro Quo) ne constitue en aucun cas une simple attraction animalière dans la lignée des sharksploitations de type Megashark vs Giga-Carnosaur ultra-burné (avec caméo d’Octopus et ses huit bits en prime). Briana Evigan (S Darko, Soeurs de sang) campe le rôle d’une héroïne torturée, tiraillée entre ses responsabilités de grande soeur et son désir de voir disparaître l’objet de ses tourments (quelques cauchemars nocturnes illustrent cette inavouable ambition). Dépeinte en cinq minutes montre en main, la délicate situation de cette famille décomposée (après avoir été recomposée) offre un cadre signifiant au reste de l’intrigue : en se retrouvant cloîtrés au sein de la gigantesque demeure dont portes et fenêtres ont été minutieusement bloquées en prévision d’un ouragan, Kelly et Tom saisissent qu’ils se retrouvent coincés dans un piège échafaudé par leur beau-père maléfique, incarné par cette trogne de Garret Dillahunt (Terminator Chronicles, La route).

Débute alors un jeu du chat (énorme le chaton) et de la souris au sein de l’entièreté de la maison transformée en labyrinthe expérimental pour cobayes humains. Un huis-clos rendu d’autant plus étouffant par la tempête qui gronde au dehors anéantissant toute tentative d’évasion. Le gentil minou rayé, lui, se moque pas mal des rafales venteuses qui secouent la bicoque : son seul credo est seriné par son estomac avide de petits morceaux de chair déambulant dans sa nouvelle cage à la portée de ses crocs acérés. Et de pièce en pièce, Carlos Brooks parvient à créer la tension (le frangin autiste n’a pas la même conception de la discrétion et a des réactions inattendues), à susciter l’urgence, à provoquer les frissons. Le réalisateur utilise efficacement la topographie des lieux et instille quelques moments de frayeur en jouant aux champs-contre-champs entre proies et prédateur, des plans évoquant timidement l’attaque des Raptors dans un certain Jurassic park.

Burning bright possède indéniablement l’oeil du tigre. De ces rages folles rarement discernables dans ce genre de séries B d’exploitation animalière. Puis, rien que pour la parcimonie des CGI, le film de Brooks mérite tout notre respect, au même titre que les plus lancinantes péripéties australiennes à tendance aquatique d’Andrew Traucki.


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