Critique de film

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The Box

"The Box"
affiche du film

Un homme remet une boîte mystérieuse à une jeune femme. Celle-ci se rend compte qu'en appuyant sur les divers boutons des choses différentes surviennent. Mais, après être devenue riche grâce à la fameuse boîte, elle s'aperçoit qu'à chaque souhait réalisé une personne qu'elle ne connaît pas meurt..

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Trailer - The box (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Box - L’enfer c’est les autres
Par : Samuel Tubez
Tags : Objets tueurs, Psychologique

Véritable plasticien du 7ème art et cinéaste hors norme, Richard Kelly s’attaque pour son troisième long métrage à une courte nouvelle signée Richard Matheson (Je suis une légende, L’homme qui rétrécit). Un film de commande, donc, pour le metteur en scène incompris de Southland tales qui se borne toutefois à ne pas marcher sur les sentiers battus hollywoodiens. C’est de bon augure, dirait-on.

Un couple découvre un beau matin au pied de leur porte une boite mystérieuse déposée par un inconnu. Le lendemain, un étrange messager au visage mutilé vient leur rendre visite et leur propose une offre : en appuyant sur cette boite il leur donnera un million de dollars cash, et net d’impôts. En contrepartie, ce geste provoquera la mort d’un inconnu…

Difficile de traiter de The Box sans en dévoiler une part du mystère qui en fait tout son sel. Flirtant avec des thématiques proches de ses deux précédents films (fin du monde, univers parallèle,…), Kelly nous plonge en pleine Quatrième dimension (normal, puisque Matheson a inspiré par ses écrits de nombreux épisodes de la série ainsi que les films). Vos repères, aussi bien moraux que matériels, risquent d’en prendre un sacré coup ! Sans esbroufe (les effets spéciaux sont peu nombreux) ni chichis narratifs, le film joue avant tout sur les axes de caméra, la composition des cadres. Le réalisateur de Donnie Darko impose une mise en scène très classe, très maîtrisée, qui évoquera peut être chez certains spectateurs le Shining de Kubrick. Mais malgré la maîtrise formelle dont fait preuve le metteur en scène, The Box laissera plus d’un spectateur perplexe. Son atmosphère entre réalité, rêve et fantasme ainsi que ses zones d’ombre et donc son côté insondable en laisseront plus d’un sur le carreau. Peut être que le cinéaste tire son film en longueur, étirant une nouvelle de quelques pages à 2h de long métrage. Sur 60 minutes, The Box aurait pu être prodigieux. Sur le double de temps, il s’avère parfois un brin confus (voir les multiples références, aussi bien métaphysiques qu’existentialistes et bibliques). Mais il n’en demeure pas moins un film passionnant, qui prend la forme d’une parabole glaciale sur la cupidité de l’être humain mais qui renferme en réalité bien plus que cela. La mythique boîte de Pandore aurait-elle trouvé son équivalent cinématographique ?

Avec sa mise en scène parfaitement maîtrisée et sa direction d’acteur irréprochable (James Marsden et Cameron Diaz n’auront jamais été aussi convaincants), The Box aurait pu séduire le plus grand nombre. Mais Richard Kelly ne faisant pas les choses comme les autres, son nouveau film en laissera certainement plus d’un distant par rapport à une œuvre obscure à l’atmosphère anxiogène dont bien d’autres spectateurs s’amuseront à vouloir en sonder les tréfonds.


Critique de The Box - Une oeuvre qu’on aimerait aimer
Par : Gilles Penso

The Box est un film qu’on aimerait aimer. Il possède en effet tout ce que les amateurs de science-fiction sont en mesure d’apprécier : une intrigue inspirée par une nouvelle de l’immense auteur de science-fiction Richard Matheson (L’Homme qui rétrécit, Je suis une légende), une direction artistique de haute tenue, une partition emphatique marchant sur les traces de Bernard Herrmann et – cerise sur le gâteau – un casting trois étoiles. Le réalisateur Richard Kelly considère d’ailleurs The Box comme son premier film adulte. « Donnie Darko et Southland Tales possédaient une agressivité que l’on peut associer à une sorte d’adolescence », avoue-t-il. « Avec The Box, je me suis efforcé d’acquérir un peu de maturité en m’inspirant notamment de mes parents et de leur époque. »

La première demi-heure du film laisse ouverts tous les espoirs. Nous sommes au tout début des années 70, alors que la NASA est en pleine exploration de la planète Mars. Dans une petite ville des Etats-Unis, un couple sans histoire, Norma et Arthur Lewis (Cameron Diaz et James Marsden), reçoit un jour la visite d’Arlington Steward (Frank Langella), un homme énigmatique au visage à moitié ravagé qui leur remet un objet étrange en forme de boîte. Si Norma et Arthur appuient sur le bouton rouge de cette boîte, Steward leur affirme qu’ils recevront un million de dollars en liquide, mais que ce choix entraînera la mort d’un inconnu… S’agit-il d’une blague ? La proposition est-elle à prendre au sérieux ? Si oui, le jeu en vaut-il la chandelle ? Qui est ce Steward, que lui est-il arrivé, et qui sont les « employeurs » dont il parle à demi-mot ?

Les questions fusent dans la tête des protagonistes et dans celle des spectateurs, et le film sait captiver par les choix moraux qu’il met en jeu. « Je m’efforce d’analyser les erreurs de comportement qui sont les nôtres, en tant qu’espèce vivant sur Terre », explique Richard Kelly. « Le scénario de The Box traite plus spécifiquement du moyen de racheter ces erreurs, et pose en substance la question suivante : les êtres humains méritent-ils une seconde chance ? Ce film est une tragédie, mais une place est laissée à l’espoir, malgré les apparences. » Les intentions du cinéaste sont louables, mais la nouvelle de Matheson était courte et s’achevait abruptement, comme un épisode de La Quatrième Dimension (elle fut d’ailleurs adaptée en 1986 dans le remake de la légendaire série de Rod Serling).

En cherchant à tout prix à tirer de ce récit un film de 120 minutes, Richard Kelly se perd dans des circonvolutions scénaristiques un peu vaines et force excessivement le trait. La conviction des comédiens et le talent du réalisateur en matière de construction d’atmosphère insolite et oppressante (à mi-chemin entre David Lynch et Roman Polanski) ne suffisent pas, hélas, à rattraper un film aux prémisses pourtant si prometteuses. D’autant que certaines séquences, comme celle de la bibliothèque, frôlent dangereusement le grotesque, accumulant les effets excessifs (figurants aux comportements très bizarres, images de synthèse incongrues) là où la subtilité eût été de mise. Dommage, car les thématiques chères à Richard Kelly demeurent passionnantes et son amour de la science-fiction indéfectible.

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici


Commentaires sur le film

1 etoiles

22 août 2010 à 19:08
Ne pas choisir, c’est déjà choisir..

2 etoiles

J’ajouterai que Kelly s’entiche de Sartre dans un film qui suppure le puritanisme made in USA, en mélangeant tout : Esthétique, Ethique et Religion.. c’est très prétentieux, et pas du tout à la hauteur philosophique de la question du libre-arbitre traité à un degré ontologique dans Les Mouches. De plus, il semble que ce cinéaste n’a pas assimilé la plus grande ruse de l’histoire de la pensée philosophique survenue après Hegel : à savoir que la dialectique de Sartre et celle de Kierkegaard ne peuvent pas être synthétisées.

19 novembre 2011 à 20:11 | Par Fred Bau

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