Critique de film

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Blood Feast 2

"Blood Feast 2: All U Can Eat"
affiche du film

Un homme tue des jeunes femmes pour préparer un rituel en l'honneur d'une divinité égyptienne qui exerce son pouvoir sur lui...

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Trailer - Blood feast 2 (2002)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Blood feast 2 - Un remake réjouissant et respectueux
Par : Chroniqueurs
Tags : Cannibales, Serial killer, Gore

Par Nicore

Lorsqu’en 1963 Herschell Gordon Lewis lançait à la face du monde son Blood feast, il ne se doutait certainement pas qu’il allait devenir le créateur d’un genre cinématographique entier, le gore, avec ce film (et ses suivants) sans réel scénario, sans le sou mais sanglant et décalé, même si hélas ces films ont quand même mal supporté le poids des années. Trente ans plus tard, le réalisateur nous revient donc avec ce Blood feast 2, quasi remake de l’original, mais modernisé et prenant la forme d’une comédie déjantée plus que généreuse en plans sanglants et porteuse d’un érotisme léger. Le script suit l’installation d’un traiteur, Fuad Ramses III, le petit-fils de celui qui terrorisa la ville dans le film original, qui va être rapidement ensorcelé par la statue de la déesse égyptienne Ishtar, commençant à se servir d’ingrédients humains pour la préparation de ses plats et notamment pour le banquet de mariage de l’un des policiers chargé d’enquêter sur la disparition de jeunes filles retrouvées mutilées.

Après une courte séquence d’introduction inutile mais sanglante montrant deux clochards s’entretuant dans la bonne humeur, le métrage nous présente son personnage principal, Fuad Ramses III, qui s’apprête à ouvrir sa boutique de restauration exotique. Ensuite, le personnage principal est accosté par un jeune policier qui l’informe des méfaits de son grand-père, qui avait tué plusieurs jeunes femmes pour s’en servir dans sa cuisine, tout en le prévenant qu’il aurait l’œil sur lui. Par ce biais, le Gordon Lewis replace le métrage par rapport au premier film tout en avançant un comique de situation souriant grâce à ce policier aussi sûr de lui que maladroit. Mais rapidement, après avoir rencontré ses premiers clients désireux de le voir préparer le buffet du mariage de leur fille, mettant en avant un autre personnage haut en couleurs (la mère de la future mariée tout simplement horripilante), Fuad se retrouve dans l’arrière-boutique nez-à-nez avec la statue d’Ishtar qui va l’envoûter.

Sans surprise, le métrage reprend tout simplement la trame de son prédécesseur, suivant Fuad qui enlève et mutile des demoiselles (au hasard des amies de la future mariée) lors de séquences terriblement gores et graphiques mais délivrées dans une bonne humeur qui ne les rendra jamais malsaine. Parallèlement, notre policier, entiché d’un collègue passant son temps à s’empiffrer, essaie de mener l’enquête dans un premier temps, avant d’être lui aussi plus ou moins possédé par la statue d’Ishtar et de devoir au contraire calmer son compagnon, enfin décidé à ne voir en Fuad autre chose qu’une source d’aliments gratuites lors de leurs visites chez ce traiteur.

Si cette intrigue basique sur le fond et calquée sur le film de 1963 reste extrêmement prévisible, Herschell Gordon Lewis compte sur d’autres atouts pour rendre son métrage savoureux et amusant. Déjà, les différents personnages alimentent-ils l’ensemble de situations et de réparties humoristiques pas toujours très finaudes mais efficaces (notamment cet incroyable duo de policiers, entre ce jeune loup très droit mais emprunté, stupide et gaffeur et son coéquipier ventripotent qui a toujours quelques chose dans la bouche). Fuad, le personnage principal, n’est quant à lui pas en reste, affichant une attitude trop délicate envers les demoiselles lors de plusieurs situations volontairement comiques qui mettent à mal ses intentions meurtrières, notamment envers la mère de la mariée, qui elle aussi apportera son lot d’éléments ironiques.

Le réalisateur, en grand amoureux du genre, ne lésine pas sur les séquences sanglantes, laissant son personnage principal décapiter, éviscérer, arracher la langue ou les yeux de ses victimes, entre autres sévices infligés à ses victimes, le tout à grands renfort d’effets et de gros plans sanglants graphiques et volontaires qui viennent rythmer régulièrement le métrage dans une démesure jouissive qui a de quoi étonner même les amateurs du genre devant cette accumulation parfois originale mais toujours traitée sur un ton léger dédramatisant cette surenchère gore ainsi rendue jouissive. N’oubliant pas qu’il oeuvra qu’il dans la "sexploitation" à ses débuts, le réal nous offre en sus quelques séquences gentiment érotiques qui se contentent de dévoiler les charmes de ses jeunes actrices, lors d’une soirée entre filles qui dégénére en un affolant concours de petites tenues par exemple, ou en suivant complaisamment cette demoiselle prenant sa douche, érotisme sera traité de façon légère et amusante, sans jamais donner un aspect véritablement salace ou grivois à ces séquences.

L’interprétation relativement surjouée colle de la sorte parfaitement à l’esprit du métrage, avec un souriant et sympathique J.P. Delahoussaye. Côté mise en scène, celle adoptée par Herschell Gordon Lewis est assez classique mais parvient à donner un rythme régulier et enjoué à l’ensemble. Les effets spéciaux signés Joe Castro, spécialiste des effets gores, prouvent une nouvelle fois son talent dans l’art sanglant dans une série d’abominations souvent réalistes et en tout cas incroyablement visuelles et convaincantes.

Blood feast 2 offre largement à son spectateur tout ce qu’il était en droit d’attendre, en mélangeant de façon harmonieuse et surtout sympathique comédie décalée, horreur gore et érotisme léger. Une recette agréable au goût et à la vue...

Commentaires sur le film

4 etoiles

25 septembre 2008 à 18:09

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