Critique de film

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Black magic

"Jiang tou"
affiche du film

L'ouvrier en bâtiment Xu Nuo refuse les avances de la belle Wang Chu Ying et s'apprête à épouser sa compagne. L'éconduite décide alors d'en appeler aux services d'un sorcier spécialiste de la magie noire.

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Trailer - Black magic (1975)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Black magic - Les délices du Shaw-Bis
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Asiatique, Sorcellerie

L’ouvrier en bâtiment Xu Nuo refuse les avances de la belle Wang Chu Ying et s’apprête à épouser sa compagne. L’éconduite décide alors d’en appeler aux services d’un sorcier spécialiste de la magie noire.

Black magic est un des titres emblématiques de la vague horrifique hongkongaise des seventies, lorsque la Shaw Brothers se lançait dans le cinéma bis avec excès, accouchant de quelques métrages bien délirants. Deux suites devaient d’ailleurs suivre assez rapidement : Black magic 2 - Revenge of the zombies et Black magic 3 - Queen of the Black magic, ce dernier étant pour sa part une déclinaison officieuse indonésienne. La Shaw Brothers, pour sa part, poursuivit dans la même veine avec des titres plus extrêmes comme Seeding of a ghost, Bewitched, la trilogie Hex, Corpse mania, etc. Toute une série de métrages consacrés à la magie noire, la sorcellerie et les envoutements divers. N’oublions pas non plus le récent Gong tau de Herman Yau qui en constitue un remake modernisé.

Mais revenons à ce Black magic. Ici, le scénario nous présente un sorcier (Ku Feng) qui, contre rémunération évidemment, livre des sorts magiques, que ce soit des philtres d’amour ou des charmes de mort. A partir de là, ça n’arrête pas dans le genre « je t’envoûte et tu succombes à mes charmes ». Tanny Tien Ni, Ku Feng, Lo Lieh, Ti Lung, Lily Li, tous se lancent des sorts plus ou moins redoutables. Les vétérans du cinéma martial trouvent donc l’occasion d’une reconversion dans le monde moderne et troquent leurs épées contre des sortilèges tout aussi redoutables. Black magic multiplie donc les séquences où l’on voit les sorciers préparer leurs infâmes potions (sang, lait féminin, sécrétions diverses, morceaux de cadavres), ce qui donne au film un cachet immédiatement bis et lui confère un certain charme pour les amateurs de bizarreries. Dommage que l’aspect "exploitation" ne soit pas davantage poussé. Niveau violence, horreur et gore, le tout reste donc assez sage. Quant à l’érotisme, il se limite aux scènes de nu, lesquelles ne sont d’ailleurs pas très nombreuses.

Malgré tout, le métrage demeure sympathique. On s’ennuie certes parfois devant cette intrigue qui se répète terriblement mais les rituels magiques sont assez efficaces, avec une ambiance et des couleurs typiques du cinéma d’épouvante gothique et flamboyant de la même époque. Tout se termine par un duel bien kitsch sur un chantier de construction, avec effets spéciaux rudimentaires et maquillages caoutchouteux. Pour les familiers de la Shaw Brothers, il est agréable de voir les grandes stars de la compagnie se compromettre ainsi dans un cinéma commercial bien bis, pour ne pas dire Z, mais réjouissant. La direction, pour sa part, est assez assurée par Ho Meng Hua et ce dernier s’y entend pour offrir un bon petit spectacle sans prétention. Considéré comme un des meilleurs artisans de la Shaw Brothers le cinéaste a toujours alterné les Wu Xia Pian (films de cape et d’épée chinois) prestigieux (Les Griffes de Jade, Vengeance is a golden blade, Killer Darts) avec des titres plus déjantés comme Flying Guillotine, Vengeful beauty ou Dragon missile qui utilisent des armes blanches mortelles et fantaisistes. Durant les années 70, Ho Meng Hua livra également le fameux Colosse de Hong Kong (la version chinoise de King Kong), le très gluant Oily Maniac ou le rape and revenge Kiss of death. Bref, une carrière qui alterne les réussites et les nanars amusants à la manière de ce Black magic entre deux eaux.

De ce Black magic, il ne faut évidemment pas espérer un chef-d’œuvre, mais juste une série B divertissante et assez bien enlevée, qui se voit avec plaisir malgré ses nombreuses faiblesses. La Shaw Brothers a ensuite été bien plus loin dans le délire "shaw-bis" mais cette production reste agréable et mérite bien une vision.

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