Critique de film

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Black dynamite

"Black dynamite"
affiche du film

Black Dynamite est le type le plus redoutable et le plus cool de toute la ville. Cet ancien commando de la CIA règne sur les rues, un 44 Magnum dans une main et un nunchaku dans l'autre. Avec sa pratique du kung-fu qui n'appartient qu'à lui, il fait régner la peur chez les gogos et les crétins et cela, des deux côtés de la loi. Fier de sa couleur, Black Dynamite est aussi le chéri des dames avec son style trop classe. Lorsque Jimmy, son frère, est mystérieusement assassiné, la CIA demande à Black Dynamite de reprendre du service. En remontant la piste d'une douille trouvée sur les lieux du crime, Black Dynamite se retrouve au milieu d'un vaste complot destiné à affaiblir l'Homme Noir : de la drogue est distribuée dans les orphelinats de la région et le ghetto est inondé de bière frelatée. Avec l'aide de la belle et militante Gloria, Black Dynamite décide alors d'éradiquer définitivement les auteurs de cet affreux complot…

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Trailer - Black dynamite (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Black dynamite - Nique ta race...
Par : Damien Taymans
Tags : Grindhouse style

Black dynamite constitue le mètre-étalon (le mot est faible) du Noir méga cool et super burné. Ancien agent de la CIA, cette brute épaisse de 2 mètres règne en maître sur Los Angeles à l’aide de ses tablettes de chocolat non réglementaires, de son Magnum chargé à bloc et de son nunchaku astiqué à l’extrême. Lorsqu’il apprend que son petit frère Jimmy a été descendu, il jure de le venger et entame une course contre la montre et pour la mort à l’encontre des méchants dealers de la ville...

Jouant les coachs sur le tournage d’Un seul deviendra invincible 2 - Dernier round (Undisputed II : Last Man Standing en version originale) en Bulgarie, l’acteur Michael Jai White entend dans son Ipod la chanson Superbad de James Brown. Ni une ni deux, il décide de coucher sur papier le script d’un blaxploitation nouvelle vague avec un héros très vilain, le projet s’intitulant Superbad. Trois ans plus tard, Black dynamite naît (le titre originel étant impossible à garder), sous l’impulsion de son auteur et du metteur en scène Scott Sanders (Comme un voleur). Au final, le métrage s’attache à adopter une sorte de cool attitude et de tourner en dérision la vague de la blaxploitation, genre né dans les années 70 aux Etats-Unis qui offrait une alternative plus racée à la communauté black lassée de voir les personnages de couleurs cloisonnés aux rôles de dealers, de truands, de violeurs ou d’esclaves. Lancée par Sweet Sweetback’s Baadasssss Song de Melvin Van Peebles, la vague prend peu à peu de l’ampleur pour finalement gagner les faveurs des majors qui y voient un nouveau filon à exploiter. La même année, la MGM sort Shaft, les nuits rouges de Harlem tandis que la Warner met sur les rails Superfly. Aujourd’hui tombée en désuétude au cinéma, l’imagerie black bling bling est reprise en main par Snoop Dog et ses frères du gangsta rap.

A des kilomètres des ghettos et des problèmes propres à la communauté visée qui dominaient les pulp fictions afro-américaines de l’époque, Black dynamite ressert à la pelle des stéréotypes lourdauds, réhabilitant la figure du négro de bas quartier qui deale (même dans les orphelinats) et prostitue à tout-va, joue avec son gun avec la même acuité qu’avec son zob. Bourrée de clichés et de répliques pas toujours subtiles, la bande néglige la dimension sociale du genre (les Blacks fiers et libres se voient réduits à de vagues représentants de la coolitude) au profit de la recherche constante du stéréotype grossièrement amplifié (les queues surdimensionnées sont considérablement réduites pour atténuer la fierté des Blacks) ou de la réplique pataude destinée à décrocher des sourires au sein de l’assistance. Fortement influencé par les grindhouses de Rodriguez et Tarantino, le métrage de Sanders recourt techniquement autant aux approximations (micro dans le champ, faux raccords, fondus foireux) remises au goût du jour par Boulevard de la mort et Planète terreur qu’aux procédés filmiques des canons du genre (les scènes de cul gonzo en caméra-épaule renvoient à Dolemite). Preuve de l’inspiration bâtarde de l’oeuvre qui tangue continuellement entre respect et ironie, hommage et parodie.

Allant systématiquement à contre-courant de la contre-culture visée, Black dynamite thésaurise beaucoup trop souvent sur l’effet gag poussif (quelques perles nonsensiques sont tout de même à retenir, comme la découverte du sens de l’opération Code Kansas), au mépris de l’intrigue proprement dite et des modèles du genre qui ne se voient offrir que de timides références jamais totalement convaincantes.


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