Critique de film

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Bitch slap

"Bitch slap"
affiche du film

L'histoire est celle de trois vilaines filles (une strip teaseuse, une tueuse junkie en fuite et une femme d'influence dans le monde des affaires) qui se retrouvent dans le désert à la recherche d'un butin qu'elles vont tenter d'extorquer à un grand ponte de la pègre particulièrement impitoyable.

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Trailer - Bitch slap (2009)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Bitch slap - Lâcher de salopes
Par : Damien Taymans
Tags : Grindhouse style

Trois bad girls se retrouvent dans le désert à chercher une cargaison de diamants planqués tout près d’une caravane abandonnée. Sous une chaleur torride, les trois bombes passent au tamis le moindre grain de sable pour trouver la planque. Mais une série d’événements viennent perturber leur dur labeur et leur donner encore davantage de fil à retordre...

Un parfum Grindhouse émane incontestablement de Bitch slap qui prend les atours d’un film d’exploitation, dans la veine de ceux des décennies 50 à 70. Poitrines mises en exergue, énormes motorisées, gunfights à tout-va : les salopes de Rick Jacobson semblent tout droit sorties du Faster Pussycat Kill ! Kill ! de Russ Meyer. Jacobson est d’ailleurs aguerri dans l’art de mettre en valeur les galbes de ses actrices et de mettre en scène des relations saphiques, lui qui s’est fait la main en réalisant quelques épisodes d’Alerte à Malibu (la poitrine de Pamela en a fait fantasmer plus d’un, avouez-le) et de Xena (la gouine... euh,) la guerrière. En la matière, Bitch slap s’avère évidemment plus que convaincant : déjà extrêmement attirantes, les rotondités sont soulignées au gros feutre par de multiples ralentis qui rendent chaque mouvement aussi lascif que ceux opérés lors des démonstrations érotiques de Showgirls, les formes valorisées par quelque bataille d’eau et la chair lustrée par les gouttes de sueur qui perlent au front (et ailleurs) des beautés échaudées.

Malgré l’énergie déversée à flirter avec la sexploitation, force est d’avouer qu’en marge le tandem de scénaristes Jacobson-Gruendermann n’a pas grand- chose à offrir. Un érotisme qui reste au final très soft, des nonnes transparentes et trop rapidement expédiées, des vilains pas charismatiques pour un sou : Bitch slap a tout du faux film d’exploitation qui n’aurait même pas, dans une époque aujourd’hui révolue, pu revendiquer le titre de grindhouse tant l’ennui s’y fait omniprésent. Et ce en dépit de la pluralité des personnages grotesques insérés par les deux compères comme la très attachante Hot Pocket, naine agile de la gâchette ou la délicieuse Kinki, descendante illégitime des héroïnes de The machine girl et de Yo-yo girl cop.

Pas assez intelligent ni fin pour constituer un réel film-hommage au genre visé, Bitch slap déçoit et, pire, ennuie littéralement passé la première demi-heure. Le pseudo-twist final, soutenu par une narration sous forme de flash-backs d’un systématisme plombant, n’altère aucunement le bilan de cette pellicule tape-à-l’oeil qui fait mumuse avec les formes (split screens, combats au ralenti) au mépris total du fond.


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