Critique de film

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Bienvenue au Cottage

"The Cottage"
affiche du film

Un kidnapping raté tourne au cauchemar pour les quatre protagonistes, perdus au fin fond de la campagne anglaise et poursuivis par un fermier psychopathe.

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Trailer - Bienvenue au cottage (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The cottage - Williams a la cote (age) !
Par : Damien Taymans
Tags : Survival

Après son thriller London to Brighton plutôt réussi, Paul Andrew Williams nous revient avec une comédie déjantée intitulée The cottage. Dans les rôles principaux, Andy Serkis (King kong, Le prestige) et Reece Shearsmith (Shaun of the Dead) en tueurs de pacotille un rien maladroits.

Pur produit british, The cottage est une nouvelle preuve que l’humour anglais a quelque chose d’indéfinissable qui plaît immédiatement. Les personnages principaux, David et Peter, viennent d’organiser l’enlèvement de la fille du parrain et partent se planquer dans un cottage aux abords d’un village isolé. Malgré un début des opérations assez réussi, l’enlèvement tourne rapidement en eau de boudin pour de nombreuses raisons : la captive est une tigresse, les kidnappeurs des abrutis et le parrain, un gars rusé qui a envoyé des tueurs professionnels à la trousse des ravisseurs. Les gags s’enchaînent alors à tout va et répandent cette ambiance bon enfant propre aux comédies grotesques d’outre Manche dont Shaun of the Dead et Hot Fuzz, deux films d’Edgar Wright, en sont le meilleur exemple.

Mais voilà bientôt que Williams décide de brouiller les pistes et de pratiquer à son tour un mélange des genres (très à la mode) afin de ne pas signer la énième comédie anglaise, lui attribuant de ce fait un certain manque d’originalité. Le réal effectue un virage particulièrement risqué en optant pour donner à son métrage une nouvelle tournure en optant pour le survival assez gore. Car, en réalité, ni le parrain, ni les tueurs engagés par ce dernier, ni la détenue ne seront les plus gros soucis de nos héros. Ils devront batailler avec un morceau d’un bien plus gros calibre qui n’était au départ pas prévu sur la feuille de match…

Dès la moitié du film, le revirement apparaît et permet ainsi au spectateur de ne pas se lasser devant les imbécillités des apprentis héros. Mais le ton ne souffre pas pour autant de ce glissement narratif. Au contraire, il n’en est que plus relevé puisque, ne se contentant plus uniquement de mettre dans la bouche des protagonistes des réflexions assez lourdingues, Williams les place désormais dans des situations compromettantes. Bien entendu, si les mots ne sont pas le fort des personnages, les actions le sont encore moins…

On pourra reprocher à The cottage son exagération de tous les instants qui ne permet pas de réellement prendre part au terrible fléau qui assaille les preneurs d’otage. A force d’amuser la galerie (et de fort belle manière !), le réalisateur renie tout pragmatisme et ne donne finalement à son tournant dramatique et horrifique que l’apparence d’une comédie lourdingue sans prise avec la réalité.

The cottage fait sans aucun doute partie des perles les plus inattendues du festival du BIFFF et charme incontestablement par son côté humoristique et par le rythme soutenu du début à la fin. On s’amuse, on prend même son pied et on regrette que les Anglais ne s’illustrent pas encore davantage dans le genre…


Critique de The Cottage - Désormais à louer...
Par : Gore Sliclez

Deux hommes viennent de kidnapper une jeune femme et attendent le paiement de la rançon dans un cottage à la campagne. Seulement voilà, au fil des heures rien ne se passe comme prévu et nos deux lascars obligés de fuir se retrouvent dans un autre cottage moins accueillant et propriété d’une famille très étrange et sanguinaire.

Difficile de planter le décor de cette farce horrifique tant le scénario, écrit par Paul Andrew Williams lui-même, nous entraîne dans de nombreux détours scénaristiques pour prendre sa tournure définitive avec l’apparition d’un monstre humain collectionneur de têtes coupées. Ce qui rassure dès le départ c’est cet humour so british de qualité et qui fait mouche à chaque fois grâce en partie à un casting talentueux et sympa. Andy-Gollum-Serkis en tête, acteur doué capable de jouer dans de nombreux registres et qui ici nous joue le gros dur de service. Face à lui un Reece Shaersmith génial en frère nigaud à qui tout arrive sans oublier la gorgious Jennifer Ellison en nana grossière, terriblement mec mais hilarante comme pas possible.

Entouré d’une équipe de producteurs, de maquilleurs et de spécialistes effets spéciaux ayant collaboré sur les grosses productions horrifique anglaises de ces dernières années dont notamment The Descent, Severance ou encore Shaun of the Dead, le très sympa P. A. Williams reprend ces ingrédients qui fonctionnent tant dans le cinéma anglais via l’humour, le gore et le côté populaire voire « classe ouvrière » qui authentifie clairement cette énième production « Made in England ».

Mis à part quelques scènes bien inutiles (les chinois on s’en passerait), The Cottage est un nouveau film hommage qui ne se prend pas au sérieux et qui n’innove en rien non plus. Il serait par contre trop simpliste que d’imaginer ce film comme seulement « humoristique » car ce survival regorge de scènes bien craspeques et bien gore qui raviront les amateurs du genre. Une mise en scène efficace qui s’appuie sur un scénario bien ficelé et nous gratifie de quelques passages franchement flippants et impressionnants.

Tout comme ses illustres prédécesseurs Edgard Wright et Simon Pegg, Williams nous offre une œuvre alternant parfaitement humour et horreur pure. Un réalisateur à surveiller de près assurément…


Critique de The Cottage - Ca va trancher !
Par : Samuel Tubez

The Cottage fut l’une des bonnes petites surprises de ce 26ème BIFFF. Hilarant et généreusement gore, ce survival comique réalisé par l’auteur du thriller London to Brighton, s’est sans peine attiré la sympathie du public survolté de Bruxelles.

Quel bonheur de retrouver ici Andy Serkis dans un des rôles principaux et qui plus est, non digitalisé. On avait pu se rendre compte de tout le talent de cet acteur dans l’art du mimétisme, voici maintenant qu’il nous démontre qu’il peut aussi exceller dans le registre comique. The Cottage est certes très drôle, mais il est aussi par moment très brutal. Le film débute dans le registre du gangster movie humoristique pour ensuite basculer, à la moitié, dans le survival gore. Entre alors en scène un mutant dégénéré au look très « Hills have eyes » qui va défourailler, toujours dans la joie et la bonne humeur, nos sympathiques ravisseurs et leur jolie captive (Jennifer Ellison, parfaite dans le rôle de la blonde joliment carrossée ayant du punch et du répondant).

Un humour omniprésent, des effets gores très sympas, des références en pagaille (en pense même à Predator lorsque le mutant arrache la colonne vertébrale de l’une de ses victimes), des personnages désopilants très bien interprétés (Serkis rules !),… The Cottage est un produit attachant et irrésistible que je vous conseille plus que vivement !


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