Critique de film

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Beyond Re-Animator

"Beyond Re-Animator"
affiche du film

Le Professeur Herbert West reprend ses expériences sur les morts dans la prison où il est incarcéré.

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Beyond Re-animator (2003)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Beyond Re-Animator - West’s returns
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies, Lovecraft

Brian Yuzna est l’un des auteurs les plus prolifiques du cinéma d’horreur. Sans doute aussi l’un des plus irréguliers, alternant fréquemment les bons films aux navets indescriptibles (comme ce fut le cas avec Faust notamment). Quoiqu’il en soit, le réalisateur est ici aux prises d’une franchise qu’il connaît bien pour l’avoir lancée. Producteur du premier épisode, il prend les rênes de la réalisation dès le deuxième opus et n’a pas bougé de sa place pour ce troisième volet.

Yuzna avait réussi à donner au deuxième épisode, intitulé La fiancée de Re-Animator, un tonus similaire à l’œuvre originale (Re-Animator signée Stuart Gordon). Et bien, une fois n’est pas coutume puisque pas loin de treize ans plus tard, Yuzna montre qu’il a quelques cordes à son arc.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le début n’est pas attrayant. Tout démarre sur une scène guignolesque reprenant les clichés propres à de nombreux films du genre. Des enfants se content une histoire effrayante puis se retrouvent devant un zombie à la mâchoire décrochée qui tue la grande sœur d’un des deux gamins. Jusque là, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Après un générique bien connu (quasiment semblable à celui de Psychose), le métrage commence lentement mais sûrement. Nous voilà plongés dans l’enceinte d’une prison où notre bon vieux docteur West purge une peine. L’intrigue se met en place doucement et nous offre malheureusement la prestation de l’actrice principale, aussi bonne actrice que ma tante est chanteuse. Ajoutez à cela une musique assez énervante par moments et vous avez toutes les raisons d’éteindre votre lecteur DVD au plus vite…

Mais détrompez-vous, ce serait une grave erreur. Car, comme les bons vins, c’est avec le temps que Beyond Re-Animator se bonifie. Si le début du métrage est assez limite et sa progression générale très lente, on atteindra un summum de perversité vers l’heure de film. A ce moment, tout est placé, jalonné et peu de faux pas ont finalement été commis. Durant la dernière partie du film, nous avons droit à une véritable atmosphère de folie qui gagne tous les personnages un à un. West a de nouveau contaminé le monde qui l’entourait et a transformé tous ces humains pathétiques en formidables créatures répugnantes. Jugez plutôt : un homme-tronc parcourt murs et plafonds pour attaquer ses ennemis, un prisonnier devenu accro au sempiternel produit vert fluo de West se défonce dans son coin, le directeur réanimé devient encore plus malade qu’avant. Tout cela dans une ambiance d’émeute peu rassurante.

En conclusion, Yuzna réutilise à bon escient les armes du premier épisode en mêlant superbement gore et humour. Malgré une progression assez peu haletante, le métrage gagne ses galons grâce à une fin drôlissime et apocalyptique à souhait. Néanmoins, ce troisième volet reste le moins bon de la franchise que les deux premiers épisodes avaient hissée très haut.


Oeuvres liées :

Re-Animator (1985)
La fiancée de Re-Animator (1989)

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