Critique de film

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Battlefield baseball

"Jigoku kôshien"
affiche du film

L'équipe de Seïdo High désire gagner le légendaire tournoi de baseball junior, mais pour cela, il faut affronter l'équipe Gedo high ; une féroce équipe de zombies qui ont vite fait d'arracher les têtes, de démembrer et d'exploser les entrailles de leurs adversaires lors de matchs sanglants… L'équipe de Seïdo va embaucher une nouvelle recrue ; Jubeh Yakyu (interprété par Tak Sakaguchi de Versus et Azumi), qui va les aider à affronter leurs adversaires. Une bataille à mort sur le terrain va alors commencer...

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Trailer - Battlefield baseball (2003)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Battlefield baseball - Plus forts que Mantle...
Par : Damien Taymans

Battlefield baseball est tiré du manga éponyme créé par Man Gatarô. Boudé pour son traitement irrévérencieux et décalé d’un sport rendu noble au Japon, le mange en question ne bénéficie que d’une furtive apparition au sein d’un périodique japonais avant d’être tout bonnement liquidé par les éditeurs. Pourtant, la création de Man Gatarô ne tombe pas pour autant aux oubliettes puisque, peu de temps après, Yûdai Yamaguchi décide d’adapter le comic sur pellicule et de le doter ainsi d’une fin, permettant du même coup d’offrir un dénouement à l’œuvre restée lacunaire.

Malgré un titre annonciateur d’action sportive, le métrage n’offre pas la moindre bribe du sport positionné numéro un au pays du Soleil Levant. Le baseball ne constitue qu’un prétexte pour mettre en scène l’affrontement d’une équipe de manchots et des zombies carnassiers qui ne respectent aucune règle. Estampillé comédie horrifique, Battlefield baseball entretient pourtant plus de ressemblances avec les films d’action, sorte de croisement entre Shaolin Soccer et Versus, l’ultime guerrier. Si certains clins d’œil renvoient à l’œuvre de Stephen Show sans pour autant relever du plagiat, le métrage de Yamaguchi nourrit davantage de points communs avec la deuxième œuvre citée. Et pour cause : Yamaguchi, le réalisateur, était scénariste du film de Kitamura devenu ici producteur et le personnage principal des deux films est tenu par le même acteur en la personne de Tak Sakaguchi. Mais le présent film n’est pas pour autant un trip aussi déjanté et épileptique que ne l’était Versus, pierre angulaire des films d’action.

En réalité, bien plus encore qu’un film d’action, Battlefield est une comédie Z complètement délirante. Humour débordant teinté de non-sense et agrémenté d’une pointe d’humour noir, situations démentes et interprétations extravagantes, tout respire la joie de vivre à l’image de ces comédiens qui se donnent corps et âmes devant la caméra et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour combler un scénario aussi original que minimaliste. La galerie des personnages utilisée confirmera aisément cette considération : un héros affecté par le meurtre de son père qu’il a lui-même commis en lui assénant un lancer de balle trop puissant, un bigleux incapable de rattraper une balle mais amoureux du sport comme Roméo pouvait l’être de Juliette, une mère castratrice qui n’hésite pas à enfermer son fils dans une cage pour l’empêcher de s’adonner au sport qu’elle hait, un proviseur qui n’a pour ambition que de rehausser le prestige du lycée en gagnant la coupe nationale, un principal souffre-douleur sans oublier Bancho, personnage aux multiples vies qui réapparaît constamment rajeuni, et la fameuse équipe de zombies sanguinaires qui symbolise le lycée Gedo et détruit adversaire sur adversaire.

Curieusement, malgré les personnages pittoresques et le scénar largement décalé, Battlefield ne se montre jamais outrancier. Certes l’humour affiché appartient au trente-sixième degré (et ne fera pas sourire tout le monde) mais celui-ci est rehaussé par une mise en scène des plus variée qui utilise fréquemment le mélange des genres comme arme de combat (les flashbacks de l’enfance du héros se font sous la forme de comédie musicale) ou encore le renvoi aux mangas à caractère sportif (Olive et Tom et ses exagérations continuelles) ou violent (pensons au maillet énorme ou aux emprunts à Saint Seiya).

Le recours aux ellipses lors des matchs prétendus violents constitue le gros point faible de l’œuvre. D’autant qu’on nous expose à chaque fois le résultat (joueurs empalés, têtes tranchées, …) sans jamais nous dévoiler une seule minute de ces combats qu’on imagine jouissifs à souhait. Dès lors, les zombies impressionnent beaucoup moins et leurs attributs sanglants (comme cette fameuse batte au tranchant aiguisé) n’intimident plus personne.

Battlefield baseball affiche une absurdité décapante qui renvoie à nos mangas chéris sans jamais vraiment les égaler de par sa pauvreté en matière de violence et son dénuement scénaristique. Néanmoins, Yamaguchi se révèle avec ce film comme une figure emblématique de ce cinéma asiat décalé qui donnera naissance au Bahut des tordus ou encore à Meatball machine

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