Critique de film

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Baron vampire

"Gli Orrori del castello di Norimberga"
affiche du film

Peter Kleist arrive en Autriche dans le château de sa famille avec pour secrète ambition de tester des parchemins conservés depuis des siècles, et destinés à ramener à la vie l’ancêtre de la famille, le Baron sanglant.

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Trailer - Baron vampire (1972)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Baron vampire - Dans la continuité de Bava...
Par : Damien Taymans

Nombreux sont ceux qui affirment que les années 70 ne furent pas les meilleures de Mario Bava qui va peu à peu décliner au niveau du talent de ses œuvres. Bien loin de confirmer de telles assertions, je me contente de contempler l’héritage bavien avec une pointe de nostalgie qui m’assaille continuellement. Et puis, soyons objectifs, La baie sanglante entre de plein pied dans cette décennie et constitue pourtant d’une des œuvres-phare du réalisateur. Il en est de même, dans une moindre mesure, pour Lisa et le diable ainsi que pour ce Baron vampire qui reste dans la lignée de la carrière de Bava.

Un an après La baie sanglante, Bava signe avec ce Baron vampire sa première collaboration à grand public avec le producteur Alfredo Leone, collaboration qui s’achèvera prématurément suite aux soucis que causera la sortie de Lisa et le diable. Malgré un titre original évoquant La vierge de Nuremberg d’Antonio Margheriti (le titre original étant Gli orrodi del castello di Norimberga), le métrage n’a que peu de similitudes avec l’œuvre précitée et ne doit son titre qu’à l’utilisation d’instruments de tortures divers par le baron dont la fameuse Vierge de Nuremberg. Pour ne pas susciter de confusion, les distributeurs décidèrent de modifier le titre original et de le transformer en Baron vampire, bien loin d’évoquer l’oeuvre de 1963.

Une apologie de la souffrance qui renvoie directement à la première œuvre de Bava, Le masque du démon, et donne lieu à une espèce de fermeture hermétique du cycle ouvert par l’œuvre de 1960. Des thèmes similaires s’y retrouvent comme le supplice de la sorcière, les instruments de torture, la résurrection d’un personnage mutilé revenu se venger, un vieux château gothique comme décor, … Changement important : le sexe du revenant change puisqu’ici il s’agit du retour d’un homme torturé puis tué et maudit par la malédiction de la sorcière. Mis à part ces thèmes semblables, les deux œuvres ne partagent que peu de points communs tant elles diffèrent du point de vue du traitement de l’image et du scénario.

Si Le masque du démon se faisait le témoin de l’entrée dans l’ère de la monstration, Baron vampire en est le digne descendant puisque l’auteur use de scènes assez violentes pour choquer le spectateur et le marquer au fer rouge à l’instar des pauvres victimes du baron. Une ambiance effrayante se met en place, tantôt gothique, tantôt moderne (Bava s’amuse à mêler les deux comme l’illustre ce distributeur de canettes de Coca-Cola dans le vieux château) et il faut avouer que le film souffre de cette ambivalence mal équilibrée.

Œuvre moins fouillée que Lisa et le diable, Baron vampire gagne en efficacité ce qu’elle perd en profondeur. Suivant un fil conducteur classique et se déclinant autour d’une trame scénaristique convenue, l’œuvre a au moins le mérite de ne pas égarer les spectateurs et de les tenir en haleine. D’autant que l’histoire se tient et apporte même son lot de surprises (mais qui est ce fameux baron ?). Quelques scènes valent le détour pour l’ambiance mise en place et pour le savoir-faire de l’ancien chef opérateur. On retiendra notamment celle de la course nocturne dans la vie qui pousse l’héroïne à se cacher pour éviter le fameux baron (scène qui n’est pas sans rappeler la poursuite labyrinthique du début de Lisa et le diable).

En conclusion, sans être véritablement épatante, non ne peut toutefois cracher sur ce film qui reste dans la continuité de l’œuvre bavienne et emmène son lot de suspense et d’angoisse.

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