Critique de film

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Le Bal de l'horreur

"Prom Night"
affiche du film

Entourée de ses meilleurs amis, Donna Keppel se rend au bal des finissants de son école secondaire, pour lequel ont été réservés la salle de réception et plusieurs chambres d'un grand hôtel de la ville. Mais les célébrations tournent au cauchemar lorsque le psychopathe, qui a jadis massacré les membres de la famille de la jeune femme, décide de prendre lui aussi part à la fête.

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Trailer - Le bal de l’horreur (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique Le Bal de l’horreur - McCormick, dépêche-toi, ton film va se changer en citrouille
Par : Damien Taymans
Tags : Slasher, Remake

En cinéma comme dans toute autre forme d’art naissent des courants qui perdurent souvent sur des décennies. En revanche, le septième brille par sa propension à obéir aux phénomènes de modes et même à en générer. Ainsi, grâce aux studios hollywoodiens, est apparue voici quelques années la tradition des remakes. Celle-ci consiste à dépoussiérer certaines vieilles bobines afin de réactualiser les métrages et de les faire connaître à la nouvelle génération. Subrepticement et sous couvert de ces horribles mensonges, les prods en profitent surtout pour toucher un public adolescent largement acquis à la cause de ces teenage movies formatés et fabriqués pour eux seuls.

Le remake, plus qu’une tradition, se transforme alors en phénomène de mode. Et la mode entraîne avec elle deux réaction antagonistes : les conservateurs précaires qui défendent bec et ongles leurs modèles profondément ancrés dans leur panthéon extensible et les je-m’en-foutistes qui sont juste heureux de voir les films de genre se forger une petite place dans les salles et rêvent volontiers d’un monde utopique où Horreur et Romance se tiendraient la main en batifolant sur les tapis rougeoyants de Cannes. Participant davantage à la deuxième catégorie, je n’en reste pas moins vigilant à l’égard de ces produits formatés et formatant qui n’auront en définitive d’autre alternative que de conditionner chaque individu à se sentir plus américain que les Américains.

En l’occurrence, ce sont ici les Canadiens qui copient leurs voisins. Le phénomène n’est pas neuf puisque les mangeurs de caribous ont très tôt (avec l’ensemble de l’Europe) suivi les modes lancées par leurs voisins du Sud. Les années 80 ont vu l’émergence des slashers, les Canadiens s’y sont donné à cœur joie en proposant d’assez bons produits comme Terror train ou My bloody Valentine. Au sein de cette production, on retrouve Prom night (intitulé en français Le bal de l’horreur) de Paul Lynch qui se consacra par la suite aux séries télévisuelles comme Star Trek ou encore Poltergeist. Si le métrage s’inscrivait formidablement dans le contexte de l’époque (les slashers aux armes blanches, les bals de prom’), celui-ci accuse avec le temps un vieillissement certain.

Près de trente ans plus tard, Nelson McCormick tente de redorer le blason de l’œuvre de Lynch en lui donnant une peau neuve. L’habitué des séries (parcours contraire de celui de Lynch donc) enrôle un casting de gueules connues pour asseoir la réussite du film et permettre de réaliser des scores honorables au box-office. Brittany Snow (John Tucker doit mourir, Nip Tuck), Jessica Stroup (La colline a des yeux 2) et Kellan Lutz (Les experts) viennent attirer leur nombre de badauds en figurant à l’affiche de la production.

Au film de commande de 1980 avec Jamie Lee Curtis en héroïne se substitue un nouveau film de commande qui répond aux mêmes critères. PG-13 avantageux qui induit un manque total de gore et d’hémoglobine (les meurtres sont d’ailleurs tous travaillés hors champ), ados aux profils largement esquissés, ambiance très classique et dénaturée, poncifs du genre à la pelle. A l’instar du modèle qu’il entend calquer (bien que certains points du scénar soient transformés), Prom night nouvelle mouture ne parvient jamais à se distinguer des classiques du sous-genre qu’il traite ; pire : il en reprend même de nombreuses séquences, tombant dans le jeu de la conformité assassine.

Le scénar de J.S. Cardone (qui signa aussi celui du Couvent de Mike Mendez, c’est dire que c’est une référence !) parvient à réaliser une délicate alchimie en permettant de s’insérer dans le contexte actuel tout en étant encore couvert des poussières de la version des eighties. Rien n’a évolué, rien n’a bougé et la médiocrité semble toujours de mise.

La beauté de Brittany Snow et de Ming-Na (miam !) n’y changeront rien. Prom night a beau s’être hissé bien haut lors de sa sortie en salles en terre anglophone, il n’en demeure pas moins un produit réchauffé et fade.


Critique Bal de l’horreur - Le bal des minettes
Par : Gore Sliclez

Oyé, oyé ! Blondinettes et godelureaux, amateurs de Beverly Hills 90210 ou de Dawson, ce film est pour vous ! Si vous avez envie d’avoir très très très peur, de frissonner et de vous laisser rassurer dans les bras de votre beau et sportif Dylan n’allez pas plus loin, c’est LE film qu’il vous faut.

Vous vous laisserez séduire par cette soirée enchanteresse consacrée au bal de fin d’année (ah je vous entend déjà soupirer mes belles), ou écraser une larme pour ces baisers furtifs échangés entre Donna et (au pied !)Bobby. Vous sursauterez quand le méchant Richard, de son grand couteau, étripera Lisa, la meilleure amie de Donna, courtisée par un Ronnie qui aimerait enfin concrétiser l’affaire (si vous voyez ce que je veux dire), tout comme le sauvageon Michael qui voudrait se taper Claire mais celle-ci est trop farouche et le dit à Donna qui l’écoute que d’une oreille parce que très franchement elle n’en a rien à foutre et puis surtout parce qu’elle sent que Richard, obsédé par la belle, n’est pas loin, et que celui-ci, après quelques années passées derrière les barreaux aimerait connaître autre chose que la garde très rapprochée de son compagnon de cellule.

Ne soyez pas trop sévères avec Richard mes donzelles, car après tout il est plutôt d’utilité publique en nous débarrassant de quelques djeunes dont les minauderies nous agacent au bout de cinq petites minutes.
Quant aux autres, les monstrueux pervers qui s’attendaient à un R-Rated, vous pleurerez toutes les larmes de votre corps de vous être fait ainsi avoir par le succès retentissant de cette œuvre aux Etats-Unis. Vous n’aurez pas trop perdu votre temps je vous l’assure, il y a de quoi se pisser dessus pendant quelques scènes. Je vous avoue que ce n’était sans doute pas le but initial du projet mais à défaut...

Nelson McCormick ferait bien de retourner derrière les caméras de Prison Break (ou les barreaux tant qu’à faire) tant cette œuvre mielleuse inquiète par son triomphe au box-office. Un retour en arrière conceptuel qui nous replonge dans les slashers insipides et formatés des années 90. Du cinéma convenu qui caresse dans le sens du poil et qui ne risque pas de heurter les sensibilités d’un public frileux désireux de se faire peur mais pas trop. Un anachronisme cinématographique fade et ennuyant dans lequel on se demande ce que vient faire un Johnathon Schaech (Hush, Blood Crime) peu effrayant et peu crédible.


L’interview de Nelson McCormick (Réalisateur)

Commentaires sur le film

La boom 3

0 etoiles

daube Daube !

Si un jour tu veux voir un épisode des frêres avec un intrigue façon F.B.I porté disparu, regarde Prom Night, mais attention, tu risques de préférer revenir à une épisode des frêres Scott puis un épisode de F.B.I .

Sinon il faut dire à La production entière que ce n’est pas le fait de citer dieux comme inspiration qui va engendrer un mîracle, la preuve.

2 octobre 2008 à 14:10 | Par Isokilla

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