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BLOODY WEEK-END (chapitre 2)

14 juillet 2011 | Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)

Deuxième édition du festival audincourtois

Affiche officielle du chapitre 2

Aaaaaaaahhhh, Audincourt ! Ses rues paisibles, sa saucisse franc-comtoise (pas de sous-entendu graveleux, on n’est pas dans « Le Loup derrière la Bergerie » !), sa friture de carpe (définitivement à conseiller !), ses habitants accueillants et ses jolies barmaids… Cela fait deux ans que Loïc Bugnon et Aurélie Lequeulx (en couple à la ville), éternels amoureux du cinéma de genre, remuent ciel et terre pour y concrétiser leur rêve : organiser un festival dédié à leur passion, sous forme d’un grand rassemblement de fans (convention) à même de remuer le département du Doubs, d’ordinaire peu habitué à pareils débordements d’hémoglobines immortalisés sur pellicule.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la Région n’a que faire de leur débauche d’énergie, la police exigeant le retrait d’un bon paquet d’affiches promotionnelles placardées en ville ou verbalisant à qui mieux-mieux les véhicules de l’organisation et du public… Une attitude déplorable (l’Etat français est malheureusement coutumier du fait), ajoutée à un (quasi) total manque de soutien financier et logistique, qui n’a pas entaché le moral des troupes de la Bloody Zone, se posant en « warriors » cinéphiles du 3ème type. Leur enthousiasme est d’ores et déjà récompensé ; les aficionados firent honneur au festival et le pari est gagné haut la main !

Exposante du Bloody Week-end

Le Bloody Week-end s’avère dès lors une étape incontournable du marathon cinéphilique estival, criant haut et fort sa singularité à la face de geeks « béats » devant tant d’attraits. Privilégiant avant tout la convivialité et une certaine proximité (les rencontres entre fans et guests sont facilitées, presque « comme à la maison »), le festival se démarque des autres manifestations par une multitude d’événements (conférences, spectacles, performances, …), complétant idéalement la programmation de films et dont je vous parle ci-bas dans un journal de bord (arrosé d’un bon verre de cidre & accompagné d’un bout de Comté !).

Jour 1

Durant cette édition, le Bloody Week-end était « dispatché » sur deux lieux : le Foyer (projections, conférences, quizzes, Bal des vampires) et la Filature (exposants, rencontres, concerts). Le visiteur se voyait donc forcé de démontrer des qualités athlétiques insoupçonnées, s’il ne voulait (presque) rien rater de la (riche) programmation.

Arrivé à la Filature, après une visite collégiale du Musée Giger en Suisse (Gruyères), le public découvre instantanément un panel hyper large d’exposants et vendeurs spécialisés (ultra sympathiques), à même de contenter le « fanboy » qui sommeille en chacun de nous et lui alléger (sensiblement) le portefeuille. Un déploiement de forces vives qui ferait presque rougir le BIFFF et son « Fantasy Market ». Parmi les artistes présentant leurs œuvres, je me dois de citer le belge - godferdom ! bon sang ne saurait mentir ! - Alain Stroy Dorpe et ses « Barbie trash », réinventées à l’aune des mythes du cinéma de genre, Delphine Paupe (fabuleuses sculptures, pièces uniques créées sur mesure d’après le bestiaire fantastique cinématographique), Virginie Bathory (toiles d’inspiration gothique, macabro-romantiques) ou encore Jean-Michel Delaloche (excellentes photographies « expressionnistes » et vente/dédicace de son dernier roman, le très réussi Alice).

Création d'Alain Stroy Dorpe

Tôt dans l’après-midi, était fixée une rencontre avec le truculent Ari Lehman (interprète originel du légendaire boogeyman Jason Voorhees - enfant - dans le premier Vendredi 13), qui régala l’assistance de divers anecdotes de tournage et se montra proche des fans. Une « vraie » personnalité, à la gouaille sans pareille, qui s’est produit en concert plus tard durant le festival sous le nom de « First Jason » (il bénéficiait d’ailleurs pour la scène d’un instrument inédit, fait main, à mi-chemin entre la machette et le clavier/synthé !).

Les interviews/rencontres se passaient dans le superbe espace Moloko, inspiré du Korova Milk Bar d’Orange mécanique (Stanley Kubrick, 1971) et fabuleusement récréé sur place. Définitivement un des « must see » de cette édition !

Le Korova Milk Bar reconstitué sur place !

Après cela, le groupe LoGre (dont les membres sont déguisés tels des croquemitaines à tendance psychopathique) pris possession des lieux pour un concert bruitiste et dissonant. L’ art d’envoyer la purée, massacrant au passage les tympans trop délicats, lors d’un set (d)étonnant.

Ensuite, direction le Foyer (où je terminai la journée) pour la conférence de Bérengère Soustre de Condat, consacrée aux tueurs en série et autres nécrophiles patentés. Un exercice passionnant et glaçant, qui se proposait d’emmener le spectateur dans un voyage à travers les recoins les plus sombres de l’âme humaine, à grand renfort d’images choc (pour la plupart extraites des archives policières) et d’analyse psychologique des « mass murderers » (profils types, exactions, …) . Une heure et demie captivante, mais éprouvante…

Concert de LoGre

La première salve de courts-métrages en compétition prenait le relais, pour des résultats mitigés, entre marivaudage peu inspiré où une belle emprisonne ses amants par le prisme d’un appareil photo (Polaroid), exercice de style (assez vain) d’un fan d’Eli Roth, aux split screens hors propos (Barber Shop), ou encore Roches rouges, récit d’un cambriolage nocturne qui dégénère, longuet, à la caméra tremblotante, bourré de poncifs et aux acteurs irritants, mais d’où émergent le joli minois et le talent de la craquante Sophie Chamoux. Un constat : beaucoup de jeunes réalisateurs ont une fâcheuse tendance à régurgiter leurs références sur grand écran sans les transcender, mais surtout sans recul par rapport à celles-ci…

Prenait place ensuite la grande avant-première du festival, L’orpheline avec en plus un bras en moins de Jacques Richard (Rebelote, Cent francs l’amour, le documentaire Le fantôme d’Henri Langlois), fantaisie poético-burlesque à la française, rocambolesque, narrativement décousue, rappelant le cinéma de Jean-Pierre Mocky et souvent desservie par une réalisation « en roue libre ». Néanmoins, le film se suit sans déplaisir grâce à l’excellent Jean-Claude Dreyfus (Education anglaise de Jean-Claude Roy, Rue barbare, Delicatessen), délicieux en « pervers pépère », patron de cabaret aux combines louches, à un brillant Melvil Poupaud (L’amant, Speed Racer, L’autre monde), dans le rôle d’un magicien d’opérette, et au charme juvénile de l’interprète principale, Noémie Merlant (La permission de minuit). Qui plus est, le film se teinte d’une tonalité sexy, ce qui n’est pas pour déplaire…

Danse orientale macabre

Derniers feux de la journée : l’affriolante danse orientale macabre (tout est dans le titre !) de la sublime Johanna, qui hypnotisa l’assistance et marqua les esprits, avant un « happening » de la Toupie Désaxée. Du lourd ! Une performance SM fascinante, « Clive Barkerienne » en diable (cf. ce bourreau au masque rappelant le Pinhead d’Hellraiser), où l’éternel duo maître/esclave éprouve la sensibilité du public, en faisant joujou avec des crochets métalliques et aiguilles. Le grain (bruit) des photos prises ce soir-là conférait de facto au show un air de « snuff movie »… A déconseiller aux âmes sensibles donc !

Performance de la Toupie Désaxée

A bout de force à la fin de cette longue journée, je fais l’impasse sur le long Ouvert 24/7 de Thierry Paya (déjà édité en DVD par Le Chat qui Fume), pour rejoindre le lit douillet de l’Hôtel les Tilleuls. Le repos du brave…

Jour 2

Après un buffet gargantuesque d’ouverture officielle du festival (brochettes de fruits, légumes frais, alcool et petits gâteaux), j’assiste de bon matin à une sympathique rencontre avec les acteurs Dominique Pinon (Delicatessen, La cité des enfants perdus, Alien, la résurrection) et Philippe Nahon (Seul contre tous, Haute tension, Calvaire), de bonne humeur et cultivant la connivence avec le public.

Rencontre avec Dominique Pinon et Philippe Nahon

Je me rends par la suite à la conférence « Vampires et vampirisme dans la littérature et les arts » par l’incontournable Bérengère Soustre de Condat ; remise en perspective de la figure vampirique sous un angle historique, légendaire et artistique.

Avant de reprendre la compétition de courts, quelques « œuvrettes » gore (« courts mais trash ») sont intercalés, dont Il paraît qu’eux… Le blanc, c’est le meilleur (à l’origine réalisé pour une anthologie contre la discrimination), ode hilarante à la curiosité culinaire, via ce zombie qui refuse de manger du noir… mais finira par céder à l’appel de la tripaille !, et Game of the dead, organisant une partie de roulette russe entre zomblards, au gore rigolard et au justicier renvoyant aux héros de l’inénarrable Richard J. Thompson (Time Demon, Jurassic Trash). Ces films traçaient une voie royale à la 2ème session de courts en compétition, où il y avait de nouveau à boire et à manger.

36ème sous-sol, aux quidams emprisonnés dans un ascenseur, s’avère maladroit, malgré plusieurs trouvailles réjouissantes (le look du démon, très Hellraiser dans l’esprit) et un sens technique indiscutable. Bloody Christmas 2, la révolte des sapins, avec Frédérique Bel (le magnifique Les nuits rouges du bourreau de jade) et Rurik Sallé (journaliste, Mad Movies), est un agréable divertissement, qui lorgne un peu trop sur le génial Treevenge de Jason Eisener (Hobo with a Shotgun) pour être honnête… Cabine of the dead surfe quant à lui paresseusement sur cette (éreintante) mode du « zombie flick », avec son business man cloîtré dans une cabine téléphonique assaillie par les viandards, pour un résultat vaguement « arty » et bancal. On distingue mal l’enjeu et le pourquoi de ce court… Schizoïde est une divagation dans un asile d’aliénés, forçant sur l’étalonnage (couleurs « pisseuses ») et avec un simili-Thierry Frémont du pauvre, par un réalisateur qui a trop visionné de péloches horrifiques ibériques (Fragile de Balaguero en tête). Murmures, à l’encéphalogramme désespérément plat (dommage pour un film d’épouvante !) peut figurer l’équivalent court de l’opportuniste Paranormal Activity, voyant une nana en prise avec des esprits, se faisant de plus en plus pressants, tandis que Charmante Mina est une variation vampirique agréable, tempérée par un jeu d’acteur inégal…

Heureusement que l’intéressante conférence de l’italien Michele Ferri, « Morts vivants VS zombies », sur les diverses émanations « zombiesques » (origines, typologies, …) prend le relai et permet aux spectateurs de souffler, avant une 3ème fournée de courts.

Court-métrage Ab Aeterno

Cette dernière démarre par Ab Aeterno, œuvre expérimentale autant que vampirique de votre humble serviteur, entre le court et le clip, qui fut bien accueillie. S’en suit le très beau Le Vivier (lauréat du Prix du meilleur scénario & du Prix du Public), à tendance auteurisante et « court de riche » (soutien de Canal + et du CNC), trop poseur, mais à la conclusion étonnante. Contes des cris de l’âme, post-apo fauché, fait quant à lui penser à la mécanique des jeux-vidéo (du moins dans son entame) et au The Crazies de Romero (cf. ces combinaisons blanches), pour nous exposer la « solitude du sniper de fond ». Plutôt abscons, le court peut compter sur la beauté des paysages, en guise de « plus-value » indéniable. Dans le même genre - post-nuke, à croire que ces réas furent tous biberonnés aux œuvres de Sergio Martino et aux Mad Max !, Sons of chaos se révèle extrêmement prévisible et sombrant dans le ridicule par l’utilisation d’une voix robotique « cheap ».

L’envol, à l’esthétique noir et blanc stylisée mais pas complètement aboutie, distille clairement l’influence (non avouée ?) de Chris Marker. L’essai n’est pas transformé, mais a le mérite d’être tenté. Il faut avouer que cette radicalisation dans l’abstraction tend à déconcerter… Le miroir (grand gagnant du festival), très léché (tourné en Panavision avec le soutien d’Orange Cinéma Séries… ça aide !), développe une réflexion sur les apparences et l’identité (filiation évidente - euphémisme - avec Les yeux sans visage de Franju) et ce dès son pré-générique (Nip Tuck-like), au travers de cette lourde opération reconstructrice du visage, qui n’est pas sans séquelles pour l’héroïne. Dernière chasse est d’un tout autre bois et parfaitement dispensable. Course poursuite découpée de façon abrupte, qui dérive vers un (mauvais) reportage « France Télévisions » (tics visuel à l’appui), pour finalement se vautrer dans une pantalonnade aux lointains échos de « survival redneck », le film, multipliant les tares (voix off crispante, jeu d’acteur « à la ramasse », étalonnage et mixage bâclés, …), se voudrait dans un esprit « grindhouse » à l’américaine, mais tutoie des abysses Z peu explorés (dialogues lénifiants et post-synchro douteuse). Certains trouveront sans doute ça génial (pas vrai, mon cher bisseux Hellrick ?).

Concert de First Jason (Ari Lehman)

Vient après le temps du concert de First Jason (alias Ari Lehman), au doux parfum de heavy metal 80’s, qui remporta l’adhésion des aficionados. Lehman marqua a coup sûr cette édition, dont les murs résonnent encore de sa « tagline » fétiche : « Jason ne meurt jamais ! » (en français dans le texte, avec une diction parfaite !). En ce début de soirée, j’ai aussi rencontré Triboulet (aka Thomas Smith : La fiancée de Dracula), acteur nain qui tourna (entre autres) avec Jean Rollin et Alain Payet (il tourna avec Payet, alias John Love, sous pseudo, pour des apparitions non créditées). Il me révéla certains titres méconnus de sa filmo, dont je ne peux souffler mot ! (je tâte le terrain du côté de Thomas, pour qu’il accorde une interview à Cinémafantastique).

Point d’orgue de la journée, le Bal des Vampires s’est ouvert par un spectacle de magie du talentueux Sirius l’illusionniste, tout simplement bluffant et imprégné d’horreur gothique (la Hammer n’est pas loin, frayant avec le Dracula de Coppola), pour enchaîner avec une mise en situation de l’érudit Jacques Sirgent (directeur/curateur du « Musée des Vampires et monstres de l’imaginaire » de Paris), où le public (disposé en cercle) assistait au sort réservé à une supposée sorcière lors d’un procès de l’Inquisition. Eclairant et ludique !

Spectacle de magie de Sirius l'illusionniste

La salle ferma par après ses portes pendant un court instant, avant que je ne puisse découvrir une des choses les plus folles jamais vues en festival ; un buffet vivant, où des brochettes de denrées variées sont plantées à même la chair de « performeuses » dénudées ! Ces dernières réservaient aussi au public un show à l’érotisme détraqué et SM. Atypique… Troublant… Surréaliste… Les mots viennent à manquer… Avant que toutes ces créatures ne rejoignent la piste de danse (j’étais personnellement déguisé en poulet zombie made in Troma, issu du Poultrygeist : Night of the Chicken Dead de Llloyd Kaufman !), la Toupie désaxée enjoliva le tout d’une performance du même ton, où deux beautés gothiques (tatouées façon « Suicide Girls ») se faisaient transpercer le visage de piques par un bourreau « expiateur »… A hell of a night ! Definitely !

Performance lors du buffet vivant

Jour 3

Le réveil est douloureux en cette matinée du 10 juillet, la dernière session de courts-métrages en compétition succédant au sulfureux Bal des Vampires dès 09h30… D’autant plus que l’on ne peut pas dire que ces films ont fait l’unanimité…

Contretemps, orchestrant les pérégrinations sans fin d’un dessinateur à la recherche du lieu d’un entretien d’embauche, se révèle répétitif, un peu léger et laissant surtout un goût amer de « déjà vu ». L’œuvre aurait sans nul doute gagner à revêtir la forme du film d’animation (avec ses personnages « rotoscopés », comme dans le pré-générique). Le destin de Torelli du sympathique David Marchand est quant à lui une tentative de giallo hexagonal à la campagne, bancale mais attachante. Souffrant de sérieux problèmes de mixage son et d’une direction photo « inexistante », le film peut compter sur une belle BO aux accents 80’s, mais cueille le spectateur à froid par sa conclusion abrupte… Cela reste néanmoins prometteur pour le futur du réalisateur, s’il fait preuve de plus de rigueur et s’entoure d’une équipe technique « valable ». Don’t stop est un survival ibérique hyper cheap, qui rappelle formellement l’argentin I’ll never die alone (des frères Bogliano), de sinistre mémoire… L’œuvre lorgne bêtement vers l’horreur sèche des années 70 (La dernière maison sur la gauche, Massacre à la tronçonneuse, …), famille dégénérée et « Leatherface-like » y compris, sans en effleurer une seconde l’impact esthétique et émotionnel. « Brouillon et couillon », ce Don’t stop ne peut guère s’apprécier qu’au 36ème degré.

Mon père est pour sa part un des « uppercuts filmiques » du festival, film d’atmosphère à l’ambiance pesante, lourde de non-dits, où la figure paternelle rejoint celle du boogeyman ou de l’ogre de conte de fée. Un des grands oubliés du palmarès. Tandis que Stripes dérive, après un beau pré-générique (où les protagonistes sont esquissés tels des héros de comics), vers un banal « zombie flick » emballé correctement (sa seule originalité est de se dérouler dans un night shop), Safari adopte dans ses prémisses les atours du torture porn (qui ne s’assume pas), se muant en « film de traque » (course poursuite) et se cachant derrière une prétendue originalité (le tueur déguise ses victimes en animaux, pour mieux les pourchasser ensuite !). Le film se réclame sans doute de La chasse du Comte Zaroff (1932), mais suscite un ennui poli. Un argument (prétexte ?) qui aurait mérité un traitement ultra court, mais se traîne ici en longueur… Absence (qui fut incompréhensiblement privé du prix du scénario… les membres du Jury saturant visiblement en fin de festival…), un peu long, parvient magistralement à créer le malaise via un répondeur vocal et une mère revenant hanter son fils. En dire plus serait criminel ! D’une mécanique scénaristique implacable, le court aboutit à un twist final « 5 étoiles ».

Les jumelles Castel dans La vampire nue (Jean Rollin, 1970)

Par la suite, un public restreint assista à l’hommage rendu au regretté Jean Rollin (Fascination), complété d’une projection de La vampire nue (1970), qui est loin d’être l’œuvre la plus accessible de son auteur. D’un fantastique baroque, onirico-surréaliste, relevé d’un soupçon d’érotisme, le film peut se targuer d’un esthétisme raffiné et de la présence des sublimes jumelles Catherine (Lèvres de sang de Rollin, les pornos Amours collectives de Jean-Pierre Bouyxou, Cocktail porno d’Alain Payet & Les queutardes) et Marie-Pierre Castel (Lèvres de sang & Le frisson des vampires de Rollin, Journal érotique d’un bûcheron de Jean-Marie Pallardy). On ne m’enlèvera pas aussi de l’esprit que le Araki de Kaboom (2010) connaissait le film et en profita pour piquer l’idée des individus inquiétants aux masques d’animaux… Un Bloody Quizz (dix extraits de films à deviner) fut aussi dédié à Jean Rollin, voyant l’auteur de ces lignes terrasser ses adversaires (avec 8/10, Mae-Nak, tu aurais été fier de moi !). Je réitérai la performance en soirée, lors d’un quizz consacré au cinéma gore (j’étais visiblement le seul à me souvenir de Punk Rock Holocaust).

Après un concours de scream queens et scream kings (dont vous découvrirez des images dans ma vidéo du festival, bientôt en ligne sur le site), vint le temps du palmarès et des derniers verres entre passionnés, vers des adieux déchirants…

Loïc et Aurélie, je vous dis d’ores et déjà à l’année prochaine (je ne voudrais manquer ça pour rien au monde !) et vous souhaite un prompt repos. Vous l’avez amplement mérité ! See you soon, pour une troisième édition (attention, spoiler !) sous le thème sci-fi et post-apo !

Commentaires

Chapeau Alan, très bon article sur le Bloody Week-End. Je m’y occupe du foyer municipal et n’ai pas la moindre idée de ce qui se passe ailleurs, et grâce à ton article (qui est, avec celui de l’écran fantastique, le mieux fait et le plus complet) j’ai enfin des images en tête.

Pour la troisième édition on va procéder autrement pour la sélection des courts, et alléger la quantité pour éviter l’OD. On va essayer d’être plus homogène, promis ! (ne rêvez pas, je n’en dirai pas plus, vous n’avez qu’à contacter Loïc !)

En tout cas merci pour l’article, et à l’an prochain !

18 septembre 2011 | Par Boris

Certes, mais ces "Bloody Christmas" ne sont définitivement pas ma tasse de thé... Question de goûts et de couleurs ;-)

15 juillet 2011 | Par Vivadavidlynch

A voir aussi...

http://www.cinemafantastique.net/OSE-COURT-Roches-Rouges.html

15 juillet 2011 | Par RB

Oui Dam’, plaisant mais pas transcendant ;-) Alors que "Treevenge" est un des meilleurs hommages au cinéma grindhouse sorti ces dernières années, je dirais même un tantinet supérieur au diptyque de Tarantino/Rodriguez...

14 juillet 2011 | Par Vivadavidlynch

hum d’accord mais bon si treevenge à copier sur bloody christmas 1 ce n’est que justice que pour le 2 il s’inspire des qualités de treevenge ^^

14 juillet 2011 | Par Qux

Perso, j’avais vu le premier opus de Bloody christmas, je trouvais ça plutôt plaisant

14 juillet 2011 | Par Damien

@ Qux : Non, c’est bien ce que j’avance, vu que je parle de "Bloody Christmas 2" (pas du premier opus), par rapport à "Treevenge". L’opus 2 de "Bloody Christmas" a bien été tourné après "Treevenge". De toute façon, et c’est un avis personnel, il y a un monde, qualitativement parlant, entre les deux "Bloody Christmas" et "Treevenge". Pour rappel, Bloody Christmas 2 (2010) : http://www.imdb.com/title/tt1787743/ & Treevenge (2008) : http://www.imdb.com/title/tt1343750/
CQFD ;-)

14 juillet 2011 | Par Vivadavidlynch

’’est un agréable divertissement, qui lorgne un peu trop sur le génial Treevenge ’’
n’est-ce pas treevenge qui lorgne sur bloody christmas (tourné bien avant) ?

14 juillet 2011 | Par Qux

Merci ! Sans problèmes, on tâchera de se croiser ;-) Cheers.

14 juillet 2011 | Par Vivadavidlynch

^^ assez bon résumé des courts métrages (j’ai vu que la session 2 et 3) et il est vrai que la qualité n’était pas au rendez vous. Dommage quand on voit le nombre de court qui a été sélectionné.

P.S : je savais pas que cinemafantastique était présent, l’année prochaine faut qu’on se croise.

14 juillet 2011 | Par Dante

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