BIFFF 2017

BIFFF ON STREAM - Le Serpent aux mille coupures

Alan DeprezGIF

Les tentatives de polar français - ici mâtiné d’actioner - se font rares et je n’aurais voulu dire que du bien de ce Serpent aux mille coupures . C’est peine perdue, car l’œuvre du sympathique Eric Valette s’éparpille entre dialogues douteux, problèmes de rythme et personnages caricaturaux (à ce niveau, Stéphane Debac n’est pas du tout gâté). Par chance, Tomer Sisley s’avère convaincant (ce n’est pas toujours le cas...), son antagoniste, l’excellent Terence Yin (New Police Story), est dément en tueur sadique et surentraîné, tandis que le charme d’Erika Sainte opère (on comprend pourquoi beaucoup font d’elle "l’actrice belge qui monte"). Mentions spéciales à l’ami Michel Angély (oui, j’assume ma partialité !), truculent dans le rôle d’un des paysans impliqués dans la fusillade finale, ainsi qu’à ce même gunfight, qui permet (enfin) au film de décoller. Trop tard...

Samuël TubezGIF

Comme souvent chez Eric Valette, l’amour du cinéma de genre est omniprésent et il y a de pures idées bis... qui tombent hélas pour la plupart à l’eau (le gunfight final notamment). À part un bad guy glaçant interprété par Terence Yin, rien ne parvient véritablement à convaincre et tout ça manque cruellement de rythme.

Quentin Meignant

Doté d’une sacrée réputation auprès de la critique spécialisée française, Le Serpent aux mille coupures ne justifie en aucun moment celle-ci. Mal caractérisés, les personnages sont de surcroît interprétés de manière creuse par les comédiens, au sein d’une intrigue très plate et à la mise en scène convenue (voire parfois brouillonne). Une sorte d’habile mélange entre un P’tit Quinquin premier degré et un épisode de Julie Lescaut. Fallait y penser...

Benoît Levenkron

Malgré ses multiples défauts (notamment des incohérences scénaristiques), ce long-métrage, dans le plus pur style des meilleurs films d’Olivier Marchal, risque de tenir en haleine les amoureux de son type de photographie et de la noirceur de ses récits, Tomer Sisley et Michel Angély valent bien Daniel Auteuil et Gérard Depardieu.

Damien TaymansGIF

Eric Valette a trouvé un vrai méchant avec Terence Yin, mais lui colle un encombrant Stéphane Debac. C’est un peu l’histoire de ce film : les intentions sont nobles, les atours sont convaincants, mais ça ne suffit pas. Il subsiste cependant un mélange des genres et des tons qui rend l’ensemble sympathique, sans plus.

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