Cinemafantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Un grand vent de nostalgie soufflait déjà hier sur Tour & Taxis, nostalgie de ce trentième festival déjà presque écoulé, nostalgie des délires et des cris qui pullulaient en salles, nostalgie de la belle ambiance qui a régné tout au long de l’aventure au service presse (Sophie, Roxane, Elli, Laura, Alex, John, merci à vous tous), nostalgie, même, des pains-boudin et des vannes pourries de Charles Six.
Comme le disait très justement notre ami Sacha Feiner, qui a noyé sa mélancolie dans quelques litres de Troll (et qui ne s’est pas montré violent, rassurez-vous), une petite chape de plomb s’est abattue sur cette fin de BIFFF.
Mais, qu’à cela ne tienne, cette journée du 16 avril a sans doute été la meilleure qualitativement parlant au niveau des projections. Après l’anecdotique XP 3D (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM), qui ne parvenait pas vraiment à captiver si ce n’est par l’un ou l’autre effet gore réussi, le public découvrait Beast, challenger de choix dans l’obtention du prix du Septième Parallèle. Plongée dans une folie viscérale et particulièrement humaine, le film de Christoffer Boe laissait le public pantois et étonnamment silencieux (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM). La magnifique Marijana Jankovic ayant précédemment étalé ses talents de rappeuse sur la scène, la séance de 18 heures fut donc couronnée de succès.
Par la suite, ID:A, présenté sur le coup de 20 heures ne pouvait pas réellement se targuer d’être du même acabit, les spectateurs se lassant rapidement et laissant libre court à quelques railleries comiques dont il a le secret (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).
Il en allait tout autrement avec le troisième film de ce triptyque danois qui nous emmenait sur les traces de Ronal the Barbarian, un héros d’animation qui, à n’en point douter, sera l’un des personnages en vue cette année. Totalement délirant, le film de Kresten Vestbjerg Andersen, Thorbjørn Christoffersen et Philip Einstein Lipski a été acclamé durant tout son déroulement (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).
Arrivait enfin LA séance de minuit du festival : la projection de Zombie Ass : Toilet of the Dead,
film dont le titre en disait long quant aux dispositions prises par son réalisateur, Noboru Iguchi. A oeuvre d’exception, ambiance d’exception, le public l’a compris dès les premières minutes de la séance et a réservé un accueil jubilatoire à cet OFNI nippon qui, contrairement à nombre de ses prédécesseur, brillait par une action de tous les instants. L’assistance, rendue folle par le spectacle qui lui était offert, rendait un vibrant hommage à Zombie Ass avec une belle standing ovation à la fin de la projection (voir les notes dans notre BIFFF ON STREAM).
Cette belle journée, riche en oeuvres de qualité et en ambiance, a été l’un des plus beaux cadeaux de cette trentième édition et un argument supplémentaire à la nostalgie ambiante...