BIFFF 2017

BIFFF 2017 - The Gates are opened

Qu’il est bon de rentrer à la maison !

Quel plaisir, quelle joie ! La trente-cinquième édition du BIFFF a ouvert ses portes hier et a permis à tout un chacun de revivre. Fini le quotidien et ses habitudes, voici que débarque le festival cher à nos cœurs qui, pour ses 35 balais, semble vouloir marquer le coup avec nombre d’activités connexes, mais aussi et surtout avec sa bonne humeur, déjà bien présente hier dans les murs du Bozar.

Quel plaisir de rentrer dans cette seconde maison et de revoir les copains avant même le coup d’envoi des hostilités, histoire de se vider un (ou plus si affinités) godets et de faire le point sur l’année écoulée. La famille BIFFF étant réunie autour d’une même cause et d’une même envie, les cœurs battant à l’unisson pour ce festival qui s’étirera jusqu’à la fin de la période de Pâques, il ne fait aucun doute que cette soirée ne constitue que les prémices d’une véritable réussite.

35 ans, c’est l’âge de la maturité, cela ne fait aucun doute (votre humble serviteur n’en a que 32, il a encore une excuse donc-NDLR) et c’est donc forts de leur expérience et d’une place désormais faite aux BOZAR que les organisateurs ont entamé l’événement par le traditionnel discours et ses animations en salle 1, tout en n’oubliant pas le public de la salle 2, avec un film présenté en première belge : Beyond the Gates.

L’œuvre, due à Jackson Stewart, néophyte dans le domaine du long-métrage, a connu un sacré parcours pour une première œuvre, avec des prix glanés à Brooklyn et Los Angeles, mais aussi une exploitation en salles aux States et quelques apparitions dans des festivals en Australie ou en Suède. Beyond the Gates suit Gordon et John Hardesty, deux frères que tout sépare malgré des souvenirs communs dans la boutique VHS familiale. Suite à la disparition de leur père, ils se réunissent pour vider le magasin et tombent sur un mystérieux jeu de plateau VHS intitulé Beyond the Gates. Après avoir entamé une partie, ils se rendent compte que leur père est piégé dans le jeu, qui prend des allures de plus en plus réelles. Une course contre la mort débute...

Première réalisation ambitieuse, Beyond the Gates a une grande force : celle de replonger les nostalgiques dans un temps que les moins de 30 ans (on s’fait vieux-NDLR) ne peuvent pas connaître. Outre l’attrait de la touche vintage de la vidéothèque et de ses rayonnages qui sentent bon les 80’s, l’œuvre s’articule autour d’une pratique oubliée, même par les gamers les plus aguerris : le jeu de plateau avec support VHS, un véritable dinosaure technologique qui garde un certain charme. Ce support est d’ailleurs particulièrement envoûtant pour le spectateur grâce à l’incarnation offerte par Barbara Crampton, qui prête ses traits à la mystérieuse "speakrine" du jeu. L’actrice, extrêmement populaire auprès des amateurs de Bis et égérie du ciné 80’s, confère au jeu un aspect inquiétant et vintage du plus bel effet.

Passées ces quelques considérations chronologiques, Beyond the Gates a par contre du mal à développer un certain rythme et se veut extrêmement bavard, l’ambiance globale souffrant donc d’une inertie partielle. Quelques scènes d’angoisse et l’une ou l’autre séquences gore viennent plus ou moins sauver les meubles de ce qui aurait pu être, avec une scénarisation tout autre, un petit joyau de nostalgie.

Juste convaincant pour un premier film, Beyond the Gates sera donc rapidement oublié, d’autant que, les fûts de Cuvée des Trolls étaient déjà de sortie pour le verre de l’amitié et que le divin breuvage a coulé à flots, permettant à la famille BIFFF de se retrouver, de rire et même de chanter. Quoi de plus beau pour un commencement et le début d’un anniversaire, qui sera de bout en bout décapant ?

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