BIFFF 2017

BIFFF 2017 - Taken à la mode turque

Nick : Off Duty, classique mais costaud

Séance tardive de la salle Ciné 1 hier, Nick : Off Duty, baptisé sous nos latitudes Mission Istanbul, semblait ne pas vouloir quitter le carcan des films d’action hollywoodien de ces dernières années, Taken en tête, à la lecture de son synopsis. Le métrage de Christian Alvart, anciennement considéré par ses pairs comme une étoile montante du cinéma mondial mais qui s’est quelque peu perdu en chemin, suit Nick Tschiller, un flic dont la femme a été assassinée par la Mafia turque. Lorsque sa fille Lenny se rend en Turquie pour venger sa mère, Nick et son partenaire Yalcin se lancent à sa poursuite espérant la sauver avant qu’il ne soit trop tard. A Istanbul, ils découvrent que Lenny est aux mains de gangsters russes, qui ont projeté de l’emmener à Moscou. La traque s’engage…

Une fille enlevée, un schéma familial difficile, des méchants à tout-va, Mission Istanbul ne compte pas jouer la carte de l’originalité et le prouve dès ses premières minutes, assez rythmées et à la mise en place narrative réduite. Il n’en faut néanmoins pas plus pour accrocher à l’action qui, si elle n’est pas échevelée et sans doute pas aussi barbare qu’espéré, se déroule sans véritable anicroche. Shooté de manière très classique et se rapprochant parfois de certaines séries allemandes des 90’s au niveau de son traitement, le métrage ne semble pas prêt à marquer les esprits.

Néanmoins, dans une seconde partie plus féroce et qui donne lieu à quelques scènes de baston bien chorégraphiées, les soubresauts scénaristiques faisant passer l’oeuvre d’un genre à un autre sont de bon aloi. Sans perdre le spectateur en chemin, Christian Alvart remplit le cahier des charges sans verser dans le pathos habituel mais se perd dans le dernier quart d’heure à force de rebondissements de plus en plus étourdissants. Le final allongé de l’oeuvre n’aide pas celle-ci à convaincre pleinement et c’est donc avec une certaine lassitude que se termine la vision de l’ensemble.

Pourvu d’un metteur en scène au nom anciennement ronflant et qui mériterait sans doute mieux que ce genre de productions, Mission Istanbul ne souffre guère de la comparaison avec ses exemples hollywoodiens, ce qui est déjà appréciable. Il n’apporte néanmoins rien de bien neuf dans le domaine et se laisse donc déguster avec le cerveau sur OFF... Duty.

(Article rédigé par Quentin Meignant)

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