BIFFF 2017

BIFFF 2017 - Les pets au cinéma

Une affaire parfois sérieuse, voire fantastique... ou pas...

Oeuvre glorifiée par la critique et ayant rapidement fait le tour du monde, Swiss Army Man s’est permis hier une petite intrusion dans la Salle 1 du Bozar dans le cadre du BIFFF 2017 pour le plus grand plaisir de ses aficionados. Le métrage de Daniel Kwan et Daniel Scheinert avait en effet tout de l’OFNI surréaliste, genre tant apprécié par le public bruxellois.

Il n’aura donc pas fallu longtemps pour que les blague fusent dans l’assemblée, les pets d’un Daniel Radcliffe cadavérique aidant bien entendu à la bonne ambiance de la séance. Ce "vent" de légèreté au sein d’une oeuvre si difficilement cernable est l’occasion pour nous de nous attarder sur le pet au cinéma au travers de cinq films - réussis ou non, drôles ou très graves.

LE PET, UNE AFFAIRE QUI COULE... EUH... ROULE :

1. La Grande Bouffe, de Marco Ferreri (1973) :

S’il est un seul pet à garder en mémoire dans l’histoire du cinéma, il s’agit bien de celui exécuté par Michel Piccoli au sein du chef-d’oeuvre nauséeux La Grande Bouffe qui, voici désormais plus de quarante ans, avait créé un scandale tout simplement énorme. Le bruitage anal de l’acteur, omniprésent dans certaines scènes, n’y est pas pour rien et constitue même au final une des mises à mort les plus choquantes de tout l’Histoire du Septième Art. Aussi immonde que marquant...

2. Swiss Army Man, de Daniel Kwan et Daniel Scheinert (2016) :

Le film projeté hier soir s’immisce directement dans notre top de la proute. En effet, ce véritable OFNI, très proche du chef-d’oeuvre surréaliste, compte sur bien des qualités visuelles et scéniques.... mais ne serait peut-être rien sans les exactions sonores de Daniel Radcliffe. Interpellants dès les prémices du film, ils vont même jusqu’à justifier l’aspect fantastique de l’ensemble lors d’un étonnant final. Comme quoi, un simple pet peut parfois changer la face d’un univers....

3. Dumb & Dumber, de Bobby et Peter Farrelly (1994) :

Comédie mythique des 90’s, notamment grâce au binôme formé par ces deux grands comiques de Jim Carrey et Jeff Daniels, Dumb & Dumber n’en était pas à une facétie prêt. L’utilisation du pet et même d’un laxatif ultra-puissant n’était donc pas de trop pour souligner de manière indélébile (pauvres toilettes !) des effets comiques poussés à l’extrême et surtout la basse vengeance du très jaloux et débile Lloyd envers son pote Harry. Mary Samsonit... euh... Swanson s’en souvient encore !

4. Zombie Ass : Toilet of the Dead, de Noboru Iguchi (2011) :

BIFFF oblige, on ne pouvait bien entendu que faire figurer Zombie Ass : Toilet of the Dead au planning de ces réjouissances. Objet d’une des séances de minuit les plus mythiques du festival bruxellois (il se dit que les murs de Tour & Taxis vibrent encore) où l’on a aperçu pour la dernière fois ce bon Seb Lecocq danser de joie en pleine salle, le film de Noboru Iguchi pousse le vice jusqu’à faire du pet la pierre angulaire de son film et pousse la dégueulasserie très très loin. Gaudriole certes inégale, Zombie Ass constitue sans doute ce qui se fait de mieux dans le domaine de la pétomanie réjouissante.

5. American Pie, de Paul et Chris Weitz (1999) :

Sans doute pas le plus inspiré dans le domaine puisqu’il reprend la thèse du laxatif lancée quelques années plus tôt par Dumb & Dumber, mais force est de constater que cet American Pie avait constitué un sacré succès à l’époque. Et la scène où le bien nommé "pause caca" craque et voit son récent sex appeal fondre comme diarrhée au fond d’une cuvette valait bien que l’on en parle...

(Article rédigé par Quentin Meignant)

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage