BIFFF 2016

BIFFF 2016 - Coup double pour Anders Thomas Jensen

The Shamer’s Daughter, l’heroic fantasy comme on l’aime...

Déjà présent dans tous les esprits et dans toutes les mirettes avant-hier avec la présentation en guise de seconde séance d’ouverture de son excellent Men & Chicken (voir notre compte-rendu ICI), Anders Thomas Jensen a réussi un véritable coup double en ce début de BIFFF.

En effet, le metteur en scène s’est mué en scénariste le temps d’apporter sa patte à The Shamer’s Daughter, film d’heroic fantasy médiévale présenté hier sur le coup de 16h30 dans la seconde salle des Bozar. Présentée par l’excellent acteur Soren Malling - qui y signe d’ailleurs une prestation cinq étoiles -, cette adaptation d’une série de livres écrits par le romancier Lene Kaaberbøl a littéralement captivé l’assistance.

The Shamer’s Daughter suit une clairevoyante et sa fille - deux personnes capables de lire et d’influencer le subconscient des êtres humains - qui sont embauchées pour sauver Nicodemus, accusé d’avoir tué son père et des membres de sa royale famille. Elles vont se retrouver au centre d’une cabale sanglante où les jeux de pouvoir livrent rapidement leurs mystères.

Tiré d’une œuvre pour adolescents, The Shamer’s Daughter est le fruit de la collaboration de nombreux pays (Danemark, Islande, Norvège, République Tchèque) qui réussissent à placer l’Europe sur l’échiquier de l’heroic fantasy dès les premiers instants du film, notamment par le biais de décors et de CGI parfaitement exécutés. Faisant la preuve que le Vieux Continent peut lutter contre des productions américaines de moyenne envergure, le métrage de Kenneth Kainz voit donc son développement se dérouler sans aucun accroc.

The Shamer’s Daughter s’avère ainsi être particulièrement riche en action tout en s’adressant à un public très large, les nombreux meurtres étant parfaitement mis en scène dans cette optique. L’empathie suscitée par la caractérisation des personnages en fait d’ailleurs une fable d’aventure familiale presque parfaite. Ajoutons à cela les excellentes prestations des protagonistes principaux - mention spéciale à Soren Malling - et le bonheur est au bout du chemin (dans tous les sens du terme d’ailleurs).

Bénéficiant du travail de cet incroyable homme de cinéma qu’est Anders Thomas Jensen, The Shamer’s Daughter est donc une belle réussite, une épopée familiale qui ravira petits et grands et qui ne demande d’ores et déjà plus qu’une suite pour que la qualité soit une fois de plus au rendez-vous.

Quentin Meignant

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