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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

1er juillet 2010 | Par : Chroniqueurs

The burning moon

Par Nicore

L’œuvre

Pour son second long métrage, le réalisateur allemand Olaf Ittenbach va très loin dans le gore, avec ce The burning moon, film à sketches au final dantesque qui subit hélas de plein fouet le manque de moyens alloués à son film.

Pitch à gore

Le script met en scène un jeune délinquant notoire, violent et drogué qui, obligé par ses parents de garder sa petite soeur pendant leur absence, ne trouve rien de mieux pour l’aider à s’endormir que de lui raconter des histoires horribles.

Gore à gore

Parmi les multiples scènes sanglantes du métrage, on retient notamment deux aspects du final du second sketch, avec ces dents explosées en gros plan de manière plus que réaliste (Olaf Ittenbach étant par ailleurs dentiste, on peut compter sur lui pour avoir concocté des prothèses crédibles), alors que plus loin un écartèlement graphique se classe aisément parmi les plus sanglants de l’histoire du cinéma.

Sang pour sang ?

Le métrage ne débute pas de la meilleure des façons en nous présentant de manière terne et apathique le personnage dont l’histoire servir de lien entre les deux principaux segments du film, un adolescent rebelle qui va volontairement foirer un entretien d’embauche, avant d’aller avec quelques potes en découdre avec une bande rivale, pour une séquence à la violence sèche mais assez molle et peu expansive, pour finalement rentrer chez lui et se disputer violemment avec ses parents, ceux-ci lui ordonnant de garder sa petite soeur. Après s’être injecté dans les veines de la drogue lors d’une scène explicite, il va aller rejoindre sa soeur qui n’arrive pas à dormir et lui raconter deux histoires terrifiantes et sanglantes.

La première, et de loin la plus faible, suivra les déboires d’une demoiselle tourmentée par un serial-killer qui va s’en prendre à sa famille. Autant le dire tout de suite, ce segment ne vaudra que pour les quelques effets gores présents et volontaires (doigts sectionnés, égorgements, entre autre), car l’intrigue en elle-même restera extrêmement prévisible (le doute sur l’identité du tueur ne ménagera un suspense que de quelques secondes) et superficielle, laissant même ainsi l’ennui pointer le bout de son nez, obligeant le spectateur à attendre le prochain effet sanglant comme seul divertissement.
Heureusement, le second sketch composant le métrage sera bien plus probant à tous les niveaux. Déjà, l’intrigue aura une réelle consistance, avec ce prêtre violeur et assassin de jeunes femmes qui va promettre l’enfer à ceux qui s’en prendraient à un fermier un peu simplet tout désigné pour être le coupable de ces crimes, ce qui ne manquera pas d’arriver à un quidam ayant massacré cet "idiot du village", et en plus, le réalisateur parviendra à impliquer son spectateur émotionnellement à plusieurs niveaux.

En effet, après la première séquence nous mettant face à un viol sordide suivi du meurtre de sang-froid d’une demoiselle, nous retrouvons celle-ci étendue dans son cercueil pour découvrir que le prêtre qui office à sa messe d’enterrement n’est autre que le violeur, créant ainsi un premier choc. La mise à mort douloureuse du simplet sera aussi un moment fort, triste et chargé d’émotions ( effet accentué par une musique on ne peut plus appropriée ), mais l’ultime coup de grâce sera donné par le dernier acte du segment, avec cette descente aux enfers terriblement graphique et gore, qui va d’abord nous décrire cet antre infernal où l’on tue et mutile à tout va, avant que les supplices infligés au condamné ne viennent clore le segment de manière définitivement ahurissante et brutale, avec notamment un écartèlement d’anthologie, sans oublier cette perceuse détruisant les dents en gros plan.

Et le final du fil conducteur du métrage nous réservera également une dernière surprise absolument nihiliste, terminant ainsi le métrage sur une note pessimiste en diable.
Si Olaf Ittenbach a bien entendu voulu faire un grand coup avec ce film, on pourra quand même regretter un certain nombre de défauts venant hélas gâcher quelque peu notre plaisir.
L’interprétation posera effectivement des problèmes, en étant d’un amateurisme bien souvent gênant et plombant ainsi le début d’ambiance installée ( le premier segment ), alors que la mise en scène du réalisateur restera bien amorphe et inconsistante en se contentant de mollement suivre les personnages et les situations ( avec quand même quelques sursaut de vitalité, l’introduction du second segment, par exemple ), tout comme on pourra déplorer le manque de rythme de l’ensemble, même lors des scènes d’action ( à ce titre, le premier quart d’heure est susceptible d’en décourager certains ).

Mais heureusement, Olaf Ittenbach se rattrape largement lorsqu’il s’agit d’étaler ses abominations devant la caméra et en impose avec des effets spéciaux le plus souvent étonnamment bluffants de réalisme, surtout lors de ce final qui mérite à lui seul de regarder l’ensemble du métrage, par son sadisme et sa volonté d’aller toujours plus loin dans l’horreur.

"The burning moon" restera un met de choix pour les amateurs de gore, malgré ses écueils handicapants.

Trashothèque

Edité chez nous en VHS par "Uncut movies", le métrage est également disponible en DVD chez les allemands de "SOI" et de "Uncut Media".

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