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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

7 mai 2010 | Par : Chroniqueurs

Regoregitated sacrifice

Par Nicore

L’œuvre

Après son définitivement barré Slaughtered vomit dolls, le réalisateur sud-africain Lucifer Valentine remet le couvert pour ce Regoregitated sacrifice qui se révèle être encore plus épicé, plus sanglant et plus osé, utilisant un érotisme malsain, multipliant les déviances peu ragoûtantes et avançant quelques idées complètement folles.

Pitch à gore

Le script suit les exactions de deux jumelles macabres tout en mettant en avant le parcours destructeur d’une actrice porno.

Gore à gore

Parmi les monstruosités avancées par le métrage, on remarque par exemple cette longue séquence au cours de laquelle une victime est éventrée, laissant les deux jumelles jouer entre autres avec les viscères sanguinolentes de la malheureuse.

Plus loin, une autre proie est carrément décapitée, scalpée et voit son cerveau extrait de sa cavité.

Sang pour sang ?

Après une séquence d’introduction montrant une demoiselle désespérée et visiblement secouée tenir des propos peu engageants quant à son avenir sur Terre, le métrage avance ces deux jumelles siamoises par la tête, malformation qui prend bientôt fin avec une "opération" menée de manière sanglante, pour un premier écart gore qui demeure finalement bien sage en comparaison de ce qui va suivre. Mais le réalisateur Lucifer Valentine n’a pas oublié son style de mise en scène avec ces plans hypnotiques et saccadés passant du coq à l’âne pour ainsi nous envoyer toute une série de séquences rapides et étranges, dont une assez spéciale montrant les deux jumelles lovées autour d’une femme enceinte pour un trio lesbien assez particulier.

Ensuite, le métrage donne l’impression de vouloir y aller crescendo au niveau de la violence hardcore qu’il va prodiguer au fil des méfaits de ces deux jumelles qui commencent par s’en prendre à une strip-teaseuse conviée chez elles et qui, saoule, est prise de vomissements, cette séquence évoquant les délires de Slaughtered vomit dolls. Au final, la dite stripteaseuse se voit découpée en morceaux baignant dans son sang à l’intérieur d’une baignoire. La seconde victime est plus fortement humiliée et sa mort se montre plus violente sans pour autant être véritablement sanglante, Lucifer Valentine préférant s’adonner à de nouvelles déviances, en laissant par exemple les personnages uriner réellement devant et sur la caméra.

Et tandis que les plans hypnotiques nous permettent de retrouver l’Angela du premier long métrage, le réalisateur se lâche alors véritablement dans une débauche de violences gore outrancières complètement folles et déviantes, comme cette miss qui finit éventrée et trouve encore la ressource de vomir suite à l’enfoncement de ses intestins dans sa gorge, tandis que plus loin une autre victime est décapitée, scalpée et décervelée, avec bien entendu toujours ces plans vomitifs récurrents mais variés dans leur mise en avant répugnante. En outre, l’auteur se croit obligé de se surpasser dans l’abject avec des passages liés à l’urologie ou en laissant par exemple une jeune femme vomir copieusement sur une autre, avant que le final vienne finir le travail de façon toujours plus osées et flirtant là carrément avec le "hardcore" (mais avec un faux pénis) pour une fellation d’un genre très spécial.

En appliquant le principe de la surenchère, Lucifer Valentine se garantit d’en donner à son spectateur pour son argent et de dégoûter de manière évidente ceux qui auraient zappé son précédent opus. Mais on notera surtout une volonté de se diversifier dans les perversités avancées devant la caméra, pour ainsi se rapprocher quand même plus régulièrement et abusivement du "hardcore" en dévoilant régulièrement et franchement les intimités des demoiselles ayant servi de cobayes pour le film, avec même quelques petites tortures avancées et foncièrement réelles (les poids attachés à une vulve) et tandis que certaines idées complètement barrées viendront déconcerter et estomaquer le spectateur (l’araignée restera l’exemple le plus probant).

Ceci dit, on sent bien que le réalisateur prend du plaisir à avancer ces deux jumelles présentées tout à tour sous un jour incroyablement sexy, alors que plus loin elles se montrent violentes l’une envers l’autre (pour la première véritable séquence gore du film) et surtout méchantes et brutales envers leurs victimes sur lesquelles elles n’hésitent pas à cracher avant de les massacrer comme lors de cette terrible scène d’éventration prolongée. Cela a pour effet de reléguer le personnage d’Angela au second plan, mais elle parvient à prendre sa revanche lors d’un final mémorable et furieusement déviant.

Le métrage se permet également de mettre en avant une nouvelle fois le satanisme avéré du réalisateur, mais toujours pour se servir du folklore pour préférer des dialogues significatifs et provocateurs, le suicide du chanteur Kurt Cobain trouvant également une place récurrente dans le propos du film. Et si le but final de Valentine avec ce métrage reste aussi obscur qu’avec Slaughtered vomit dolls, la volonté provocatrice est toujours là, puisque le métrage a largement de quoi retourner et choquer le spectateur moins aguerri, aussi bien par ses déviances sexuelles que par cet aspect sanglant bien plus présent cette fois-ci et bien plus virulent.

L’interprétation est convaincante, portée par des actrices ne reculant devant face à la caméra et prêtes à tous les sacrifices et à subir même quelques affres d’actes non simulés. Les effets spéciaux sont ici presque toujours crédibles et en tout cas volontaires, graphiques et énormément sanglants pour visualiser toutes les dérives du métrage.

En définitive, Regoregitated sacrifice permet à son réalisateur Lucifer Valentine de franchir une nouvelle étape dans la provocation et la déviance pour réussir une seconde fois à chahuter et à troubler son spectateur averti, tout en risquant bien de traumatiser celui qui ne le serait pas !

Trashothèque

Jusqu’à récemment uniquement disponible dans une édition supervisée par le réalisateur lui-même (et quasiment introuvable), le métrage est également disponible depuis peu en DVD de zone 1 grâce à "Unearthed Films".

Commentaires

Très intéressant votre blog, cependant je ne comprend pas pourquoi vous n’allez pas plus loin ?
Je pense qu’il y a encore plus de choses à dire sur ce sujet. En tout les cas vous avez un très jolie blog.

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23 juillet 2012 | Par Fred

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