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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

27 février 2010 | Par : Chroniqueurs

Nikos the impaler

Par Nicore

L’œuvre

Avec Nikos the impaler, le réalisateur allemand Andreas Schnaas, spécialisé dans le gros gore qui tâche, nous offre pour son premier tournage en Amérique un film extrêmement sanglant et furieux, à l’image de son personnage principal.

Pitch à gore

Le script ressuscite Nikos, un barbare brutal et sanguinaire roumain, pour le lâcher dans une exposition d’oeuvres d’art de son pays, où il va bien entendu massacrer ceux qui auront le malheur de croiser son chemin, avant d’aller se défouler dans les rues.

Gore à gore

Parmi les exactions gore du film, on retiendra cette introduction qui voit dans une ambiance médiévale Nikos se faire éventrer pour finalement dévorer un instant ses propres viscères. Ensuite, parmi les meurtres dans la galerie d’art, le double meurtre d’un couple de retraités se montre vraiment graphique avec notamment cette vieille femme coupée en deux dans le sens de la hauteur par l’épée démesurée de Nikos.

Sang pour sang ?

La séquence d’introduction prend place dans la Roumanie antique pour nous montrer la mort déjà bien sanglante (avec un petit hommage au Anthropophagous de Joe D’Amato en prime) de Nikos, un barbare qui jure de revenir se venger de ses meurtriers. Ensuite, le métrage nous présente quelques-uns de ses personnages pour un cours d’université sur la Roumanie ancienne qui a pour mérite de bien nous immiscer dans cette période obscure et sanglante, justifiant ainsi le comportement sauvage de l’empaleur.

Le métrage prend ensuite juste le temps de situer cette exposition pour rapidement mettre en avant les autres protagonistes, futurs victimes, avant de ressusciter Nikos, lançant ainsi le départ d’une tuerie sauvage qui aligne les séquences de meurtres, tous plus graphiques les uns que les autres, avec une régularité permanente, mais qui hélas ne parvient jamais à installer la moindre parcelle de tension. Et si ce massacre dans cette galerie d’art occupe agréablement une bonne moitié du film, le meilleur reste pourtant à venir lorsque ce Nikos est lâché dans les rues et sévit dans quelques endroits aussi variés qu’un cinéma (qui projette au hasard un autre film du réalisateur), une salle de gym (offrant par ailleurs au film l’opportunité de dévoiler sa séquence érotique avec une prise de douche qui finira très mal pour la demoiselle en question), un bar à lesbiennes ou encore un vidéo-club où notre empaleur a l’honneur de s’en prendre à Lloyd Kaufman et à la scream-queen Debbie Rochon, venus faire ici un sympathique petit caméo le temps de se faire trucider.

Et le réalisateur nous garde une dernière petite surprise en avançant différents personnages bien délirants venant prêter main-forte à notre barbare, avant qu’un final plutôt convenu ne vienne clore les débats.
Alors bien sûr, le principal intérêt du film demeure dans ses scènes sanglantes, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le spectateur n’est aucunement déçu devant un tel déluge d’atrocités abondamment étalées sur l’écran, puisque chaque mise à mort s’avère très expansive pour un Nikos sachant varier les plaisirs, se servant de son épée pour découper dans le sens de la largeur une malheureuse mamie ou de ses poings pour arracher ici un coeur ou là un sein, quand il ne décapite pas ses victimes, par exemple ou quand il se sert d’une haltère pour l’enfoncer dans le ventre d’un quidam cherchant à lui résister. Donc, c’est toute la panoplie des meurtres sanglants qui est ici passée en revue pour notre plus grand plaisir devant un spectacle aussi généreux et expansif.

Bien évidemment, une telle profusion de meurtres ne laisse pas beaucoup de temps aux différents protagonistes pour s’exprimer, et donc ceux-ci n’ont que des personnalités vite expédiées, mais parfois bien souriantes et ce Nikos aborde un look faisant certes quand même un peu cheap, mais efficace. L’interprétation est cohérente sans aucun surjouage, mais quelque peu fade, et la mise en scène d’Andreas Schnaas est très vive, dynamique et cadre les exactions de son héros en détail pour des gros plans bien saignants.

Les effets spéciaux, bien entendu très présent, sont de très bonne facture, volontaires dans un gore outrancier et parfois surprenant par leur graphisme exacerbé.

Nikos the impaler s’avère être une excellente surprise diablement gore et jouissive qui se dévore d’une seule traite, sans se poser la moindre question !

Trashothèque

Le film a été édité chez nous par "Uncut Movies", en zone 0 par "Cinema Image Production", avec également une édition anglaise grâce à "Crypt Keeper".

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