Back to the feature

BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

16 août 2009 | Par : Chroniqueurs

Beyond the limits

Par Nicore

L’œuvre

Avec ce Beyond the limits, le réalisateur allemand Olaf Ittenbach nous prouve si besoin en était qu’il est bien le maître du gore teuton grâce à ce film à sketches énormément saignant, certes moins définitif que son terrible Premutos mais bien plus professionnel, aussi bien dans ses effets sanglants que dans la direction d’acteurs, à l’image de la reconstitution médiévale de la seconde partie du film qui tient incroyablement bien la route.

Pitch à gore

Le script suit une journaliste qui va interviewer le gardien d’un cimetière. Celui-ci lui conte deux histoires sordides ayant comme point commun un cœur malfaisant ayant le pouvoir de donner l’immortalité.

Gore à gore

Difficile de faire prévaloir l’une ou l’autre des scènes sanglantes du film, tellement celui-ci en regorge, mais on peut retenir dans le premier sketch cette mise à mort odieuse : un des convives se retrouvant avec un sac plastique sur la tête l’empêchant de respirer, laissant son bourreau l’achever en lui tirant une balle en plein crâne, occasionnant ainsi un magma sanglant qui stagnera dans ce sac de manière bien répugnante.

Ensuite, la descente dans la salle de torture de la seconde partie du film est prétexte à toutes les abominations : pieds coupés, éventrations diverses, que du bonheur pour l’amateur de gore !

Sang pour sang

Pour lancer le métrage, le réalisateur commence par nous concocter un générique plus que macabre et rudement bien mis en œuvre avec cette caméra se promenant entre les tombes d’un cimetière pour finalement s’arrêter sur cet homme scrutant une stèle funéraire splendide, bientôt rejoint par une demoiselle qui se présente comme une journaliste et désirant questionner ce gardien du plus grand et pittoresque cimetière de la région. Notre homme ne se fait pas prier et après avoir entraîné la jeune femme dans une remise, il lui conte une première histoire liée à une série de décès suspects, permettant à l’intrigue de faire une transition toute trouvée pour lancer le premier sketch.

Cette première partie du film suit un règlement de comptes entre truands, sur fond de trafic de drogues. Paul, un homme rempli de soucis, dépose une valise convoyée et entend par téléphone sa petite amie se faire malmener et finalement défenestrer par des inconnus, ce qui le pousse au suicide. L’intrigue prend alors place chez Jimmie Levinson, un homme d’affaires qui rentre chez lui pour préparer la fête d’anniversaire de son épouse. Un inconnu vient l’importuner et lui demande où se trouve Paul, mais leur discussion est bientôt interrompue par l’arrivée des invités qui sont tous, comme Jimmie, des truands. Ils réussissent à maîtriser cet invité non désiré et font appel à Mortimer et à son étrange compagnon Rick pour les débarrasser définitivement de cet importun . Mais Mortimer leur révèle la vraie raison de sa venue, puisqu’il travaille sur commande de leur chef à tous pour retrouver de la cocaïne disparue. Pour faire parler les différents personnages en présence, Mortimer et Rick utilisent bien entendu la violence, tuant un par un les invités de manière toujours abusive, sans oublier au passage de mutiler Jimmie, ce qui offre quelques séquences tendues et méchantes dans l’art de massacrer son prochain. Ce qui fait heureusement oublier la simplicité extrême du scénario qui demeure basique jusque dans les rebondissements et retournements de situation du final de ce premier sketch qui ne vaut finalement que pour ses exactions gore manifestes et jouissives, avec ces nombreuses blessures infligées et ses impacts de balles terribles qui vont jusqu’à faire littéralement exploser les têtes.

En plus de la cocaïne, Mortimer semblr être particulièrement intéressé par une boîte renfermant un cœur, ce qui pousse notre journaliste à questionner le gardien du cimetière à ce sujet, prétexte idéal pour avancer une transition judicieuse vers le second sketch qui remonte le temps jusqu’au Moyen-Âge pour y suivre les méfaits de l’Inquisiteur David Deming et de son bras droit Brewster. Ceux-ci sont prêts à se lancer à l’assaut d’une église dont le prêtre serait un hérétique, malgré ses apparences chrétiennes. Et c’est ainsi que malgré l’opposition de Dennis, un jeune sergent, le groupe de soldats de Deming investit l’église, accuse le prêtre et massacre les ouailles réunies dans un bain de sang toujours extrêmement volontaire pour faire voler mains, membres et têtes au cours de brefs plans sanglants terriblement réalistes.

Mais Deming avance bientôt la véritable raison de l’attaque de l’église et de l’enlèvement du prêtre Flynn pour le soumettre à ses questions : il est en possession du cœur malfaisant, dont seul le vieux prêtre a connaissance du lieu où se trouve les documents permettant de dénicher les parchemins nécessaires à l’utilisation du cœur pour obtenir la vie éternelle. Devant le refus de Flynn de l’aider malgré quelques tortures bien graphiques (pied arraché, œil percé), Deming le fait brûler vif et cherche uniquement en compagnie de Brewster le moyen de découvrir les mystères du cœur satanique en lui offrant d’abord de nombreuses victimes suppliciées, prétexte à de nouveaux effets sanglants explosifs, avant que Brewster ne s’en prenne à Dennis et à sa bien-aimée Annabelle.

Ce second sketch est le plus convaincant des deux. Largement plus sanglant et démonstratif, il met en avant des sévices graphiques nombreux mais justifiés par l’intrigue jusque dans ce final excellent se déroulant en enfer qui est l’occasion d’une dernière explosion de gore rappelant celle du final de The burning moon. Cette seconde partie bénéficie également d’une intrigue plus travaillée, parfois cruelle mais aussi largement plus impliquante avec des protagonistes davantage développés (notamment ce couple formé par Dennis et Annabelle qui est présenté sous un jour éminemment sympathique). Enfin, la reconstitution historique est grandement réussie et tient toujours la route sans jamais paraître légère ou "cheap".

L’interprétation est ici plus soignée qu’à l’accoutumée chez le réalisateur, habitué aux interprétations d’amateurs, mais hélas quelques fausses notes à ce niveau-là sont quand même à déplorer à cause d’un surjeu sporadique quelque peu néfaste bien qu’heureusement peu voyant. La mise en scène d’Olaf Ittenbach s’est elle aussi largement améliorée en fil du temps et est devenue limpide, maîtrisée jusque dans des scènes d’action beaucoup moins mollassonnes qu’avant et mettant toujours en avant les exactions gore. Et justement, les innombrables effets spéciaux du métrage restent toujours probants, le cinéaste avançant ces multiples plans sanglants toujours expansifs, volontaires et efficaces dans un graphisme réaliste parfois étonnant mais jamais malsain.

Beyond the limits a largement de quoi combler l’amateur de gore avec ce véritable feu d’artifice d’effets sanglants réalistes, mais marque également une nouvelle étape dans la carrière de son réalisateur devenu bien plus professionnel, avec juste ce petit bémol d’une intrigue pas toujours très recherchée !

Trashothèque

Le film est disponible en DVD de zone 2 allemand dans sa version intégrale sous la houlette de "XT Vidéo"ou sous celle de "NSM Records", "Laser Paradise" proposant uniquement une version "cut" du film (également disponible en VHS), et toujours en DVD de zone 2 pour une édition anglaise distribuée par "Anchor bay UK" !

LE TRAILER

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