Back to the feature

BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

21 avril 2009 | Par : Chroniqueurs

It’s my party

Par Nicore

L’œuvre

Cinéaste indépendant n’ayant auparavant réalisé que des courts-métrages à l’aspect terriblement amateur, Tony Wash se lance dans le long avec ce It’s my party and I’ll die if I want to pour ne pas choisir la facilité malgré un faible budget disponible. En effet, sur une trame classique en apparence, l’auteur opte pour un métrage interactif où le spectateur peut dès la seconde moitié du film orienter les personnages parmi des choix proposés, offrant ainsi une originalité indéniable à son premier méfait.

Pitch à gore

Le script invite un petit groupe de jeunes dans une maison désaffectée réputée hantée et théâtre autrefois de crimes atroces, pour y fêter un anniversaire qui dégénère rapidement lorsque la puissance maléfique présente sur place se réveille.

Gore à gore

Dès son introduction, le métrage annonce la couleur en prenant place au début du siècle dernier pour nous faire suivre un homme habitant au manoir Burkitt massacrant un par un les membres de sa famille en commençant par sa femme qu’il égorge avant de s’en prendre à ses deux enfants à qui il défonce le crâne, le tout à grand renfort d’effets gore francs, volontaires et sans avarice en gros plans plus que sanglants.

Et parmi les scènes gores démonstratives, surtout regroupées dans la seconde moitié du film, on retient une des fins disponibles montrant un joyeux massacre. Après un dernier corps à corps déjà sanglant entre l’entité et l’héroïne, celle-ci veut quitter le manoir pour voir débarquer une horde d’invités à son anniversaire. Mais le démon revient également pour ici clouer une demoiselle à un mur, arracher des membres, enfoncer une fourchette à travers une gorge ou encore administrer des violents coups de marteau.

Sang pour sang

Si l’intrigue n’a pas spécialement d’originalité sur le fond et demeure bien classique, le réalisateur Tony Wash arrive sans mal à rendre son métrage convaincant et attractif en lui donnant une forme attrayante à plusieurs niveaux. Déjà, le générique sous forme de cases de bande dessinée trouve des échos tout au long du film en autant de transitions accomplies qui donnent un charme particulier à l’ensemble. Un procédé visuellement jouissif qui permet en outre le gain de temps, avançant plusieurs scènes simultanément dans un style BD efficace et référentiel, comme le sont également les multiples clins d’œil délivrés tout au long du métrage à quelques classiques du genre.

Ensuite, la mise en scène du réalisateur participe activement à donner du rythme à l’ensemble. La caméra virevoltante naviguant au travers du manoir qui adopte des cadrages bizarres joue parfaitement avec des couleurs verdâtres et bleutées selon les pièces où se déroulent l’action, démentant ainsi l’étroitesse d’un budget qui ne se retrouve que dans l’agencement de ce "manoir" plus que commun, bien que la minimalisme des lieux ne soit pas spécialement gênant puisque l’action se déroule essentiellement à l’intérieur de ces murs dans des décors plus probants, telle cette pièce dérangeante aux murs rouges couverts de bâches. Le budget rachitique n’empêche pas non plus l’interprétation de tenir la route sur la durée du film, avec des acteurs et des actrices convaincantes, sans oublier le petit caméo de Tom Savini venant jouer l’électricien de l’entame du film.

Enfin, les effets spéciaux s’avèrent vraiment réussis, avec déjà cette créature graphiquement terrible et gesticulant de manière atroce et douloureuse qui se pose indéniablement comme le "clou du spectacle", mais aussi par ces nombreux effets gore plastiquement probants et volontaires qui offrent diverses gorges tranchées, éviscérations et autres coupures sanglantes. Peu avare en la matière, le métrage nous offre un panel de morts violentes bien variées qui trouve son apothéose dans l’une des fins possibles, sans pour autant que ces effets tombent dans l’outrance, le cinéaste préférant un réalisme bien plus accrocheur et glauque dans ces jaillissements d’hémoglobine qui viennent en outre recouvrir les murs et les protagonistes. Point d’orgue de l’œuvre, le procédé moderniste donnant la possibilité au spectateur d’influer directement sur l’intrigue : à plusieurs moments, une case de bande dessinée propose deux (voire même trois) choix disponibles qui débouchent sur des issues bien distinctes et certainement pas pour autant expédiées ou bâclées, puisque chacune des issues s’avère impactante et démonstrative en autant d’effets sanglants jouissifs et parfois même sarcastiques dans la manière de mettre à mort l’héroïne.

It’s my party and I’ll die if I want to s’avère être une excellente surprise, généreuse, dynamique et particulière dans son approche d’une intrigue certes rabattue mais qui privilégie une ambiance tendue et des scènes sanglantes abondantes et en plus largement réussies.

Trashothèque

Le film, de par son postulat interactif, n’est disponible qu’en DVD pour une édition directement crée par l’auteur par le biais de sa boîte de production "Scotchworthy Productions".

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