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BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

19 mars 2009 | Par : Chroniqueurs

K7B Mutation

Par Nicore

L’œuvre

Drôle de destin que celui de ce K7B mutation qui connut une première sortie sous le titre simple de Mutation en 1999, co-réalisé par Marc Fehse et Timo Rose (l’un des « golden boys » du gore allemand avec des titres comme Barricade, Rigor mortis ou encore Psycho Jack), pour ensuite nous revenir sous le titre de K7B mutation en « director’s cut », mais uniquement et sans que l’on sache trop pourquoi supervisé par Marc Fehse qui a pour l’occasion rajouté des effets numériques et des scènes inédites utilisant toujours ce procédé, ainsi qu’un pseudo documentaire fort réaliste sur cet élixir, le « K7B ».

Pitch à gore

Le script donne l’opportunité à un petit malfrat de mettre la main sur un élixir concocté par un scientifique nazi pendant la Seconde Guerre Mondiale, le fameux « K7B » le transformant en une sorte de démon régnant sur une horde de zombie avec lesquels il espère dominer le monde. Mais son frère et un de ses amis se dressent en travers de son chemin.

Gore à gore

Parmi les débordements sanglants de la première partie du film, on retient surtout la descente d’un tueur à gages dans un restaurant où le personnage principal rencontrait un ancien nazi susceptible de l’aider dans sa quête, pour voir le tueur tirer sur tout ce qui bouge, avec des impacts de balles terriblement sanglants, allant même jusqu’à exploser littéralement le visage d’un serveur en lui faisant carrément un énorme trou dans la tête.

Et bien sûr, la séquence finale qui prend place dans une discothèque est la plus démonstrative puisque le personnage principal se transforme enfin en démon pour attaquer les danseurs, arrachant membres et têtes, tandis que ses victimes deviendront des zombies mutilant à leur tour des figurants ensanglantés, laissant le soin à ses deux adversaires le soin de faire le ménage à grand renfort d’impacts de balles meurtriers, explosant têtes et ventres dans un déluge de tripailles et autres cervelles déchiquetées.

Sang pour sang

Bien entendu, malgré les apports bienveillants de Marc Fehse, le métrage demeure quand même largement amateur dans son ensemble, et cela se ressent à tous les niveaux, et plus particulièrement au niveau du script et de l’interprétation. En effet, l’intrigue s’avère bavarde, notamment dans sa première partie, terriblement confuse, passant trop régulièrement du coq à l’âne sans aucune transition, laissant le spectateur dubitatif devant cet enchaînement d’actions souvent violentes mais du coup quelque part gratuites, pour aligner quelques séquences de dialogues anodins et vraiment dispensables sur la volonté de domination du personnage principal ou sa vengeance envers le parti nazi en place prêt à racheter l’élixir pour avancer vers la "victoire finale". Les scènes d’action de l’entame du film sont de surcroît mollement menées, peinant frontalement à se montrer dynamique à cause d’une mise en scène paresseuse. Mais heureusement, ce manque d’aisance disparaît en partie lors du deuxième acte pour même finir par emballer le film lors de son final apocalyptique, et ce même si la dernière séquence et son twist basique n’apporteront pas grand-chose, mis à part un hommage aux différents classiques du film de "zombies".

Et donc l’interprétation fait aussi parfois peine à voir, tant les principaux acteurs (dont Marc Fehse lui-même jouant le rôle de Nick et Mark Door) éprouvent des difficultés à paraître crédible un seul instant à cause de leur jeu tâtonnant et d’une diction dans les dialogues flirtant avec la récitation. Mais une fois encore, heureusement que la seconde partie laisse place à l’action, au cours de laquelle les interprètes semblent bien plus à l’aise. Par contre, passée sa mollesse initiale, la mise en scène de Marc Fehse devient plus lisible et vigoureuse pour suivre les différents développements sanglants qui parcourent et éclaboussent le métrage jusqu’au carnage jouissif dans la discothèque remarquablement orchestré pour lui donner une véritable ampleur graphique.

Et justement, le véritable point fort du film résidera dans ses effets spéciaux gore, véritablement volontaires et généreux pour multiplier les impacts de balles dévastateurs et autres débordements sanglants, avec par exemple cette petite scène de repas des zombies cherchant délibérément à se montrer le plus graphique possible avec ces moignons éparpillés, sans oublier la transformation de Steve qui est elle aussi impactante et réaliste avec des gros plans réussis. Par contre, l’apport du numérique rajouté pour cette version "Director’s cut" reste visible pour donner quand même un peu plus à certaines scènes sanglantes tout en avançant une créature aillée du plus bel effet.

K7B Mutation a largement de quoi ravir les amateurs de "splatters" allemands bien sanguinolents, mais risque d’irriter les autres par son amateurisme persistant.

Trashothèque

Dans sa nouvelle version « director’s cut », le métrage n’est disponible qu’en DVD de zone 2 allemand, édité par « Liquid Green ».

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