Back to the feature

BACK TO THE FEATURE - Gore save the scream

17 février 2009 | Par : Chroniqueurs

The Last house in the woods

Par Nicore

L’œuvre

Alors que le cinéma italien était la terre promise pour le cinéma de genre dans les années soixante-dix/ quatre-vingts, depuis, c’est quasiment la traversée du désert, qu’on pense à un Dario Argento désespérément décevant ou à la disparition de Bruno Mattei. Pourtant, le jeune réalisateur Gabriele Albanesi semble vouloir prouver avec ce The last house in the woods, réalisé il y a trois ans, qu’il se passe quand même quelque chose en terre transalpine. Le film est le premier long métrage de ce jeune auteur ayant jusque-là signé quelques courts-métrages (dont l’amusant et déviant L’armadio) avant de collaborer ici avec Sergio Stivaletti, figure transalpine des effets spéciaux bien souvent sanglants et à l’occasion réalisateur.

Pitch à gore

Le script suit la descente aux enfers d’un couple recueilli après une agression par un homme et une femme qui les emmènent dans leur maison (au fond des bois…) dans un but sinistre.

Gore à gore

Parmi les nombreuses abominations de la seconde partie du métrage, on retient surtout la première scène véritablement sanglante montrant le couple de héros ligoté qui doit suivre un début de repas cannibale du gamin de la famille avant qu’un des deux fils dégénérés ne s’empare d’une tronçonneuse et ne vienne trancher le bras du personnage masculin, à grand renfort de jaillissements d’hémoglobine et de gros plans volontaires.

La seconde suit le combat entre un des voyous et l’un des deux fils dont la principale difformité est une énorme pustule qui ne résiste pas à la pression du délinquant et éclate et éclabousse les protagonistes d’un liquide jaunâtre véritablement écœurant.

Sang pour sang

Hélas, le résultat est mitigé, le métrage souffrant quand même de son manque d’originalité au niveau d’une intrigue déjà vue et revue, malgré les quelques innovations graphiques impactantes (et notamment ce bambin cannibale forçant ses parents à le ravitailler en chair humaine). En lieu et place, le métrage multiplie les hommages souvent bien faciles (comme cette séquence de repas directement héritée du Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper et revendiquée comme telle, mais la folie visuelle du texan barbu en moins) et les situations très "bis" ou orientées vers le "giallo", le réalisateur s’attardant même dans une séquence à la photographie bleue et rouge tranchant carrément avec le reste du film pour assurer son héritage envers l’œuvre de Dario Argento. Mais surtout, les personnages ont une influence grandement mitigée sur l’ensemble, puisque si le couple formé par Rino et Aurora parvient à gagner un minimum la sympathie du spectateur en se montrant naturels et crédibles, ce qui rend leur calvaire à venir un peu plus percutant, le couple de tortionnaires et leurs enfants difformes paraissent quant à eux bien mal assortis et ternes lors de leurs apparitions pour ne laisser qu’un peu d’ampleur à Clara, la mère des « monstres » lors du final. Mais ce manque de charisme n’est encore rien comparé à la stupidité crétine des trois voyous qui vient énerver davantage qu’elle ne représente une menace potentielle eu égard de leurs singeries ridicules et de leur comportement stupide, laissant encore une fois seul le final venir contrecarrer ce sentiment ersistant, au point de laisser le spectateur dans l’expectative quant à l’instabilité volontaire ou involontaire de cette direction d’acteur qui ne prent de l’envergure que lors du dernier acte.

Mais heureusement, la volonté graphique débordante de l’ensemble compense en grande partie cette facilité scénaristique pour accumuler les scènes gores franches, entre ces membres sectionnés à la tronçonneuse (cela ne s’invente pas…), ces coups de couteau meurtriers qui ouvrent également les gorges, entres autres abominations visuelles purulentes et jouissives largement étalées devant la caméra. Surtout qu’une fois l’intrigue véritablement lancée, le rythme global reste vif, avançant des situations dynamiques certes bien souvent prévisibles mais parfois aussi audacieuses en n’hésitant pas par exemple à utiliser ce gamin cannibale dans des séquences sanglantes appuyées, et même si le petit "twist" final peut paraître bien simpliste et même carrément inutile.

Trashothèque

Le film est disponible depuis peu en DVD de zone 1 édité par "Lionsgate" dans sa nouvelle collection "Ghost House Underground" ainsi qu’en DVD de zone 2 italien diffusé par le label "Minerva".

LE TRAILER

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