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BACK TO THE FEATURE

10 décembre 2009 | Par : Gore Sliclez

L’enfant du Cauchemar

Cinq ans après le premier opus d’une des franchises les plus célèbres du cinéma d’horreur, Freddy Krueger est de retour. Non plus dans les têtes des chérubins d’Elm Street mais uniquement dans celle du bébé que porte dans son ventre Alice Johnson qui, souvenez-vous, avait affronté dans le quatrième épisode le Maître des Rêves en compagnie de Kristen Parker.

La décision prise par New Line de vouloir embrayer directement sur la quatrième partie de la Krueger’s Story, oblige le nouveau réalisateur, Stephen Hopkins (auteur auparavant de Dangerous Games), à réaliser en quatre petites semaines seulement cet “enfant du cauchemar”, une gageure technique et logistique qui allait dailleurs lui permettre de recevoir en récompense la réalisation difficile de Predator 2 . Ajoutez à cela un scénario tournant autour de la maternité difficile à vendre à des teenagers peu sensibilisés à la chose et vous comprendrez pourquoi Sara Risher, productrice des Freddy, dira plus tard que ce film avait connu les “pires conditions de tournage de la saga”.

C’est donc au milieu de l’année 1989, dans une chaleur étouffante (il faisait plus de 40° à l’intérieur des studios), que le tournage débute en “pleine renaissance des effets spéciaux” dixit le légendaire David B. Miller (Thriller, Cocoon...), créateur ici pour l’occasion d’un bébé Freddy en animatronic époustouflant. Au scénario, Leslie Bohem entre autres, auteur auparavant du décevant House III, écrit l’histoire du come-back d’un Freddy venu hanté les cauchemars incontrôlables d’une Alice enceinte qui comprend très vite que le bébé qu’elle porte représente pour le boogeyman la porte d’accès à ses rêves. Ses affrontements avec celui-ci va permettre à la franchise d’aborder pour la première fois l’enfance de Freddy Krueger informant ainsi le spectateur que sa mère, Amanda Krueger, était une infirmière qui travaillait dans un hôpital psychiatrique. Violée par les détenus, elle enfantera du monstre tueur d’enfants dont on sait qu’il terminera son existence dans un sordide incinérateur. Une relation mère-enfant sur deux plans souvent symbolisée à travers le film notamment par ces tubes semblant faits de chair et représentant un vagin, origine du Bien et du Mal, dans lesquels évoluent nos héros. Ces scènes toujours surréalistes qui se succèdent caractérisent ce côté onirique que l’on retrouvait déjà à l’origine dans la saga mais qui prend ici pour ce cinquième épisode une ampleur sans précédent, devenant le facteur formel principal de l’œuvre.

Personnages évoluant dans un escalier d’inspiration Escher (rappelez-vous le film Au nom de la Rose), incrustations furtives de cartoons (un duel hilarant entre un super-héros imaginaire et un super-méchant ayant les traits de Freddy évidement), décors en guimauve aux couleurs très eighties...le spectateur se voit ainsi plongé sans cesse dans le Réservoir inépuisable des Rêves. Brouillon, sexy, suranné (aah ces brushings et ces couleurs fluo vomitives) parfois mal interprété, le film n’en reste pas moins pour certains un des meilleurs de la franchise par ce côté décalé et cet humour cynique cher à ce monstre éternellement affublé du même pull rayé depuis cinq ans. Les effets spéciaux, quant à eux, nous ramènent vingt ans en arrière, au carrefour entre deux périodes distinctes de l’histoire des SFX où l’animation manuelle cédait du terrain aux prémices des nouvelles technologies.

Malheureusement, malgré une entrée en matière plutôt hot avec une Alice (Lisa Wilcox, belle et horripilante à la fois), prenant sa douche et filmée sous tous les angles ainsi que cette scène d’anthologie où l’on voit Dan Jordan, le petit ami de la donzelle, attaqué par sa moto Yamaha ayant pris soudainement les traits d’un Freddy fusionné à Terminator himself, le film ne convainquit pas l’ado laqué des 80’s. Malgré une BO comprenant les Fat Boys (le clip nulissime Are You Ready for Freddy ?) et Critics Award au Festival Fantasporto, ce cinquième opus n’engendra pas les recettes attendues et sonna tout doucement le glas de la série avant qu’un certain Wes Craven ne vienne clôre définitivement la légende en 1994.

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