Critique de film

Avalon

"Gate to Avalon"
affiche du film
  • Genre : Science-Fiction – Terrestre
  • Année de production : 2001
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Mamoru Oshii
  • Pays d'origine : Japon, Pologne
  • Durée : 1h48
  • Scénariste : Kazunori Itô
  • Musique : Kenji Kawai
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Malgorzata Foremniak, Wladyslaw Kowalski, Jerzy Gudejko, Bartek Swiderski, Katarzyna Bargielowska, ...
  • Récompenses : Meilleure Photographie au Durban International Film 2002
    Meilleur Film au London Sci-Fi Festival 2002
    Meilleure Photographie au Festival de Sitgès 2001
    Nominé comme Meilleur Film au Festival de Sitgès 2001
    Présenté Hors Compétition au Festival de Cannes 2001

Dans un futur proche, une jeunesse désabusée s'est créé une réalité alternative : celle d'un jeu de guerre virtuel et illégal, nommé Avalon, du nom de l'île légendaire où reposent les âmes des héros. Les joueurs y sont "accros" comme à une drogue ; et Avalon peut détruire comme une drogue : certaines victimes, décérébrées, sont appelées les "non-revenus". Ash gagne sa vie en jouant à Avalon. Elle fait sans cesse le va-et-vient entre deux mondes; elle faisait partie des Wizards, une équipe de joueurs qui s'est dissoute, et elle joue désormais en solo. Un jour, elle découvre que Murphy, ancien Wizard comme elle, est devenu un "non-revenu". Comment un joueur brillant comme lui s'est-il laissé piéger par Avalon ? En reconstituant son parcours, Ash comprend que Murphy essayait de pénétrer dans une zone interdite du jeu, baptisée "Class SA" ; pour y parvenir il devait suivre "l'Ombre", une mystérieuse petite fille aux yeux tristes. Aucun de ceux qui ont suivi l'Ombre ne sont revenus. Ash se met en chasse. Elle ignore que sa quête va la conduire non seulement au plus profond des mystères d'Avalon, mais à l'intérieur d'elle-même.

Les critiques à propos de ce film

Avalon - D’une rare beauté...
Par : Quentin Meignant


Mamoru Oshii a passé plus de dix ans à élaborer Avalon avant de nous livrer ce ravissement pour les yeux ! Ce film a été tourné en Pologne, en langue polonaise, dans des décors somptueux et hallucinants de poésie et d’étrangeté ! Encensé par la critique et par les amateurs de jeux vidéos, il se pose en référence novatrice de la science-fiction en bien des points !

La force essentielle du métrage est puisée dans ces incroyables décors que nous propose Oshii et son compère Grzegorz Kedzierski, ce dernier ayant même gagné des prix à Sitgès et à Durban (Afrique du Sud). La Pologne nous donne ce qu’elle a de plus beau dans ce film et toutes ces richesses sont encore appuyées par des effets de caméra et des effets spéciaux sans faille ! On nous emmène dans un univers qui peut être perçu comme poétique par certains ou tout simplement violent et crasseux par d’autres !

L’ami Mamoru a surpassé tout ce qui avait été fait jusque là au point de vue esthétique et nous faire rentrer dans son monde, un monde dont on ne sort pas indemne ! Tout respire la beauté dans ce film et l’on voit que le moindre petit détail, même le plus anodin, a été étudié pendant des heures pour en tirer le maximum !

Les images de synthèse sont vraiment magnifiques et il nous tarde d’en arriver à une époque où les jeux vidéos seront réellement du même accabit : à côté, la Playstation 3, c’est de la gnognotte !

Les comédiens s’intègrent bien dans cet univers imaginaire et même si les dialogues sont un peu courts, ils s’en tirent à merveille. Le seul petit reproche est que la comédienne qui joue Ash (Malgorzata Foremniak) est parfois un peu avare quand il est question de laisser filtrer une émotion : elle tient plus du cyborg que de l’être humain !

Par contre, là où le bât blesse incroyablement, c’est au niveau du scénario ! Rien n’est fait pour nous captiver et il faut vraiment s’accrocher pour ne pas se laisser distraire ! Certaines scènes n’ont pas grand chose à faire dans l’intrigue et Oshii aurait mieux fait de les couper au montage ! Ainsi, lorsque nous assistons dans les moindres détails à la scène où Ash prépare un plat chaud à son chien, on a une folle envie de mettre recherche avant pour aller voir, non pas le résultat de la recette, mais le vrai but du film !

De but, il en est bien sûr question, mais il faut bien avouer que tout cela reste assez brouillon : Ash cherche à passer en Classe Spéciale A pour elle-même, puis un peu plus tard pour sauver son ami Murphy.... qu’elle finit par descendre parce qu’un prêtre le lui a ordonné si elle veut survivre ! Tout ceci est bien gentil mais il faut dire que c’est tellement mal expliqué que quand le générique de fin apparaît sans prévenir sur nos écrans, on a l’impression d’avoir manqué un épisode !

Bref, un GRAND film en ce qui concerne l’esthétique, un très PETIT film pour son scénario. Bilan mitigé donc mais le charme du métrage nous incite à vous encourager à le voir !

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